Le bruit, des questions à l’action

Fin 2006, début 2007, les conseils de quartier ont fait une enquête pour savoir quels problèmes étaient liés au bruit à Rouen. Lundi 18 juin, le résultat de cette enquête a été examiné en Bureau Municipal.

300 questionnaires ont été exploités et les bruits classés en 7 rubriques :
- les attroupements, cités 109 fois
- les bars de nuit, cités 90 fois
- les bruits de voisinage, cités 232 fois
- le ramassage des ordures, le tri sélectif et le nettoyage, cités 137 fois
- les activités commerciales et professionnelles, citées 60 fois
- la circulation, citée 128 fois
- les salles polyvalentes et activités de sport bruyants, cités 22 fois

Résultat, sept propositions ont été listées par les conseillers de quartier :

1/ Renforcer l’action de la ville et des services concernés pour accomplir sa mission et créer des dispositifs complémentaires. (Relais bruit, médiation, convention Ville justice).

2/ Etendre aux restaurants et « épiceries de nuit » la charte de la vie nocturne et renforcer les moyens d’action pour agir face aux débordements sur la voie publique en mettant en place un groupe d’îlotiers.

3/ Réaliser un guide sur le bruit à mettre à la disposition du public, dans les mairies annexes, chez les bailleurs sociaux, et autres points municipaux ou publics à définir.

4/ Mettre en place un Observatoire du bruit qui, constitué des représentants des collectivités territoriales concernés, des Services (Ville, Etat, Agglo, DDTE (Direction Départementale du Travail et de l’Emploi)) des Agences pour l’environnement (ADEME, AREHN (Agence Régionale pour l’Environnement de Haute Normandie)), de représentants de l’ADVTV des quartiers, aurait une fonction de conseil, de suivi et d’évaluation.

5/ Prendre en compte les nuisances sonores dans l’Agenda 21 de la Ville de Rouen.

6/ Elaborer, en associant le maximum d’acteurs, un arrêté municipal sur le bruit (dispositif réglementaire permettant au maire de lutter contre le bruit, conformément à l’article L2 de la santé publique), afin de mieux gérer :
- l’atteinte à l’ordre public à proximité des bars
- l’ouverture ou la réouverture des bars de nuit (permis d’installation)
- l’installation de climatisation ou autre équipement commercial
- la répression sur les tapages nocturnes liés aux attroupements
- la circulation, les livraisons, les pots d’échappement des 2 roues
- les bruits de voisinage
- les devoirs des propriétaires d’animaux
Et en donnant à cet arrêté toute la promotion qu’il mérite.

7/ Organiser des Etats Généraux du bruit, à Rouen, avec des partenaires et des villes sensibilisées par le sujet.

Un groupe de pilotage constitué d’élus a été chargé par le Maire d’étudier et de transformer ces propositions en actions à inscrire dans l’Agenda 21 ( actions en faveur du développement durable). La faisabilité à court, moyen et plus long terme sera étudiée pour une programmation réaliste. Ces actions seront présentées lors d’un Conseil municipal au dernier trimestre 2007, et seront accompagnées d’un calendrier de mise en oeuvre.

L'article a été écrit le Lundi 25 juin 2007 à 17:58 dans la catégorie Projets, Vie des quartiers par Sébastien Bailly. Il a bénéficié de 765 lectures. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback depuis votre propre blog.

4 commentaires pour “Le bruit, des questions à l’action”

  1. Michèle dit:

    Dommage, un groupe de pilotage sans les conseillers de quartiers, sans les habitants ou les associations d’habitants… Le bruit est un problème endémique, les services de police sont de plus en plus alertés sur ces problèmes et n’ont pas plus de moyens pour intervenir. En cas de tapage nocturne, ils peuvent même ne donner qu’un simple avertissement alors que le tapage est caractérisé et empoisonne tout une rue à 3 heures du matin…

  2. grozours dit:

    je me demande si c’est le niveau de bruit qui a augmenté en ville ou bien si c’est le seuil de tolérance au bruit des citadins qui a diminué ?!
    j’ai longtemps habité rue armand carrel au dessus du café de l’époque, il y avait du bruit à tout heure de la journée (circulation, cris, ramassage des poubelles…) mais lorsque j’ai signé mon bail je savais à quoi m’attendre…
    il faut se rendre à l’évidence qu’il est impossible de vivre en centre-ville avec tous les avantages que cela représente et avoir le calme de la campagne !
    cela dit les opérations de sensibilisation aux nuisances sonores sont une bonne chaose, mais elles ne résoudront pas tout.
    une ville ça fait du bruit, ça vit !
    personnellement la pollution de l’air m’inquiète et me dérange beaucoup plus que le bruit, mais bon je suis peut être un peu dur de la feuille ;-)

  3. malpaso dit:

    Et une subvention municipale de santé publique devrait être allouée pour tout propriétaire qui désirent changer ses fenêtres ou déménager une pièce sur cour pour pouvoir dormir juste.

  4. les riverains de la Butte aux Cailles dit:

    Que ceux qui veulent creuser la question consultent le site Internet de notre association créée pour traiter des problèmes d’un quartier parisien.
    Avis aussi à ceux qui souffrent d’une aggravation des nuisances depuis janvier 2008 du fait de la loi interdisant de fumer dans les établissements qu’une action forte sur cette question est projetée par l’association en coordination avec d’autres.
    Possibilités de nous rejoindre en nous contactant. N’hésitez pas !

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