C’était il y a un an, le lancement d’un blog éphémère, le temps d’une campagne électorale. Je veux parler des Albertinon. Ils se présentaient comme un duo, et, après avoir fait rire ou énervé pas mal de monde sur la petite blogosphère rouennaise, ils avaient, comme ils l’avaient promis disparu de la scène sans demander leur reste. Coup de nostalgie ? Pour fêter l’anniversaire de leur démarche, ils ont fait passer par mail à Grand-Rouen un texte de leur cru, histoire de se rappeler à notre plus ou moins bon souvenir selon qui nous sommes.
Voici un an, nous entamions l’aventure Albertinon,
C’est toujours en secret que nous célèbrerons l’anniversaire des petits connards qui ont énervé de plus grands, et pas des moindres.
Nous tenons d’abord à remercier tous ceux dont nous avons fait grincer les bridges, qu’ils se soient enragé ou qu’ils aient feint la retenue et la sérénité, héhéhéhé, pardon. Ils auront fait le sel de notre démarche. Leur aigreur rehaussait la vinaigrette de nos salades.
Par dessus tout nous tenons à remercier tous nos informateurs spontanés, celles et ceux qui n’ont pas tardé à nous offrir des pistes alléchantes et très inspirarices pour nos caricatures et autres poilades satiriques. (Nous passerons sur les soi-disant informat(rices?) qui nous croyaient assez stupides pour nous emparer d’informations d’ordre intime ou diffamatoire, les pièges étaient trop évidents, non mais, d’ailleurs nous n’aurions pas utilisé ce genre d’info : ce ne fut pas le cas d’un tardif blog « adversaire » un salmigondis de dégueulasserie à l’image de nos détracteurs secrets)L’idée était de tout bonnement faire l’éléphant dans le magasin des porcelaines rouennaises ; nous y arrivions d’autant mieux que nous étions parfois très, très, lourds. Notre but, en toute humilité, était du bout de la trompe, de souffler
dans le cul, dans les bronches de ceux que nous n’aimons pas, quelques personnalités, quelques malades et autres stupéfaits gériatriques qui squattents les blogs et prétendent y faire la loi en zélateurs patentés, etc (soupir de lassitude)Notre fierté est d’avoir fait marrer plein de gens, depuis quelques modestes correspondants à la verve éloquente et drôle dans leurs mails parfois quotidiens, jusqu’à quelques élus qui ont fini par avouer publiquement qu’on les faisait rire. Avoir fait marrer les gens, énervé d’autres, vraiment, c’est ainsi qu’on se souviendra d’Albertinon et c’est formidable.
Nous tenons à faire remarquer que, comme nous l’avions précisé, nous n’avons pas cherché à nous placer suite à notre démarche, notre seul plaisir étant la déconfiture d’une équipe et de son monarque. Seul un élu a compris qui nous étions en comprenant qui nous n’étions pas. Dans l’ombre nous sommes demeurés et contrairement à ceux que d’autres firent jadis nous ne réclamons pas la moindre part, pas la moindre miette du gâteau. Nous le soulignons car cette idée même est propre à faire s’enrager toutes les habitantes des colines consumées d’ambitions fantasmagoriques.
Voir s’agiter les uns, les voir trépigner et maugréer, voir l’autre se draper dans une solitude crypto-gaullienne (pour quelqu’un qui, étudiant, a combattu le Général par le truchement de son groupe d’extrême droite, c’est très, très drôle) assister à tout cela nous fait savourer cette victoire, non pas seulement la nôtre, qui n’est rien, rien du tout bien entendu, mais celle de l’oxygène, de l’oxygène savoureux, de l’oxygène salutaire dont notre belle ville avait urgemment besoin. Bien entendu, avec le coup des finances, tout n’est pas gagné, mais l’enjeu en vaut la chandelle.
En fait, la claque électorale fut telle que nous avons préféré ne pas envoyer ce fameux dernier texte promis à tous nos plus fidèles lecteurs. En effet, nous n’avons finalement pas eu envie de pousser une dernière fois mémère dans les orties: le monarque et ses sbires s’étant tiré eux-mêmes une balle dans le pied. L’avis Textuel de Catherine M, malgré sa grande popularité, n’aura donc pas connu de conclusion explosive. Pas grave.
Encore merci à tous, Albertinon, était une belle aventure et si l’objet central de nos railleries ne nous avait pas horriblement choqués par sa tartufferie, nous songerions à le remercier lui aussi.
Le sevrage d’Albertinon est rude
Quel courage ! Quelle ethique ! Bravo le journalisme !
(je parle de ceux qui se font écho de ce type de non info bien sûr)…
S’il y a un truc dont on se fout…
bon anniversaire à tous
Une lecture décevante et trés con
Au moins, grâce à eux on aura bien rigolé. C’est une oeuvre littéraire en soi ce truc. Je ne sais pas si les gens se sont vraiment rendu compte de la qualité du machin. C’est le genre de création qu’il est très rare de trouver sur le Web, sutout à ce niveau là. Y a que les snobs de la presse locale et notre triste nouvelle opposition municipale qui ont dénigré Albertinon…
Comme ils me manquent ces enfants terribles…
Je m’étais attaché.
Leur perte rend bien morose la blogosphère…
Revenez ! Pierre Albertini a bien gardé son blog, lui !
vive les hérétiques !