Ainsi donc, c’est la société Decaux qui sera chargée du plan vélo local à Rouen. Et à Rouen seulement, puisque c’est une décision de la mairie. Peut importe ce qui se passera dans les autres communes de l’Agglomération. En tout et pour tout 200 vélos seront donc mis à disposition des Rouennais. Avec des points de prêt sur la commune. Pas plus loin. Une paille lorsqu’on a en mémoire qu’il y a plus d’un million de trajets en voitures chaque jour dans l’agglomération.
Decaux, comme à Paris ? Oui, mais à Paris, la mairie a réussi, au moins, à obliger Decaux à tripler le nombre de vélos initialement prévus. Dans la capitale, il y aura 20 600 vélos en libre service, répartis en 1 450 stations (soit une tous les 400 mètres), en échange de la concession de 1 628 panneaux publicitaires.. Ce sont les déboulonneurs qui vont être contents…
Sur ce sujet, on lira par exemple, un article sur la signature du marché “vélos contre pub” à Paris, dans Libération, qui chiffre la situation parisienne : “Les panneaux publicitaires, contrepartie des deux-roues, vont rapporter 569 millions d’euros à JCDecaux, sur toute la durée de la concession (dix ans) ; la contrepartie vélo va lui coûter 504 millions d’euros ; après la marge prélevée par Decaux (30 millions) ne restent que 35 millions de redevance municipale”. Et à Rouen, avec seulement 200 vélos, ca va rapporter combien à Decaux, ces vélos “gratuits” ? Et, aussi, à la ville ? Car, finalement, c’est bien là le nerf de la guerre : proposer des vélos “gratuits” qui rapportent. Une vulgaire question de gros sous.
Evidemment, politiquement, cela ne correspond pas exactement aux même priorités que promouvoir le vélo, en étudiant, comme le faisaient l’Agglo, une solution à une échelle plus large, en faisant appel à une association sociale et solidaire.
[...] delà des discussions sur les limites du système, on se dit qu’il doit y avoir un truc qui nous échappe : Decaux était censé offrir des [...]
après les feux de circulation et la vidéo surveillance, le maire veut privatiser la gestion de l’affichage publicitaire (qui avait été réduit par l’ancien maire) et le projet de location de vélos. C’est la grande braderie! question de saison sans doute, à moins que les prochaines échéances ne justifient les moyens? En tout cas, utiliser un vélo à Rouen demeure bien délicat et impossible pour les plus jeunes ou les plus agés d’entre nous. Dommage, ce sont aussi ceux qui souffrent le plus de l’usage immodéré de la voiture.
[...] pour la gestion du mobilier urbain, l’affichage publicitaire et la mise à disposition de 210 vélos gratuits. La procédure a en effet été annulée par le Tribunal Administratif de Rouen, suite à un [...]