Le centre Saint-Server victime de la politique rouennaise ?
” Située dans le centre Saint-Sever (rive gauche), rénovée en 2003, cette bibliothèque de 1400 m2 est la plus importante des bibliothèques de quartier. Elle propose 10 000 disques compacts et plus de 420 titres de livres en braille.” Evidemment, vous avez reconnu la bibliothèque Saint-Sever. Une bibliothèque rénovée en 2003, certes, mais qui fermera ses portes, tout de même, lorsqu’ouvrira la médiathèque. A 2,2 km en voiture, à plus de 800 mètres à pied. Pas forcément pratique pour qui fait ses course, ou prend le métro qui s’arrêtait jusque là au pied de la bibliothèque.
Mais ce n’est pas le seul coup porté à Saint-Sever, l’ouverture des Docks, rive droite, condamnera vraisemblablement le cinéma UGC de Saint-Sever a fermer. UGC a fait un recours devant le Tribunal Administratif pour empécher l’ouverture d’un nouveau multiplexe à Rouen. Et c’est sans doute sa dernière chance. On en saura plus d’ici quelques semaines. Mais personne ne semble très optimiste sur les chances de survie du cinéma de Saint-Sever, guère rentable de toute façon.
Tout cela s’ajoute à la fermeture, d’abord provisoire, mais qu’on doit maintenant considérer comme définitive, du Théatre Duchamp-Villon par Pierre Albertini. A tel point qu’on peut finir par se demander comment le Centre Saint-Sever pourra faire face à ces fermetures en cascade. Médiathèque, Docks, politique culturelle inaboutie…
Y aura-t-il un plan de sauvegarde du centre Saint-Sever, ou risque-t-on de le voir mourir à petit feu, malgré ses 100 magasins et ses 10 restaurants, victime de la politique de Pierre Albertini ? La question n’est pas anodine : Unibail, qui construit les Docks rive droite est aussi propriétaire du Centre Saint-Sever. Ce propriétaire là a-t-il intérêt à organiser sa propre concurrence à Rouen, ou à abandonner les branches les moins rentables à leur sort ?


A noter aussi Monsieur Bailly, en ce qui concerne le cinéma St-Sever que le multiplex Gaumont de Grand-Q n’a pas arrangé les choses. L’UGC ne s’en est jamais vraiment remis. Celui de Rouen également a pris un sacré coup. Entre nous, les cinémas sur l’agglo même à cette époque n’était pas d’une grande priorité. Il y avait sans doute mieux à faire mais chuuuut…. on ne s’attaque plus à Rouen là.
21 octobre 2007 à 17:38
Je pense que l’on ne risque pas, cher Sébastien, de “voir mourir le Centre Saint-Sever à petit feu”. Il a des ressources et du dynamisme à revendre. Reste que ces fermetures passées ou un peu vite annoncées posent problèmes. Il y a certainement quelque chose à faire !
21 octobre 2007 à 17:47
Vous avez raison Olof : la situation était déjà compliquée, d’ailleurs Albertini avait écrit dans son programme, sur lequel il a été élu, qu’il fallait s’en tenir là. Mais les intérêts économiques auront été plus fort que les promesses. Que penser d’un homme qui tient si rarement sa parole ?
Reste qu’il est sans doute plus intéressant, aujourd’hui, de se demander quoi faire du centre Saint-Sever, que de réécrire l’histoire. C’est avant tout de ce qui se passe aujourd’hui qu’on parle, ici, non ?
21 octobre 2007 à 17:50
Guy> Certes, la tournure est quelque peu excessive… Mais cela ferait beaucoup de “services” fermés, le théâtre, la bibliothèque et le cinéma, non ? Beaucoup de potentialités aussi, si l’on veut avoir un oeil optimiste.
