Le samedi 30 juin 2012 marque le top départ du Tour de France 2012 avec ses coureurs, sa caravane, son public mais aussi et surtout sa garde républicaine. Cette année, le Grande Boucle fête le 60 ème anniversaire de l’Escadron Motocycliste de la garde républicaine.
A quelques jours de l’arrivée du tour à Rouen, le Capitaine Pierre-Charles Grosse, responsable de l’escadron motocycliste et de la sécurisation du Tour de France, revient sur le rôle de la garde républicaine.
Quelles sont les missions de la garde républicaine ?
Notre mission principale est d’assurer la sécurité de la « bulle » du Tour de France, c’est à dire, à la fois de la caravane publicitaire et de la course. Nous devons faire en sorte que les coureurs soient sereins et que la sécurité du public soit garantie.
Etant donné que le Tour commence en Belgique, nous devons également coordonner notre travail avec la Police Belge.
Comment sont répartis les rôles au sein de la garde républicaine ?
Nous sommes 47 militaires dont 35 motocyclistes. Parmi les motocyclistes, 11 personnes s’occupent de la caravane et 24 de la course. Nous avons toujours aussi un véhicule en ouverture de course et en fin de course.
Dans chaque centre de presse des villes d’arrivée, tous les jours un équipage est de permanence. Chaque matin, ils assistent à la réunion de calage organisée sur le site de l’arrivée afin d’éviter de compromettre la sécurité de la « bulle ». Ils endossent le rôle de conseillers techniques auprès des responsables locaux des forces de l’ordre pour s’assurer de la bonne mise en place du dispositif technique. Ils sont là aussi pour répondre aux questions des différents interlocuteurs.
Et puis il y a aussi des bagagistes qui vont d’hôtel en hôtel pendant le tour.
N’oublions pas également les 13 000 gendarmes engagés pour assurer la sécurité pendant tout le Tour de France.
Comment réalisez-vous concrètement vos missions sur le Tour de France ?
Avant chaque arrivée dans une ville, il y a une prise de contact avec les forces de l’ordre locales.
Les motocyclistes qui s’occupent de la caravane veillent à ce que les règles de la sécurité routière soit respectées. Ils réalisent en binôme des contrôles vitesse au sein de la « bulle ».
Une autre équipe, appelée « drapeau jaune », signale aux coureurs les dangers du parcours comme les ralentisseurs, les changements de direction. Ils agitent un drapeau jaune à l’emplacement de chaque difficulté. Chaque groupe de coureurs est aussi encadré de motocyclistes.
La garde républicaine veille également à ce que les spectateurs ne viennent pas perturber le bon déroulement de l’étape.
Le but de notre travail est de faire que le Tour de France se déroule dans les meilleures conditions possibles et soit un grand rendez-vous sportif.
Y-a-t’il des spécificités particulières, propres à la ville de Rouen ?
Non, pas spécialement. Notre mission est la même dans chaque ville étape.
Avez-vous rencontré des difficultés l’année dernière sur le Tour de France?
Oui. L’année dernière, une voiture suiveuse a heurté deux coureurs.

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