Tout ce qui brille à Nous York

On n’avait pas très bien compris la bande annonce, mais on s’est lancé quand même. Le 7 novembre sort la dernière réalisation du duo Hervé Mimran et Géraldine Nakache. Compte-tenu de Tout ce qui brille (2010) réalisé par la même équipe et qu’on avait plutôt apprécié, nous partons plein d’entrain voir Nous York. Un peu trop d’enthousiasme peut-être. Nous retrouvons donc une nouvelle fois réunis à l’écran Manu Payet, Leila Bekhti et Géraldine Nakache accompagnés cette fois de Baptiste Lacaplain et Nader Boussandel.

De gauche à droite : Géraldine Nakache, Nader Boussandel et Hervé Mimran.

L’histoire : Nabil, Sylvain et Mickaël rejoignent leurs deux copines d’enfance Samia et Gabrielle à New-York. Les deux amies ont quitté leur cité de Nanterre pour tenter leur chance outre-atlantique. Evidemment, tout n’est pas parfait, la bande de copains se chamaille, se retrouve, s’embrasse, se re-quitte… Le tout pendant près d’une heure et quarante minutes, un laps de temps pendant lequel les réalisateurs égrainent clichés sur clichés. Les T-shirts I love New-York , la banale histoire d’amitié entre une petite vieille et un jeune, la star américaine hystérique : vu et revu. On se demande même parfois si les réalisateurs n’ont pas abusé des séries US : la seule américaine rencontrée par la bande de copains s’appelle Denise (prénom hype du moment, à prononcer Dénisse) et est héritière d’un PDG multimillionnaire. On sourit parfois, un rire nous échappe de temps en temps mais pas de quoi faire trembler les murs de la salle de cinéma.

Ils étaient trois à venir à Rouen lundi 30 octobre pour faire la promotion du film. Un passage éclair. Après 20 minutes de retard, à cause des embouteillages causés par la fermeture du pont Mathilde, l’équipe est enfin arrivée. « On était à la foire en fait », plaisante la réalisatrice et actrice. Géraldine Nakache. Evidemment, Géraldine Nakache, Nader Boussandel et Hervé Mimran ont parlé du « fantasme commun pour cette ville »qu’ils adorent, de la « thématique de l’amitié » qui ressort dans chacun des deux films, de leur volonté de « montrer le rêve américain », du « temps qui passe et de ces trentenaires qui ne sont pas encore installés dans la vie »… Parfaite promotion donc.

Pas vraiment envie de parler des inquiétudes pour le film qui sort en salle face à un James Bond ou au dernier Dany Boon. Une question qui échauffera même un peu l’équipe : « On a une histoire à raconter, lorsqu’il est temps de la livrer, on la raconte. On ne fait pas de stratégies de concurrence », assène Nader Boussandel.

Même s’ils semblent éreintés par leur deux semaines de tournée promotionelle -quelques bâillements ne sont pas retenus- ils sont tout de même allés hier soir à la rencontre du public impatient qui faisait la queue au Pathé des Docks 76. « C’est le moment gracieux lorsqu’on fait un film, philosophe Géraldine Nakache, c’est de croiser les gens qui ont aimé le film précédent et qui attendent le suivant ». Et Hervé Mimran d’ajouter : « Heureusement qu’on rencontre les gens. Sinon tu vis qu’avec les gens de ton métier..; »

L’équipe du film ferait peut-être bien d’entamer sa promotion sur la toile. Les commentaires des internautes sur la fiche d’Allociné posent la question qu’on se pose lors du générique de fin : « Y a-t-il un scénario ?  »

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