The Kase : le nouveau concept des fondateurs de Pixmania testé à Rouen

The Kase a ouvert ce 8 décembre 2012 dans la galerie commerciale Docks 76 à Rouen. L’ouverture d’un nouveau magasin n’est pas toujours un événement, mais, derrière celui-là, on trouve Jean-Emile Rosenblum, fondateur avec son frère de Pixmania, qu’ils ont quitté en août, une des sucess story du web français. Pas n’importe qui, donc. Il était là, incognito, samedi, pour le premier jour de la boutique, comme un vendeur lambda. Le lendemain, c’était Johann Barthes, cofondateur de The Kase, qui était présent. A lui on doit avant ça Phone & Phone.

C’est Johann Barthes qui nous fait visiter la boutique et nous présente le concept. Une avant-première, puisque la presse nationale est conviée mardi 11 décembre pour l’ouverture officielle du magasin de Levallois, près de Paris.

L’idée de la boutique peut sembler simple : proposer au quidam de quoi personnaliser son téléphone ou sa tablette pour ne plus avoir le même objet que son voisin dans la main. Le slogan, c’est « I am unik ». Ce qui frappe ensuite, c’est comment d’une idée toute bête naît un concept pensé pour conquérir le monde entier, car c’est l’objectif des fondateurs : ouvrir des The Kase partout dans le monde. Ils chercheraient déjà un emplacement à New York.

The Kase est donc un concept. Les magasins sont sur le même modèle : à tel point que les coques présentées dans chacune des boutiques l’est exactement à la même place. A gauche en entrant, des coques aux motifs en provenance du partenaire Art.com. Voilà qui fait nombre, mais n’est pas le plus innovant.

A droite, ce sont les artistes « The Kase ». Là, l’entreprise allie le web 2.0 au monde réel. Les coques sont proposées avec en impression des oeuvres qui ont été « choisies » par les internautes sur le site de la marque. Des oeuvres que n’importe quel artiste peut envoyer, et pour lesquelles, ensuite, la communauté vote, jusqu’à ce que les plus populaires finissent là. L’artiste est rémunéré à chaque vente. Et ce n’est pas rien : une coque pour tablette peut rapporter jusqu’à 4,80 $ à son auteur, et pas moins de 3,80 (voir les tarifs ici)… Johann Barthes de s’enthousiasmer : « vous imaginez les possibilités lorsqu’il y aura 1000 boutiques The Kase dans le monde ? »

L’imprimante à coques de portable de The Kase

Reste à savoir si les clients préfèreront ces oeuvres, ou leurs propres créations : car on peut venir chez The Kase avec son image. Photos de vacances, de mariage, de couchers de soleils : chacun peut coller sa vie personnelle au dos de son smartphone. Au fond du magasin, deux iPads permettent de choisir son modèle, de télécharger sa photo, de cadrer, d’ajouter du texte. Derrière une vitre, l’imprimante n’attend que les instructions informatiques pour lancer la réalisation de l’objet. « Des brevets ont été déposés pour cette imprimante », explique Johann Barthes, en faisant la démonstration de la simplicité d’utilisation de la machine.

Les Docks76 seraient donc à la pointe avec ce magasin innovant. A tel point qu’on se demande : pourquoi Rouen ? « A cause de la proximité avec Paris, explique le fondateur. Nous voulions une boutique en province, avec laquelle nous pouvions rester en contact. Et tout était réuni ici pour tester le concept. »

Et le concept n’a pas fini de surprendre : il y aura très bientôt là des coques pour toutes les grandes marques de téléphone, mais aussi du cuir, et, déjà, des objets rares, de véritables bijoux, des coques à plus de 200 €, même, alors que le premier prix est à 29,90… La boîte cadeau met en valeur le produit, qui semble tenir en apesanteur, le sac papier copie ceux des marques de luxe. On est dans l’univers de l’accessoire de mode bien plus que dans celui de la téléphonie.

A en croire le fondateur, être unique, ce sera donc bientôt avoir une coque The Kase. Comme tout le monde, se dit-on.

Recevez toute l'actualité par email

Recevez quotidiennement ou presque le meilleur des articles de
Grand-Rouen directement dans votre boite mail.

Commentez sur Grand-Rouen

Une réflexion au sujet de « The Kase : le nouveau concept des fondateurs de Pixmania testé à Rouen »

Laisser un commentaire