L’assemblée générale annuelle de l’Asptt Rouen du 23 novembre 2007. Grand-Rouen y avait consacré un article l’an passé. La situation ne semble pas avoir beaucoup évolué. Vendredi, Guillaume Bestaux, adjoint aux sports et Pierre Albertini, maire de Rouen, se sont rendu à son assemblée générale. Le point le plus important à l’ordre du jour était l’avenir du gymnase.
L’ASPTT a en effet été informée début 2006 du désir de la préfecture de vendre le terrain sur lequel est construit le gymnase Saint Yon, Terrain appartenant à l’état dont le bail était échu depuis 2003
Quatre demandes avaient été transmises cette année à Guillaume Bestaux, adjoint aux sports, une semaine avant cette assemblée générale. Ces questions ont été posées à Pierre Albertini.
1-Les coûts de chauffage de l’équipement actuel, mal isolé, pèsent lourdement sur le budget de l’asptt qui en assure seule la charge. Or cet équipement bénéficie chaque semaine à 800 sportifs, Rouennais en majorité (l’asptt est un club omnisports autonome et ouvert à tous), et 750 scolaires. L’asptt souhaiterait que la Ville participe aux charges de fonctionnement.
2- Où en est la négociation sur la cession du terrain par l’état ?
3- Lors de la réunion organisée par la Ville avec les collectivités locales, l’état et l’asptt en juillet, les collectivités concernées devaient être conviées avec l’état et l’asptt à un groupe de pilotage du projet. Ou en est la constitution ce groupe de pilotage?
4- Une délibération concernant le lancement et le financement de l’étude est-elle à l’ordre du jour ?
Après avoir félicité l’asptt Rouen pour ses 70 ans et son rôle dans la vie de la cité, Pierre Albertini a indiqué que la demande de contribution était à l’étude et serait examinée en janvier. Pour la seconde question, les négociations sont toujours en cours, et pour la troisième, il est difficile de s’engager tant que des incertitudes persistent. Le dernier point, concernant une décision en Conseil Municipal, n’a pas été abordé par le maire.
Lors de son intervention, en fin d’assemblée générale, Valérie Fourneyron, député de Rouen a souhaité que soit sifflée la fin de la partie du jeu de Mistigri qui consiste à se défausser de ses responsabilités sur les autres. En effet, depuis juillet, les collectivités locales n’attendent plus que le signal de départ pour s’impliquer dans le projet.
Elle a ensuite abordé deux thèmes :
- le budget du sport. Les allègements de charges concernant les sportifs professionnels sont de plus en plus nombreux (les rugbymen sont maintenant concernés) et se chiffrent en millions d’Euros. Ces diminutions de recettes sont compensées, selon les règles de l’équilibre du budget, par le ministère qui les a décidées. Le budget du sport est donc amputé des millions d’Euros qui sont reversés pour compenser ces exonérations.
- les auditions qu’elle a mené sur l’état des installations sportives où elle a en particulier entendu Michel Darcy, secrétaire général de la fédération française des asptt, présent lors de l’AG. Cette étude montre en particulier que pour 97% des installations sportives en France, les coûts de fonctionnement sont financés par les collectivités.
L’asptt a constaté par ailleurs vendredi après-midi, que les services de la Préfecture réalisaient une visite d’évaluation des équipements.
La conclusion de l’article de l’année derniere peut cependant être reprise telle quelle cette année :
Il reste cependant beaucoup de démarches à faire pour faire aboutir ce projet: acquisitions foncières, concours de maîtrise d’œuvre… De plus, il faudra réunir tous les partenaires autour de la table: le club, la ville, l’état, le département, la région… On est donc à l’aube d’un autre grand chantier dans notre ville.
Je complèterai cet article sur mon blog mais pas aujourd’hui , sur L’ASSPTT et le sport!
Question :
Quel est le lien économique et financier existant entre l’ASPTT et La Poste privatisées ?
Les asptt sont depuis deux ans des clubs sportifs totalement indépendants regroupés en fédération sportive agréée membre du comité national olympique.Comme pour france télécom (deja doté d’un comite d’entreprise),les aides aux postiers se font sous forme de participation par salarié. Les aides en nature doivent disparaitre.Une compensation sera valorisées et versée au budget social du nouveau comité d’entreprise qui en aura la totale disposition dans le cadre de ses attributions légales (obligations de tout CE de contribuer au sport en entreprise définies dans le code du travail) Les nouveaux statuts font obligation aux asptt n’utiliser que le nom déposé “asptt”,toute reference aux entreprises est proscrite.
je ne veux pas étre mauvaise,mais notre maire à bien dormi?
Les asptt sont depuis deux ans des clubs totalement indépendants(assoc, membres de la fédération sportive des asptt elle-même membre du Comité National Olympique et Sportif.
