A l’heure où le rapport Stern chiffre le coût du réchauffement climatique à 5500 milliards d’euros, que les nations débattent de l’après KYOTO à Nairobi, la notion de développement durable se fait de plus en plus présente aux yeux de tous, en association avec la nécessaire réduction des gaz à effet de serre.
Alors comment répondre aux besoins actuels sans limiter la capacité des générations futures à satisfaire leurs propres besoins ?
Le développement durable est un développement qui répond aux besoins présents sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Il implique donc une vision élargie du bien-être humain, une perspective à long terme des conséquences des activités actuelles et une coopération globale pour parvenir à des solutions viables.
Alors que peut-on faire ?
Et moi, qu’est ce que je peux faire ?
Telles étaient les interrogations que le café citoyen de l’UDF du jeudi 5 octobre au Bar des Fleurs à Rouen, se devait de susciter.
L’environnement est en effet apparu à partir des années 1970 comme un patrimoine mondial essentiel à transmettre aux générations futures.
Au sommet de la Terre, à Rio de Janeiro en 1992, cette définition, axée prioritairement sur la préservation de l’environnement et la consommation prudente des ressources naturelles non renouvelables, a été modifiée par la définition des « trois piliers » qui doivent être conciliés dans une perspective de développement durable : le progrès économique, la justice sociale et la préservation de l’environnement.
-6,5 milliards d’hommes en 2005, c’est 4 milliards de plus qu’en 1950.
Depuis les années 70 et l’éducation des femmes, la fécondité baisse et la croissance démographique s’infléchit , si la tendance persiste, la population peut se stabiliser à 9 milliards en 2050.
-Les villes : autrefois une exception, la tendance s’inverse et le monde devient plus urbain que rural. Chaque année 62 millions d’êtres humains quittent la campagne pour les villes qui abritent déjà la moitié de l’humanité.. Les villes deviennent des mégalopoles concentrant des millions d’habitants sur quelques kms carrés. L’urbanisation massive change fondamentalement le rapport des hommes et leurs ressources vitales ( eau, nourriture..énergie) qui ne sont pas directement accessibles là où les hommes vivent. Il faut les acheminer, et évacuer les déchets. -) d’où la question de l’avenir des villes : comment inventer un développement durable urbain ( transport en commun, économie d’énergie… 8 millions de tonnes de CO2 par français dont la moitié par la voiture.)
-Offrir un revenu decent à chacun . 2,8 milliards de personnes travaillent, 2 milliards d’entre elles gagne moins de 1,5 €/j. Le commerce équitable n’est-il pas une voie à développer ?
Alors quels défis pour les années à venir ?
-protéger la vie marine (le poisson est la première source de protéines pour plus d’un milliard d’êtres humains)
-habiter les côtes sans les polluer ( 8 des 10 plus grandes villes de la planête sont cotières). Le rejet des eaux usées est à l’origine de 80% de la pollution marine.
-ne pas surexploiter les ressources de la planète. Un exemple , les quotas de pêches imposés par le Chili et la Namibie ont permis de reconstituer en partie les stocks. Quelle gestion des terres cultivées ?
-Préserver l’eau et accéder à l’eau potable : 0,01 % de l’eau de la planète est disponible pour les êtres vivants. 1,5 litre d’eau potable au minimum par jour, mais 1/5e des êtres humains n’y a pas accès
-Augmenter la part des énergies renouvelables
-Economiser l’énergie
-Réduire nos déchets par le tri sélectif .Réduire les emballages . (chaque français produit 360 kgs de déchets/an)
-Vivre avec les forces de la nature : mise en place de cellules de veilles contre les inondations, ne pas construire en zone inondable. En France une commune sur 3 est menacée de risque d’inondation.
-Prévenir les catastrophes naturelles – reboiser, respecter les espaces naturels. En 10ans, le nombre de victimes de catastrophes naturelles a augmenté de 50%, et les coûts engendres ont été multipliés par 10.
-Prévenir le changement climatique. :la banquise a fondu de 40% depuis 1960. Il convient donc de diminuer les gaz à effet de serre.
-Préserver les zones humides, richesses indispensables : en un siècle, la moitié des zones humides de la planète a disparu
-Ecosystèmes, sources de vie . respecter les équilibres ( en 1 siecle, la moitié des mangroves a disparu. Exemple : le tsunami de 2004 aurait pu causer moins de dégats)
-Biodiversité : 20% des hommes consomme 86% des ressources.
-Se nourrir en respectant la terre : moins de pesticides pour la France qui est le 2e exportateur mondial agricole
On le voit, le sujet est vaste. Si rien n’est fait, l’humanité consommera en 2050 l’équivalent des ressources annuelles de deux planètes comme la Terre.
Ce combat dépasse les frontières géographiques, politiques et culturelles. Il n’est ni de gauche, ni de droite, mais le sens de la responsabilité politique, le sens moral oblige chacun à se saisir de ce sujet, sans langue de bois.
Merci donc à Sébastien Bailly de faire paraître cet article sur son blog.
Pénurie d’eau, records de températures, pics de pollution, orages dévastateurs, sécheresse aux multiples conséquences pour l’agriculture… Faudra-t-il s’habituer à tout celà ? Peut-on compter sur le civisme des français pour éviter le gaspillage de l’eau et réduire la pollution ? Les Pouvoirs publics auront-ils le courage d’accélérer la législation pour sauvegarder l’environnement et résisteront-ils aux lobbies ? Qu’en pensez-vous ? Notre environnement ne vaut-il pas que nous relevions collectivement les manches ?
Nicolas zuili
organisateur des cafés citoyens UDF
Ce billet est publié par un lecteur du Rouennais, à l’occasion du premier anniversaire de ce site.
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