A 27 ans, Matthieu Broussois est vétérinaire, Rouennais, mais aussi, depuis quelques semaines, premier vice-président national des jeunes UDF. Un jeune UDF qui monte, donc, et qui n’a pas peur des mots. Lecteur attentif du Rouennais, où il laisse de temps à autres des commentaires, il a accepté de répondre à mes questions.
Premier vice-président national des jeunes UDF, ça consiste en quoi ?
Mon rôle chez les Jeunes UDF est double :
Assurer, en collaboration avec le Président des Jeunes UDF, la
représentation politique de notre mouvement, tant à l’intérieur de l’UDF
qu’à l’extérieur : présence dans les commissions nationales
d’investitures aux législatives, participation au comité exécutif de
l’UDF, présence régulière dans les fédérations départementales,
promotion des propositions des Jeunes UDF au projet politique de
l’UDF…, mais aussi assurer les invitations à participer à des débats
dans les médias, dans les réunions d’autres organisations associatives
ou syndicales, prises de positions officielles des Jeunes UDF….
Mais j’aurai de plus dans l’année à venir la charge de la coordination
de l’action des Jeunes UDF pour les campagnes électorales. Là aussi, les
charges sont variées : définition de la stratégie de communication des
Jeunes UDF, détection, formation et soutien des futurs candidats Jeunes
UDF aux législatives, participation à l’équipe rapprochée de François
BAYROU, définition des actions des Jeunes UDF…
Tu habites Rouen, quelles sont tes relations avec la mairie UDF ?
Elles sont excellentes à plus d’un titre. J’ai de très bons rapports personnels avec Pierre Albertini et Catherine Morin-Dessailly.
Avec un groupe d’amis, nous réfléchissons de plus actuellement au développement de la vie étudiante et de la vie nocturne de notre ville qui compte plus de 40 000 étudiants. Cette réflexion devrait donner lieu très prochainement à des actions et des propositions concrètes dans lesquelles la mairie de Rouen aura toute sa place. Mais je préfère ne pas trop en parler tant que tout n’est pas bouclé…
Mais en tant que conseiller de quartier, j’ai aussi l’occasion de participer aux réflexions de mon quartier et de notre ville. Dans ce cadre, j’ai proposé mes services afin de mettre en place un comité consultatif des jeunes, comité que j’ai eu le plaisir de monter dans une autre commune.
Enfin, comme vétérinaire, j’ai fait un mémoire sur la gestion politique de l’animal en ville, je réfléchis actuellement à faire profiter la mairie de mon travail sur les nuisances liés à la présence des chiens, des chats et des pigeons…
En somme, j’ai les mêmes relations que la plupart des citoyens engagés dans la vie de leur collectivité, avec, il est vrai, une écoute un peu privilégiée.
Peut-on s’attendre à te voir, un jour ou l’autre, briguer un mandat important à Rouen ?
Je vais essayer de te faire une réponse sans langue de bois à cette question directe !
J’ai aujourd’hui des responsabilités politiques nationales assez chronophages (et entièrement bénévoles!). La politique est pour moi une passion, un moyen de me mettre au service d’un idéal, d’ajouter ma pierre à l’édifice, de promouvoir mes idées au sein d’un parti qui sera, je l’espère, demain aux responsabilités et ainsi, de changer, un peu, le cours des choses.
Mais j’ai aussi un métier qui aujourd’hui me passionne, dans une structure où je me sens bien, et que je n’ai absolument pas envie d’abandonner.
J’espère bien aussi un jour fonder une famille (même si mon emploi du temps aujourd’hui ne me laisse pas beaucoup de temps pour une vie personnelle ;-).
Ceux sont mes deux priorités. Je ne souhaite pas rater une de ces deux vies, familiale et professionnelle, au profit de mon engagement politique.
Cependant je dois avouer que parler de "virus de la politique" n’est pas un vain mot.
Réussir, à mon modeste niveau, à faire bouger les choses peut être grisant tant au niveau local qu’au niveau national. Organiser le premier débat sur l’euthanasie dans un parti politique en France, avoir contribué à la prise de position actuelle de François Bayrou et de nombreux parlementaires UDF sur l’union civile pour les couples homo, avoir obtenu la mise en place d’une permanence de conseil juridique pour les citoyens défavorisés dans une autre commune où j’étais membre de la majorité municipale, entre autres exemples, est vraiment passionnant.
Pour pouvoir faire changer les choses, il faut donc avoir un minimum de pouvoir (même si ce genre de position est en général rapidement assimilée à de l’égocentrisme et de la mégalomanie). De plus, pour être candidat, il faut selon moi être au moins persuadé d’être le meilleur candidat pour ce poste.
Il n’est donc absolument pas exclu que je brigue un jour un mandat à Rouen, seul ou en équipe, mais ce n’est pas pour l’instant à l’ordre du jour. J’attends de voir quels seront les candidats et les projets proposés. Si je ne me retrouve dans aucun, j’aviserai alors…
Mais ne t’inquiète pas, dès qu’il y a du neuf, je te tiens au courant
On a juste envie de mettre des claques à ce petit politicien en culotte courte qui jongle déjà avec l’éegocentrisme, la fausse naïveté, et la vraie bétise !
Un peu dur, non, Ségolène ? ?
Qui parmi nous n’a pas d’ego ? N’utilise par parfois la fausse naïveté pour “mieux” communiquer ? N’est pas bête, un peu ou beaucoup selon les moments ?
Faut-il en venir aux coups, même virtuels ? Les Rouennais, entre autres, risquent alors de passer leur temps à échanger des gifles, au lieu de travailler, de s’amuser, voire de… s’aimer
LE BA-Ba de la démocratie c’est d’apprendre à respecter les idées des autres… même si on n’y adhère pas on essaie de comprendre leur opinion sans laisser libre cours à des rancoeurs
tout à fait d’accord avec Edouard
Avant de parler de vie nocturne, que la mairie applique deja à la lettre ce qu’elle a crée et qui ne donne aucun resultat concret depuis 1 an : la charte de vie nocturne, aux oubliettes …
Je trouve les propos de ce jeune homme censés et honnetes, il n’y a pas d’égocentrisme démesuré. Il fait de la politique, il aime passionément ce qu’il fait (boulot, politique avec des jeunes), pourquoi lui reprocher et lui donner des “claques” ? il vit son engagement citoyen à fond et je trouve cela très bien. C’est un exemple d’engagement civique à suivre!
emilie> je doute un peu que l’engagement civique soit lié à un engagement partisan. je ne parle pas des mandats politiques, mais du seul fait d’avoir la carte d’un parti. car au final, on sert avant tout les intérêt de son parti… bien avant celui de la cité.
Anonyme Je te trouve dur envers “ce petit politicien en culotte courte”, matthieu est quelqu’un qui est profondément passionné depuis un certain temps par son boulot et la politique! Il prend beaucoup de son temps pour s’occuper et s’engager dans la vie citoyenne ,en général, où qu’il soit. Un exemple!
ahah tu es enfin arrivé à te faire un nom ! Je te souhaite une très grande carrière politique, mais n’oublie pas que le Petit Bois veille et ne t’oubliera jamais !