Rouen, Rouennais, Rouenneries

En 33 épisodes, Grand-Rouen vous propose une série de l’été 2012 originale. Vous allez retrouver, jour après jour, les chapitres de Rouen, Rouennais, Rouenneries d’Eugène Noël. Un guide de la ville pas comme les autres. Présentation d’un ouvrage tant indisponible qu’indispensable.

Ce livre est une machine à voyager dans le temps. L’occasion de découvrir Rouen telle qu’elle était au XIXème siècle. Et même avant. Eugène Noël, né en 1816, mort en 1899, a traversé tout le siècle à Rouen. Témoin des évolutions de son temps, il aura vu arriver les allumettes, les omnibus, les cantonniers, l’éclairage au gaz, la mécanisation des métiers à tisser…. Ses souvenirs vont même au delà : il a bénéficié sur les campagnes napoléoniennes, sur la Révolution française, de témoignages de première main.

Dans ce livre, son dernier livre, publié quatre ans avant sa mort, en 1895, Eugène Noël vous invite à une promenade dans les rues de la ville. De la gare, vous descendez avec lui la toute nouvelle rue Jeanne D’Arc et découvrez un à un les quartiers, les monuments, les rues, les villages alentour… Puis ce sont les anecdotes, les personnages de l’époque, les événements marquant aussi, comme l’effroyable incendie de la Cathédrale en 1822. Des souvenirs d’enfance qui nous ramène au tout début de ce siècle-là.

Curieusement, ce qui frappe le lecteur est autant ce qui a changé depuis,que ce qui est resté semblable, ou, pour le moins, reconnaissable. La promenade en centre-ville de Rouen, on peut la faire encore, le livre à la main. Oh, bien sûr, des pans entiers de la ville ont disparu : les aménagements urbains et, surtout, les bombardements de la seconde guerre mondiale sont passés par là. Mais l’on retrouve les monuments, certaines des maisons, les rues historiques…

Étonnamment, entre les lignes d’Eugène Noël, surgissent déjà des préoccupations qui nous semblent actuelles : Rouen est-elle une ville-musée ? Doit-on laisser la responsabilité des monuments historiques aux propriétaires privés ? Son avenir ne s’inscrit-il pas sur un axe naturel qui irait de Paris au Havre ?

Celui qui fut conservateur de la Bibliothèque de la ville, ami de l’historien Jules Michelet et du géographe Elysée Reclus fait preuve d’une clairvoyance qui n’occulte pas les infamies de l’époque : on ressort de ce voyage dans le temps tourneboulé. Le dernier chapitre, il faut le dire, y est sans doute pour quelque chose. Et l’on a peine à imaginer, la crasse des rues, les quartiers malfamés, et les odeurs pestilentielle de la ville d’alors.

C’est un témoignage fort, une lecture indispensable à qui veut comprendre et découvrir la ville, une plongée dans ses racines, qu’il convenait de rendre à nouveau disponible pour tous ceux qui aiment Rouen, et pour tous ceux aussi que la vie quotidienne de ce fabuleux XIXème siècle fascine.

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