Les négociations entre le Télégramme de Brest et le groupe France Antilles n’ont pas aboûti. Une entrée du Télégramme à hauteur de 33 % dans le capital du pôle normand de France Antilles était envisagée. Ce pôle est composé de trois quotidiens, Paris-Normandie, édité à Rouen, Havre libre, Le Havre-Presse - Le Progrès de Fécamp, de l’hebdomadaire, Liberté Dimanche, et de la société d’édition et de communication PTC.
Négociations ratées, vraisemblablement parce que le prix demandé était trop important. Résultat, rien ne bouge. Si ce n’est les ventes, qui ne se portent pas au mieux. Si l’on s’en tient à Paris-Normandie, elles sont passées de 118 000 exemplaires en 2001 à 107 000 exemplaires en 2005, dont 77 000 exemplaires pour l’édition de Rouen.
Une lente descente aux enfers que le Télégramme aurait pu enrayer. Sa stratégie lui a permis d’engager de grands changements dès 2002, et d’atteindre 200 000 exemplaires de diffusion dans la région de Molaix.
Résultat ? L’avenir est bien terne pour Paris-Normandie. Les quelques journalistes du journal que j’ai pu croiser n’ont guère le moral au beau fixe. On parle d’une nouvelle formule depuis début 2005. Et l’on attend toujours. Rien de réjouissant dans tout cela. Le rôle de la presse est primordial, c’est une question de démocratie. Sans journaux forts, il n’y a pas d’information indépendante. C’est un lieu commun, mais tout démocrate devrait s’inquiéter de ce qui se passe actuellement.
Un autre groupe voudra-t-il de France-Antilles ? Le pôle normand du groupe présidé par Philippe Hersant n’intéressant manifestement plus ses propriétaires ? On ne peut que l’espérer. Mais cela prendra du temps.
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