Vincent Dufour est peintre. Il a installé sa galerie au 100 rue de la République. Principalement connu pour Titou, l’éléphant rayé, il mène parallèlement d’autres travaux. Il a accepté de répondre à mes questions.
Vous êtes surtout connu pour le personnage de Titou, l’éléphant rayé.
Comment est né ce personnage ? Et n’avez-vous pas l’impression,
aujourd’hui, d’en être un peu prisonnier ?
Il est vrai que mon personnage Titou l’éléphant a pris une place
prépondérante dans ma vie de peintre. Il est né par harsard.
Comme quoi, le hasard fait parfois vraiment bien les choses !
Quant au fait d’être prisonnier de Titou, je n’irai pas jusque là.
Beaucoup de dessinateurs rêvent de créer un personnage à succès,
et j’ai cette chance. On ne peut pas être prisonnier d’une telle chance,
surtout quand elle touche les enfants, petits ou grands. De plus, dessiner
des sourires, il y a plus dur dans la vie…
Vous avez peint Le Gros Horloge et des vues de Rouen. Est-ce que la
ville est un support d’inspiration privilégié ?
Je suis installé à Rouen depuis quelques années maintenant, et je suis
sensible à cette ville d’histoire et de culture. Mais je suis également très
lié à la nature.
Ce qui explique qu’on retrouve dans mes toiles, la combinaison des deux
univers (ville/nature),
comme par exemple les chutes d’eau en plein centre de Rouen.
Je peins souvent Rouen, parce que j’y suis.Mais je peins aussi la nature
sauvage et pure,
parce qu’elle me manque. J’arrive alors, à un tableau représentant mon
monde parfait.
Vous êtes installé Rue de la République, avec une boutique à votre
nom. Que pensez-vous de la place faite à l’art graphique à Rouen ?
Notre bonne ville de Rouen a toujours été un vivier d’artistes: peintres,
écrivains, compositeurs etc…
Pourtant, et là je parle uniquement du monde de la peinture, il existe un
réel décalage entre la création artistique normande et les structures ou
organisations dévouées à celle-ci.
Il y a bien quelques salons de peinture, quelques galeries, mais cela reste
très insuffisant pour présenter un large spectre d’artistes et surtout de
jeunes talents.
Il est vrai qu’on est jamais mieux servi que par soi-même, mais tout de même
!
Alors, comme je n’attends jamais de miracle, surtout institutionnel,
j’ai monté mon propre projet et ouvert ma galerie, d’abord à La Bouille, et
puis maintenant à
Rouen.
Aujourd’hui, je suis très bien installé dans cette rue de la République.
Tout va bien….
Retrouvez Vincent Dufour, et ses oeuvres, sur www.vincent-dufour.com
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