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“Travailler ensemble” à Rouen

A Rouen, l’UDF rechigne à mettre en oeuvre le “travailler ensemble” cher à François Bayrou. C’est Le Monde qui le dit, cette fois. La durée de vie du lien peut être limitée.

Discussion

12 commentaires pour ““Travailler ensemble” à Rouen”

  1. C’est le Monde qui le dit…voilà une preuve rationnelle…et si vous ne le croyez pas…hommes de peu de foi !!!

    Posté par ledain | avril 18, 2007, 13:20
  2. A Rouen, Bayrou tente le pari du centre…

    Rouen, la ville de Jean Lecanuet, va recevoir François Bayrou (UDF) vendredi 19 avril. Le centriste, qui tente le pari de l’ouverture, ni gauche, ni droite, ou les meilleurs des uns et des autres, lors de l’avant dernière journée des…

    Posté par Vivre en Normandie | avril 18, 2007, 13:30
  3. Pierre Albertini symbolise bien l’UDF. En 2001, il nous a fait croire que Rouen, avec des impôts en baisse, pouvait se moderniser, s’équiper, se réveiller. Aujourd’hui Bayrou nous fait le coup au plan national en jouant la carte, maladroite, de l’ouverture. Aujourd’hui à Rouen, le bilan UDF/UMP est calamiteux. La ville est endettée de 12% de + que la moyenne française, les logements sociaux sont démolis sans reconstruction, certains quartiers sont abandonnés (pas le centre ville !!), les grands équipements sont portés et financés par l’Agglo, le Département et la Région, trois collectivités à gauche (médiathèque, 6eme pont, palais des sports, hangars sur les quais, politique sociale, GPV, formation…)! Imaginez que cela fait plus de 6 ans que la droite est au pouvoir à Rouen. Si les élections municipales avaient lieu aujourd’hui, que resterait-t-il du mandat ? Réponse : des dettes et aucune ambition. Mon ton est grave et très sérieux, et les élections présidentielles passées, viendra l’heure du bilan. Les rouennais ne se sont pas trompés lors des régionales et des cantonales en 2004, ils ont fait confiance de nouveau à la gauche.
    L’an prochain, aux municipales, c’est une gauche rassemblée, ambitieuse dans son programme, emmenée je j’espère par une femme, qui aura la tâche de redonner à Rouen et à ses habitants un nouvelle envie construire tous ensemble le renouveau et l’avenir de la ville.

    Posté par David | avril 19, 2007, 10:29
  4. Criant de vérité cet article.
    Bien sûr, Mr le Maire de Rouen trouve l’ouverture aux socialistes …. utile et naturel…chez les autres.

    Posté par Guillaume Lardéchois | avril 19, 2007, 10:40
  5. Vivre en Normandie > C’est le vendredi 20 que M. Bayrou vient à Rouen:
    http://www.grand-rouen.com/actualite/bayrou-bombarde-a-rouen/1080/#comments

    François BAYROU accusé d’être de gauche par la droite et de droite par la gauche…
    Il est tenté d’aller du bon côté, du coup GISCARD (UDF) appele à voter Sarko…
    l’UDF a bien changé!

    Posté par Frédéric CROCHET (FredHook) | avril 19, 2007, 10:44
  6. extrait du discours prononcé hier soir à Bercy par François Bayrou

    La France, comme elle est devenue, ne nous convient pas. La France, comme ils l’ont laissée devenir, depuis des décennies, car la France de l’histoire, la France de notre conviction républicaine, la France qui veut être un modèle pour les générations et pour le monde, cette France-là nous convient très bien et nous n’avons pas besoin de multiplier les drapeaux tricolores. Nous n’avons pas besoin de ministère de l’Identité nationale pour dire que c’est cette France que nous aimons.

    La révolution orange, c’est une couleur qui va très bien également à la France éternelle qui a besoin de retrouver son visage et ses valeurs.

    Mais, l’autre France, la France de la dette, la France des déficits, la France des prébendes, la France des quatre millions de chômeurs, la France des deux millions d’exclus, la France du minimum vieillesse à 635 €, la France où les handicapés ne sont pas embauchés comme nous avions promis qu’ils le seraient et ne peuvent même pas accéder aux moyens de transports et aux classes dans leurs écoles, leurs collèges et leurs lycées, la France des 15 % d’illettrés, des cent cinquante mille jeunes qui sortent, sans qualification, chaque année du système scolaire, cette France-là ne nous convient pas. Cette France ne vous convient pas et nous avons décidé de la changer.