21 octobre 2007 à 17:56
Je ne cherche pas à défendre Albertini cher “M” (pas en accord sur sa position pour Duchamp-Villon ou son dossier que je nommerai ironiquement “vélib-express” et d’autres). Mais j’aime juste rappeler certains points, notamment sur le dossier cinéma et la construction de ce hangar dans la ville du roi Fafa qui vient diminuer sérieusement l’offre rouennaise alors que ce n’était pas vraiment d’une necessité absolue. Et là on s’étonne en disant que Albertini fait n’importe quoi avec le multiplex des docks.
Moi ce que je retiens c’est que des conneries ce font des deux côtés. Alors autant le dire!
21 octobre 2007 à 18:45
[PAP n’arrive pas à laisser de commentaire ici, pour le bon déroulement de la conversation, je le fais pour lui, et je le supprime de la note qui n’a rien à voir et où il l’a laissé]
Petit commentaire ici sur le sujet du centre saint sever (je ne peut jamais lmaisser de commentaire lorsqu’il y en a plus de 5…),
Monsieur Bailly, vous vous presenterez en quelle position sur la liste de V Fourneyron, vous aviez ecris la meme chose à l’époque lorsque Gaumont s’est installé à Grand Quevilly? Vous etes donc contre les docks rive droite, ok très bien , vous êtes donc contre la médiathèque et contre le palais des congrès, en somme exactement la meme position que le PS…Monsieur Bailly, avec cet article sur le centre Saint Sever vous franchissez encore une étape, le centre saint sever vit bien et continuera à bien vivre, faut pas s’inquieter pour lui, je ne vois pas les clients de saint sever aller aux docks….dans toute nouvelle chose il y a des oppositions, il faut donc rassurer, la peur n’a jamais fait avancer…
21 octobre 2007 à 20:56
La fermeture de la bibilothèque saint-Sever est un scandale. J’en ai parlé sur mon blog et je dois dire qu’il faut se mobiliser pour empêcher la fermeture de cet établissement culturel de proximité !
On rénove et on ferme…et le contribuable est toujours perdant dans l’histoire !
HONTEUX !
21 octobre 2007 à 21:06
Sébastien Bailly, consultant en développement commercial
Les cinémas Saint-Sever ont dû mal depuis le départ et ce malgré l’absence de concurrence et des politiques commerciales diverses (mais çà, on en parle pas dans l’article qui laisse à penser que si les cinémas Saint-Sever ne vont pas bien, c’est à cause des Docks qui n’ont pas encore ouverts…). Le cinéma Saint-Sever gagnerait à être plus petit. Il retrouverait un équilibre.
21 octobre 2007 à 21:09
PAP>
Je ne me présente à aucune élection.
Je n’écrivais rien à propos de ce qui se passait ici à l’époque où le multiplexe de Grand-Quevilly a été construit. Ailleurs, sur d’autres sujets, oui.
Je vois, ensuite, que vous dites, comme Guy Pessiot, conseiller municipal socialiste, avant vous que le centre Saint Sever a des ressources et du dynamisme à revendre.
J’ai admis, déjà, avant votre commentaire que parler de “mourir à petit feu” pour le centre Saint-Sever était sans doute malvenu. Votre unanimité confirme que j’ai poussé l’expression un peu loin. Mais sur le reste, cela fait tout de même beaucoup de vide à venir dans ce centre, non ? Ne faudra-t-il pas trouver des solutions ?
Pour finir, c’est avec plaisir que je rendrai compte ici des positions de Monsieur Albertini. Je l’ai fait savoir dès les débuts de l’existence de ce site à son cabinet, je lui ai dit personnellement lorsque j’en ai eu l’occasion. Mais la mairie ne souhaite pas faire parvenir ses points de vue à Grand-Rouen. Il est assez probable que, tant que ce sera le cas, ils ne seront pas retransmis avec toute la célérité que vous pourriez souhaiter. On peut se plaindre, après, d’un déséquilibre, mais il serait un peu simpliste de ne s’en plaindre qu’à moi.
