La Haute-Normandie est la 3ème région de France pour le recyclage des médicaments périmés. 450 tonnes, soit 207 grammes par habitant, ont servi a produire de l’électricité en 2010. Les boites récoltées ont été détruites dans un incinérateur, à Rouen, au Havre ou à Evreux.
Cyclamed est l’association chargée de récolter les boites de médicaments non utilisés. L’association était présente à Rouen, avec l’Agence Régionale de Santé, l’ordre des pharmaciens, des représentants des syndicats professionnels et des grossistes de médicaments pour présenter son travail.
“Il faut bien faire attention à amener les médicaments avec leur emballage car c’est ça qui produit de l’énergie. Sur toute la France, on arrive à chauffer et éclairer 14 000 logements pendant un an”, explique Thierry Moreau Defarges, le président de Cyclamed, “le but, c’est que recycler ses médicaments devienne un geste naturel. Les pharmaciens et les grossistes s’en occupent bénévolement, l’industrie pharmaceutique prend en charge les coûts, alors le citoyen ne dépense qu’un peu de son temps.”
Mais tous les produits ne sont pas récupérés : les radiographies, les lunettes, les thermomètres, la para-pharmacie ne sont pas pris en charge. “Nous sommes en train de réfléchir à recycler d’autres produits, dès 2012 si possible : les seringues, leurs aiguilles, et les produits vétérinaires”. Ce qui permettra peut-être de faire plus que 7% de recyclage actuellement.
Deux anciennes pratiques n’ont plus cours :
- les produits seraient revendus par les pharmaciens : “Non”, répond le pharmacien inspecteur de l’ARS. “C’est strictement interdit, et nous contrôlons les pharmacies. Ca a pu se passer il y a une dizaine d’années, de façon très marginale. Mais aujourd’hui, ça n’est plus le cas”. ”Un rapport accablant de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) démontrait, chiffres à l’appui, que des pharmaciens ripoux revendaient en douce les produits rapportés à leur officine”, expliquait Le Parisien en 2005. Le rapport de l’Igass
- les médicaments récoltés seraient envoyés dans les pays en voie de développement : “Il y a quelques années, on le faisait un peu”, explique le président de Cyclamed. “Ca représentait à peine 3% des médicaments récupérés. On s’est rendu compte qu’il y avait beaucoup d’accidents, car les notices d’utilisations n’étaient pas dans la bonne langue. Les produits étaient mal utilisés. Alors on a arrêté. La vraie solution, ce sont les génériques. Les ONG s’en fournissent directement auprès des laboratoires”. Cela s’est passé en 2005, des anomalies repérées ont permis de mettre un terme à des dérives.
Le mode d’emploi de Cyclamed :
- On ramène ses boites de médicaments périmés ou plus utilisés. Il faut les trier avant car tout n’est pas récupéré (voir la liste)
- Le pharmacien, qui est obligé de récupérer les boites, les stocke dans un carton.
- Le grossiste répartiteur récupère le carton une fois plein (organisme chargé de la distribution des médicaments, cinq en Haute-Normandie).
- Les cartons sont acheminés vers un incinérateur afin d’être utilisé pour produire de l’électricité.
Cyclamed est financé par une contribution de l’industrie pharmaceutique, et permet de mieux protéger l’environnement et de prévenir les accidents domestiques.

Petite précision: il me semble que les seringues usagées des particuliers peuvent être apportées en pharmacie, pour un traitement spécifique (elles sont stoquées dans une boite jaune) . Il ne faudrait pas que l’on croie que les pharmacies ne les prennent pas.
Pas a Dieppe toujours….
http://www.paris-normandie.fr/actu/que-faire-de-ses-aiguilles-usagees