    Il ne vous a pas échappé que tout le monde nous disait : “Cette tâche-là est impossible”. Eh bien, c’est parce que nous ne les avons pas crus que nous avons décidé de le faire et que nous avons fait ce qu’il fallait pour que, désormais, ce soit irréversible. Nous avons décidé de la changer et elle est en train de changer.

    Toutefois, j’ai une chose à vous dire. Nous ne sommes pas là pour faire un score. Nous ne sommes pas là pour obtenir un succès. Nous sommes là pour une seule chose, nous sommes là pour gagner, car, même si nous réalisions un score formidable et qu’ils gagnent tout de même, ils trouveraient alors le moyen, n’en doutez pas, de reformer leur forteresse, de reconstruire leur bastide, de reprendre leurs pratiques et tout redeviendrait comme avant, car ces deux partis ont tous le pouvoir depuis vingt-cinq ans.

    Il n’y a aujourd’hui qu’une chose à faire, il faut leur enlever le pouvoir. Il faut le leur arracher. Il faut les renvoyer, pour cinq ans au moins, à leurs chères études. Il faut leur offrir une bonne douche froide, pour qu’ils se mettent à réfléchir et qu’ils fassent, eux aussi, leur révolution culturelle.

    Nous ne sommes pas là pour demander des comptes et, pourtant, Dieu sait qu’il y en a à demander. Nous sommes là pour une seule chose, nous sommes là pour les remplacer. Nous sommes là pour remplacer le sectarisme par l’ouverture d’esprit, pour remplacer leur monarchie par notre démocratie, pour remplacer l’esprit partisan par l’intérêt général, pour remplacer leur monopole, leurs pratiques, leurs habitudes et leur hypocrisie par une génération nouvelle, des pratiques nouvelles, une franchise nouvelle.

    Nous sommes là pour les remplacer et, si vous en voulez la preuve, la preuve absolue, regardez dans quels camps sont tous les dignitaires sans exception des décennies qui s’achèvent ! Tous sans exception, ou presque, tous sont affairés à défendre leur monopole et leur privilèges et, chaque fois, comme ce soir, qu’il y en a un de plus qui vient les rejoindre en hâte rejoindre leurs rangs inquiets, regardez-les bien, regardez-le bien, c’est la preuve que nous avons raison. C’est la preuve que nous sommes le changement que la France attend.

    Tous ces hommes politiques épuisés, tous ces familiers du pouvoir et de ses avantages, tout ceux que le peuple français ne supporte plus leur entendre donner des leçons, toujours condescendants, eux qui savent et qui, naturellement, parlent au peuple qui est censé ne pas savoir.

    Eh bien, leur addition, leur collection, leur assortiment, leur assemblage, leur accumulation, tout cela ne fait pas une vérité ou une novation. Cela ne fait pas une fraîcheur. Cela représente un repoussoir et, comme cette collection d’élus épuisés représente un repoussoir, le mot d’ordre, c’est qu’il faut désormais les repousser et, au fond, me mettant dans l’esprit de ceux que l’on appelle indécis, c’est-à-dire, en réalité, de ceux qui réfléchissent, qui se demandent qu’elle sera le vote le plus efficace, le vote le plus juste pour obtenir le changement en France, me mettant dans leur esprit, dans l’esprit de ces citoyens qui réfléchissent, il me semble que la conclusion qu’ils doivent tirer devrait être celle-ci : si tous les tenants et défenseurs de ce monde ancien sont tous contre lui, tous en rangs serrés, tous solidaires, tous ligués, alors, c’est qu’il a raison, puisqu’ils sont tous contre lui.

    Alors, c’est la certitude qu’il ne reviendra pas en arrière, qu’il va vraiment changer les choses, qu’il n’y a pas de retraite et pas de retrait. Alors, nous allons voter pour lui et c’est nous, le peuple français, qui allons, une bonne foi pour toutes, régler la question.

    Vous aurez observé, en lisant la presse, ce matin, par exemple, qu’ils en sont à sortir les arguments les plus fins. Nicolas Sarkozy a déclaré, ce matin : “François Bayrou est à Gauche” et on sent qu’en prononçant cette phrase, il y a, chez lui, comme une vraie insulte. C’est presque comme s’il avait dit que j’étais un immigré, que j’égorge les moutons dans ma baignoire ou que je suis un pervers génétique.

