Sondages en coulisses à Rouen

A un an de l’élection municipale, le microcosme politique rouennais s’emballe autour de plusieurs sondages. Les résultats sont tenus confidentiels mais les élus en parlent beaucoup…

Hotel de ville de RouenA la Rouen, la prochaine élection municipale est déjà sur toutes les lèvres. Et de quoi le landerneau politique bruisse-t-il en ce moment ? Outre la candidature Douillet, il y est beaucoup question de sondages…

Selon nos informations, l’UDI nationale aurait commandé une enquête testant la notoriété de plusieurs personnalités locales. Elle aurait eu lieu avant le déclenchement de la tempête Cahuzac, soit il y a à peu près un mois. « J’en ai entendu parler, confirme Nicolas Zuili, conseiller municipal centriste. Mais je n’ai pas eu accès aux résultats. » Selon lui, cinq personnalités de la droite et du centre auraient été testées : Edgar Menguy (UMP), Bruno Devaux (UMP), Catherine Morin-Desailly (UDI), Pierre Albertini (UDI) et lui-même. « C’est plutôt flatteur », glisse l’élu favorable à l’organisation de primaire pour déterminer le futur candidat de l’opposition à la mairie. Si la plupart des élus de droite disent en avoir entendu parler, les résultats ne leur ont pas été communiqués.

La seule qui pourrait lever le voile sur ce sondage, Catherine Morin-Desailly, se mure dans le silence. Elle a décliné toutes nos demandes d’entretien, sans pour autant démentir la réalisation d’une telle enquête. Peut-être, les résultats obtenus ne sont-ils pas à la hauteur de ses espérances… D’où, peut-être aussi, le peu d’empressement de Jean-Louis Borloo à investir officiellement la sénatrice de Seine-Maritime lors de sa dernière visite normande.

Pierre Albertini candidat… à la candidature

Et l’on reparle également de Pierre Albertini. L’ancien maire, aujourd’hui adhérent UDI, assure avoir « entendu parler » du fameux sondage. Au passage, il en profite pour lâcher une petite bombe :
« Si une primaire doit s’organiser, je n’exclus pas d’être candidat. »

Une épine supplémentaire dans les chaussures de Catherine Morin-Desailly et Edgar Menguy. Tous les deux en pôle position pour conduire la future liste d’opposition. A droite, la course au leadership continue donc de plus belle entre les différents challengers.
Mais la gauche locale n’est pas en reste. Des bruits circulent également sur un sondage commandé, cette fois, par le PS.

« Il a été réalisé il y a deux mois », affirme sans détours Jean-Michel Bérégovoy, candidat pressenti pour Europe Ecologie les Verts. « Ils ont testé la notoriété de plusieurs personnalités dont la mienne », ajoute le conseiller municipal. Là encore, les écologistes n’ont pas été mis dans la confidence. « Les socialistes commencent à avoir peur de moi », analyse l’élu. Sauf que le PS local dément farouchement la commande d’une telle enquête : « Nous avons juste testé les réalisations et les politiques mises en œuvre en mairie. En aucun cas, nous ne nous sommes intéressés aux personnes », explique Alexandre Canet, secrétaire de la section socialiste à Rouen. Et l’on pourrait comprendre pourquoi… Rien n’est encore tranché entre la candidature naturelle d’Yvon Robert et l’hypothèse d’un retour de la ministre Valérie Fourneyron, omniprésente en terres rouennaises ces dernières semaines.

Reste qu’à l’approche de la bataille électorale, la « guéguerre » a repris entre Verts et socialistes. En témoigne, la mise à l’écart des élus Verts lors de la visite du ministre François Lamy sur les Hauts de Rouen le 4 avril dernier. Et cela ne devrait pas s’arranger. « Dans les prochains jours, une élue socialiste doit rejoindre notre groupe au conseil municipal », annonce, enjoué, Jean-Michel Bérégovoy.
A un an de l’élection, les grandes manœuvres sont plus que jamais d’actualité

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2 réflexions au sujet de « Sondages en coulisses à Rouen »

  1. On est toujours dans la « bataille des chefs » ( comme la ridicule candidature Douillet) bien loin des préoccupations des populations!
    Est-ce nécessaire que la gestion de la Cité est un engagement au service des citoyen-nes ? Non pas un tremplin électoral comme c’est trop souvent le cas et dont on a vu les résultats ! …
    Evidemment, l’on ne parle pas des autres quantités « négligeables »( je ne développerai le sujet pour ne point peiner certains de mes petits camarades un peu trop enfermés dans l’étroitesse de leurs calculs…)
    On continue sous les mêmes paradigmes qui ont prouvés leur obsolescence mais bien entretenus par les médias… Il ne faudrait pas s’étonner qu’une quantité non négligeable d’électeurs se désintéressent de la « chose publique » !
    C’est quand le sursaut ?

  2. Encore! Cet article est déjà paru( j’y ai laissé un commentaire) En effet, » ça cogite dur » je viens d’ailleurs de répondre ce jour à un sondage téléphonique sur le sujet avec des questions tendancieuses qui tentent de départager non pas les courants politiques immuables mais les « personnalités politiques » conduisant les listes!

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