USQ : course aux billets pour la finale

8h45, vendredi 20 avril à l’approche du stade Lozai de Petit-Quevilly. Les voitures s’entassent les unes derrière les autres. Les policiers sont nombreux, ils bloquent les accès au stade. C’est la pagaille, les voitures font demi-tour en espérant trouver « la » place. Les camions sont là eux aussi mais eux ne peuvent faire marche arrière. Et puis, la pluie. La première étape est passée, la voiture est garée. Les supporters retrouvent le sourire. Mais là, c’est le drame. Des parapluies à perte de vue, des cris, des chants, des médias… une queue énorme s’est déjà formée devant la billeterie du stade. Et pour cause, certains campent devant le stade depuis 17h la veille pour obtenir le sésame pour la coupe de France de foot opposant l’US Quevilly et l’Olympique Lyonnais. « On va faire la queue toute la journée s’il le faut, même si on a très peu d’espoir d’avoir des places », confie un supporter en bout de queue.

Je remonte petit à petit la queue, sous les regard méfiant de la foule qui guette les petits malins qui tenteraient de se glisser incognito dans la file. « Nous on est là depuis 5h du matin et il y a quand même 500 personnes devant nous ! Mais on est patient, on les aura nos places », s’exclame un petit groupe de supporters au milieu de la file. A force d’attendre, il vient un moment où le naturel reprend le dessus et pour combler les besoins de chacun, les petits groupes d’organisent et se relaient pour chercher de la nourriture où tout simplement aller aux toilettes. Des gardiens sont également là pour veiller à la sécurité. Pour le moment, aucun débordement n’est à déplorer. Il faut juste prendre ses précautions pour ne pas trébucher sur les bouteilles ou déchets qui jonchent le sol.

Me voilà arrivée devant la file d’attente. Les visages sont fatigués mais la joie est bien présente. Les chants sont nombreux. Un contraste saisissant avec la queue de peloton. « Depuis 18h hier soir on ne fait que chanter. On avait apporté de quoi faire la fête pour tenir le coup. » Outre les emballages, j’ai pu également noter la présence d’un barbecue. 9h30, la billeterie ouvre ses portes sous les cris des supporters heureux et impatients. Maud Doury qui attendait depuis 17h hier, accompagnée de son mari arrivent enfin à s’ extirper de la foule, le sourire aux lèvres et les fameux billets à la main. « Je suis très heureuse. On s’est donné tellement de mal pour obtenir ses billets. Les enfants vont être tellement heureux » me confie Maud, encore toute chamboulée. C’est ensuite au tour de Eugène Colson de livrer ses impressions : « Je suis tellement ému. J’avais tellement peur qu’il n’y ait plus de bonnes places. » C’est avec beaucoup d’émotions qu’ils entament ensuite son hymne à l’US Quevilly, inventé spécialement suite à la victoire de l’US Quevilly sur Rennes.

Pendant ce temps là, le ton monte un peu à l’avant de la file. Les supporters, fatigués de leur nuit, ne supporteront pas que quelqu’un viennent se glisser entre eux et la billeterie. Une ambiance explosive donc, au stade Lauzai. La journée est loin d’être finie…

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