    En outre, Lionel Jospin, du haut de son expérience et de ses succès, a déclaré hier : “François Bayrou est à Droite” et on sent que, chez lui, c’est presque comme s’il disait que je suis un trotskiste déviationniste !…

    Je vais vous faire une confidence : qu’est-ce que je suis heureux, qu’est-ce que cela me fait plaisir de ne pas recevoir le label de la Droite à la mode Sarkozy, car elle est le contraire de ce que j’ai cru et que j’ai voulu toute ma vie.

    Et, qu’est-ce que je suis content et qu’est-ce que je suis heureux de ne pas recevoir le label de la Gauche à la mode Jospin, car, cette Gauche, c’est le contraire de ce que j’ai cru et de ce que j’ai voulu toute ma vie.

    C’est pourquoi, lorsque Sarkozy m’accuse d’être de Gauche et Jospin d’être de Droite, alors, je suis sûr d’être à ma place, d’être avec vous, à la place que la France attend, là où il faut être, là où la France veut que nous soyons, du côté de la France généreuse, du côté de la France ouverte et du côté de la France réaliste.

    Au fond, je suis comme tous les Français, comme la France : il y a de la Droite en moi, car je veux de la rigueur. Je veux de la sécurité pour les enfants et pour les grands et pour les plus âgés et, ce que je reproche à la Droite, ce n’est pas de l’avoir voulue, c’est de ne pas l’avoir fait. Les résultats sont terribles et, maintenant, en France, même les policiers ont peur.

    Il y a de la Droite en moi et il y a de la Gauche en moi. Je veux de l’égalité. Je veux l’égalité des chances. Je veux l’égalité des droits. Je veux de la solidarité avec les plus faibles et, ce que je reproche à la Gauche, ce n’est pas de l’avoir voulue. Je la veux comme elle et plus qu’elle. Ce que je reproche à la Gauche, c’est de ne pas l’avoir fait, ni au pouvoir, ni dans l’opposition, car j’ai le souvenir précis du combat que nous avons mené, tout seuls, lorsque le Gouvernement de M. Raffarin a voulu supprimer l’allocation spécifique de solidarité pour les chômeurs de longue durée. C’est nous qui sommes montés à la tribune. C’est nous qui l’avons défendue, au nom du droit des plus faibles et c’est eux qui se sont tus. J’aurais aimé qu’ils partagent ce combat.

    Je me souviens également d’avoir été tout seul pour mener le combat concernant la privatisation des autoroutes. Nous sommes montés à la tribune. Je suis allé au Conseil d’État, comme un citoyen, en mon nom propre. On n’a pas entendu la Gauche. Ils se sont tus, sans doute car ils n’étaient pas sans liens avec quelques-uns des intérêts qui, dans cette affaire, allaient recevoir le cash, allaient recevoir les bénéfices qui auraient dû revenir aux Français.

    Et il y a du Centre en moi, avec ses valeurs du Centre : équité, justice, fraternité. Ce que je garantis devant vous, c’est que ces valeurs-là, les valeurs de la République, les valeurs qui ont fait et tissé le peuple français, nos valeurs et les valeurs des autres, nous n’allons pas seulement les invoquer, nous allons les faire entrer dans la réalité. Nous allons les réaliser et ce sera notre œuvre au service de la France.

    C’est ainsi que, pour comprendre, pour reconstruire, il faut réunir. C’est exactement aujourd’hui, comme c’était dans la Résistance. Je n’emploie pas ce mot par hasard. Je pense que le pays est en danger, d’épuisement, de révolte, de fracture. Dans la Résistance, je le dis aux sectaires des deux bords qui refusent que l’on puisse tendre la main par-dessus les frontières et qui nous expliquent que cette France-là et l’autre France sont inconciliables, on ne refuse pas les mains qui se tendent. Dans la Résistance, si l’on se met à refuser celui qui ne pense pas exactement comme vous, alors, ce n’est plus du sectarisme, c’est de la trahison de l’intérêt national.

    Le pays est si menacé, si fragile, que je suis du côté de Louis Aragon dans la rose et le réséda : “Celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas, tous deux adoraient la belle prisonnière des soldats, c’est la France.

    Celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas, tous les deux adoraient la belle prisonnière des soldats. Lequel montait à l’échelle et lequel guettait en bas ? Celui qui croyait au ciel ? Celui qui n’y croyait pas ? Qu’importe comment s’appelle cette clarté sur leur pas, que l’un fut de la chapelle et l’autre s’y déroba, celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas.

    Tous les deux étaient fidèles des lèvres, du cœur, des bras, et tous deux disaient : qu’elle vive et qui vivra verra ! “…

    Vous savez à qui ce poème est dédié ? Écoutez bien, il est dédié à quatre jeunes hommes qui sont morts fusillés. Ce poème est dédié à Gabriel Péri, député communiste, fusillé en 1941. Il est dédié à Honoré d’Etienne d’Orves, Action française, nationaliste, fusillé. Il est dédié à Guy Moquet, jeune lycéen de dix-sept ans, communiste, fusillé et, enfin, il est dédié à notre camarade Gilbert Dru, philosophe, étudiant philosophe de vingt-quatre ans, chrétien, fusillé le 27 juillet 1944, place Bellecourt, à Lyon.

    C’est avec tous cela que l’on fait la France. Ce n’est pas avec du sectarisme. Ce n’est pas avec leur bêtise. Ce n’est pas avec leur fermeture. Lorsqu’il s’agit de reconstruire le pays, on a besoin de tout le monde.

    Et, comme, au fond, c’est un poème que nous écrivons, je pense que, pour tourner les pages, dans ses grandes lignes, du programme dont nous avons besoin pour reconstruire la France, il faut trouver des rimes nouvelles et je vous propose donc que nous fassions, de nouveau, rimer France avec d’autres noms avec lesquels elle a, depuis longtemps, perdu l’habitude de rimer.

    (…)

    Posté par chouchou | avril 19, 2007, 12:40
  7. @ Frédéric, oui :-)

    Posté par Cyrille | avril 19, 2007, 16:11
  8. Attention les socialistes Rouennais Fabiusien refusent tous les consensus sur des sujets simples.

    Posté par jean | avril 19, 2007, 16:12
  9. Sébastien, je vais à Rouen demain.. voir le centriste..

    Posté par Cyrille | avril 19, 2007, 16:13
  10. Merci beaucoup pour ce blog. Je suis une Normande éxilée en Dordogne et grace à vous je peut rester “connécté” à ma Ville natale, Rouen

    Posté par Satine | avril 20, 2007, 10:51
  11. On aurait pu croire à un plus grand succès pour François Bayrou aujourd’hui, dans la dernière grande ville “centriste”. Certes, il y eut de l’affluence place du 19 avril, de nombreux journalistes et photographes, et les militants au T-shirt orange regroupés au pied de l’estrade. Mais dans l’ensemble les spectateurs semblaient surtout des curieux qui passaient par là, et il était surprenant de constater que seule une petite minorité applaudissait le chef de l’UDF.
    Le maire a introduit son candidat dans un discours enflammé empreint de références historiques (Henri IV) et religieuses (”montre nous le chemin”). François Bayrou, ne tenant pas sa promesse de ne pas faire de discours “de meeting”, n’est pas sorti de son chemin balisé depuis le début de la campagne : “renvoyez l’UMP et le PS qui nous gouvernent depuis 25 ans” (car l’UDF n’a pas été au pouvoir, à commencer par M. Bayrou ? car l’UDF n’a pas voté la quasi totalité des lois UMP depuis 2002 ? et les collectivités locales de droite n’associent elles pas UMP et UDF ?), puis “il faut gouverner avec tout le monde, chacun dans sa propre famille ne vit-il pas avec des personnes de tous les bords ?” Après avoir déclaré qu’il fallait se débarasser des autres partis, il faudrait savoir… mais, après tout le projet de M. Bayrou n’est il pas de constituer un grand parti centriste ? Toute ressemblance avec l’UMP de M. Chirac en 2002 ne serait que pure conïncidence !
    Mais de programme, il n’en esquissa point.

    Posté par Alex | avril 20, 2007, 21:23
  12. Alex> le voila le programme, si tu veux bien te donner la peine de le lire c’est certes moins long moins couteux moins irrealiste moins difficile à tenir que les centaines d’engagements des deux autres candidats, mais quoique tu en dise ça existe…
    http://programme.bayrou.fr/programme_fbayrou_election_presidentielle.pdf

    Posté par Matthieu Amelot | avril 21, 2007, 22:56

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