21 octobre 2007 à 21:10
Bisounours> Peut-être n’ai-je pas été très clair lorsque j’ai écrit “personne ne semble très optimiste sur les chances de survie du cinéma de Saint-Sever, guère rentable de toute façon” ? Je laisse à penser que si le multiplexe des Docks se font, le cinéma de Saint-Sever est irrémédiablement menacé, oui. Mais je ne dis pas qu’il survivra dans sa forme actuelle sinon.
21 octobre 2007 à 21:14
Pas d’inquiétude à avoir avec le festival international du film militant qui se prépare
21 octobre 2007 à 21:26
et qui dit UGC fermé, dit fini les films non blockbusters, fini les films en VO … faut dire que quand j’allais au ciné … force est de constater qu’à Rouen, on remplit 4 salles pour Taxi 4, pendant que Le secret de Therabitia, en VO à UGC, attirait … 4 personnes. On n’a que ce que l’on mérite. La politique UGC marche partout en France, sauf à Rouen. Alors mangez vos popcorns.
Sinon, juste pour vous dire, que le projet des docks, made in Unibail, n’est pas pret de se faire, encore …
22 octobre 2007 à 0:00
Au delà de toutes considérations commerciales, il est vrai que la fermeture programmée -Devaux semble le confirmer sur son blog- de la bibli St Sever est tout bonnement lamentable, car s’il y a un endroit qui est au confluent de l’agglo, c’est bien ce centre ! De la même façon, au delà des problèmes inhérents à Duchamp-Villon, c’est une salle stratégique pour sa place dans l’agglo, à la programmation de qualité -surtout en jazz- et à l’acoustique formidable qui disparait.
Sous des dehors de vouloir revitaliser la Rive Gauche avec cette médiathèque, Je trouve -et je parle en tant que récent ancien habitant de St Sever- que la municipalité éclate un peu plus cette centralité comme pour dévitaliser/déshumaniser un peu plus cette champignonière à logements sans âme qu’est devenu le quartier St Sever/Europe.
Il y a dix ans, ce quartier était vivant et populaire, il devient peu à peu triste et sans vie culturelle, ou alors tellement éclatée qu’elle n’est plus dans une dynamique positive.
D’un centre ou arrivait les métros avec un théâtre, une salle de spectacle confidentielle et innovante -L’oreille qui traine- et une médiathèque agréable et conviviale le tout à quelques encablures l’une de l’autres, on est entrain de faire un mall dépressif à l’américaine.
Le pire c’est qu’il semblerait que certains s’en félicite…
22 octobre 2007 à 9:09
“Monsieur Bailly, vous vous presenterez en quelle position sur la liste de V Fourneyron,” si ça c’est pas un procès d’intention! C’est à croire que chez les Albertiouioui, toute action et toute interventions est tellement faite pour servir un intérêt personnel qu’ils n’imaginent pas une seconde qu’on puisse agir autrement, for l’honneur par exemple.
Bref.
Saint-Sever c’est un vrai petit village, avec sa vie propre. Jusqu’à l’arrivée du métrobus, les gosses de la banlieue prenaient Saint Sever pour Rouen, mais aussi pour une sorte de frontière avant… “une” grande ville qu’ils exploraient rarement (nombre d’entre eux encore ne connaissent rouen que le long de la ligne saint sever - gare rue verte)
Là, cette bibliothèque, avec son incroyable collection de vinyles par exemple, aura été un point de rencontre de toute une population bigarrée. Pourquoi fermer aussi ce lieu? Ça fait de la peine. Je vois mal les petits vieux qu’on y croise chaque jour monter jusqu’à la médiathèque (j’en connais qui le feront, bien sûr, et qui me donneraient volontiers une claque pour les avoir appelés petits vieux, mais bon, ils ne voteront pas pour Albertini pour autant)
De plus, c’est encore une façon d’isoler culturellement une partie de la population qui de toutes façons ne peut pas affirmer son mécontentement par le vote.
22 octobre 2007 à 10:50
“affirmer son mécontentement par le vote”
Après le vote utile, le mécontentement utile… suivez mon regard
22 octobre 2007 à 23:17