Le nom “asptt” est une marque déposée, l’emploi du nom des deux entreprises “historiques” est interdit dans les nouveaux statuts. Pour les salariés de France Télécom, ce sont les Comité d’Etablissements qui disposent des budgets sociaux et qui “aident” les salariés comme n’importe quel CE (les régles de la contribution au sport entreprise sont fixées par le code du travail comme pour n’importe quelle entreprise)
Pour la Poste , le fonctionnement avec une aide à la personne est identique (sans CE), et la diminution des aides en nature est très largement engagée pour être terminée avant l’ouverture de la concurrence.
La prise en compte de ces évolutions par les collectivités locales conditionne le bon fonctionnement des asptt.
Les asptt (et les équipements utilisés) sont ouverts à tous et une très large majorité d’adhérents n’a aucun lien avec les entreprises “historiques”.
La video en images de synthèse du projet conforme au dossier d’urbanisme validé en 2006
http://www.dailymotion.com/video/x3l18s_complexe-sportif-rg_blog
Merci Jean-Loup pour la vidéo , ce que vous dîtes est cla
beugue ,clairement expliqué,mais un peu rapide , 70 ans de travail pour en arriver là , JL j’était à l’AG
Voir les explications sur Handiréalité 2 du 26 novembre , pourquoi le projet n’avance pas .
http://martinefruit.unblog.fr/2007/11/26/projet-du-complexe-sportif-rg/
Informations vérifiées
Puisque le projet est bloqué, il est urgent de revoir le côté énergétique des bâtiments.
Un projet se débloque avec un peu de bonne volonté , économiser l’énergie de ce batiment coûterait une fortune , il est plus urgent de booster le dossier , et faire ce complexe , s’il n’y avait que l’energie dans cette salle ,mais tout est vétuste
Comment ça tout est vétuste ?
Vétuste n’est pas le bon mot, l’équipement a simplement 35 ans, ce n’est pas du HQE et les normes de confort ne sont pas celles d’un équipement moderne auxquelles peuvent aspirer les utilisateurs. L’équipement est totalement saturé et un équipement plus grand permettra aussi de répondre aux besoins de tous les sportifs de la rive gauche.
Techniquement, les régles sont respectées,les contrôles faits et les travaux qui en découlent réalisés. Mais c’est une structure poutres métalliques et parois fines, plaques plastique transparentes sur un côté. Dans ces conditions, le chauffage est peu efficace et ruineux pour le club . Quant à faire d’énormes travaux de mise à niveau pour démolir le tout dans un an, deux au plus tard, c’est difficilement acceptable.
IL s’agit d’un terrain appartenant à l’Etat (quel ministère ?) dont le bail est échu depuis 4 ans sur lequel est construit un bâtiment (n’appartenant pas à l’Etat ?) mais appartenant à une association (de droit privé) affiliée à d’anciennes structures publiques des Postes et Télécommunications (devenues privées) qui peut être racheté par la Mairie (droit de préemption); Mairie qui n’est pas d’accord sur le prix du terrain réclamé par l’Etat (à hauteur de quelques milliers d’€ ?) via la Préfecture mais qui envisage de démolir le bâtiment obsolète qui est jusqu’à ce jour utilisé par des groupes scolaires et associatifs représentants 2 400 personnes.
ESt-ce bien de cela qu’il s’agit vraiment ?
Quand le collège est parti, la parcelle gymnase n’a été reprise par le département,la région ou la Ville, elle est donc revenue à l’état. L’association est une association sportive loi de 1901 sans but lucratif indépendante et ouverte à tous, ses adhérents bénéficient de l’aide de leur CE quand ils en ont un selon le droit commun (il y a des adhérents SNCF,hopitaux,etc…) L’expropriation pour démolir et donner une autre destination au terrain ne semble plus d’actualité, les collectivités sont d’accord sur le principe du remplacement par un complexe sportif au bénéfice de tous les sportifs de la rive gauche. Pour le litige sur le prix, la différence d’appréciation porte sur des centaines de milliers d’Euros, car la présence du gymnase devrait diminuer la valeur du terrain ,un équipement sportif ne pouvant être détruit sans être remplacé. Il y a là un conflit entre la réduction de la dette de l’Etat d’un côté et le développement du sport de l’autre qui n’était pas réglé au moment de l’AG malgré les interventions de tous les acteurs depuis deux ans.
ESt-il possible d’avoir à portée de consultation par tout habitant de Rouen d’un chiffrage selon les différentes solutions possibles et un calendrier ?
Oui sans doute : lorsque l’examen des différentes solutions et leur chiffrage précis auront fait l’objet de l’étude technique et quand le calendrier aura été validé par le groupe de pilotage … lorsque le terrain sera vendu.