L’état de délabrement de la prison des Baumettes, à Marseille, a fait l’objet de nombreux articles suite à la publication des observations de Jean-Marie Delarue sur l’état de l’établissement. Extrait :
Voici, par exemple, le constat que deux personnes détenues font de leur cellule, dont la véracité a été scrupuleusement vérifiée par le contrôle général : « absence de la partie supérieure de la fenêtre ; fil alimentation téléviseur coupé (absence de prise) ; pas de lumière (ampoule manquante), pas de veilleuse pour le surveillant de nuit ; pas d’interphone d’urgence ; w.-c. récent mais non fixé au sol et chasse d’eau quasi inexistante, pas de cloison d’intimité, lavabo bon état mais fuite au sol au niveau du siphon ; pas de miroir ; réfrigérateur très sale et infesté de cafards tant à l’intérieur qu’à l’extérieur ; murs sales, dégradés et presque couverts d’inscriptions en tous genres, nombreuses araignées et cloportes ; sol sale, nombreux détritus, pas de cabine de douche ni d’eau chaude ; aucun placard ni rangement, pas de quoi s’asseoir, pas de table ». Une autre personne ajoute : « c’est fait pour nous rendre fous ». Sur un échantillon soigneusement examiné par le contrôle de 98 cellules, les contrôleurs en ont trouvé seulement neuf n’appelant aucune observation sérieuse. Il existe néanmoins des différences sensibles d’une cellule à l’autre : l’affectation dans l’une ou l’autre détermine des conditions d’existence très différentes ; cela explique notamment la faiblesse du nombre de sanctions disciplinaires (on « trouve le levier [de la mise au pas] ailleurs », dit-on).
Les observations sont à lire dans leur intégralité ici. Et les photos prises à l’occasion ont été largement publiées. On peut les voir ici.
Des documents particulièrement alarmants, alors qu’à Rouen, la construction d’une nouvelle prison, un tant envisagée, semble totalement abandonnée.
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