La bourgeoisie rouennaise
Bon, il y a la chanson de Brel, sur les bourgeois. Il y a celle de Vincent Delerm, sur la bourgoisie rouennaise. Et puis, il y a le dossier de L’Express, sur les secrets de la bourgeoisie rouennaise. Hélas, de secrets, il n’en est pas beaucoup de dévoilés. Ces gens là habiteraient principalement à Mont-Saint-Aignan. Jacques Trentesaux, le journaliste, n’est pas allé faire un tour jusqu’à Saint-Martin du Vivier, où il y a du monde, aussi, parait-il. N’empèche, le dossier se lit avec une pointe de nostalgie : pour la bourgeoisie, à Rouen, c’était mieux avant. Aujourd’hui, on peine à faire vivre les traditions, malgré les clubs divers et variés et la très dynamique Maison du bridge.
L’ensemble du dossier est un peu court. Le titre sur les secrets un peu survendeur. Mais l’on découvre tout de même des choses qui expliquent le manque de dynamisme de Rouen depuis des années. Et si c’était simplement parce que sa bourgeoisie n’est plus ce qu’elle était. Si c’était tout simplement parce que sa bourgoisie n’est pas ce qu’elle aurait pu être. Parce que, depuis ces bourgeois épinglés par Gustave Flaubert, tout cela n’a pas l’air d’avoir évolué dans le sens de l’ouverture et du dynamisme.

Pour mémoire, l’ISF dans l’agglo en 2007…


C’est normal que la bourgeoisie de Rouen ne soit plus à la hauteur.
Avec des “sales gosses” dans mon genre qui viennent habiter à bois-guillaume commetn veux tu que les traditions se conservent
9 mai 2008 à 11:34
Putain la photo tete à claque …
9 mai 2008 à 16:51
Les vrais bourgeois sont des voisins de rue p*vachement cool. On les voit pas, les entends pas, tranquilles ! Les faux par contre sont particulièrement gratinés
9 mai 2008 à 20:51
Je suis tellement loin de ce milieu… et c’est tant mieux!
Mon trip, c’est les concerts: celui d’Eté 67 (3 guitaristes acoustiques belges) et Kill the Young (rock) de mardi à l’Exo 7 était un régal!
9 mai 2008 à 20:55
@Rod : pour une fois d’accord avec toi, autant que la photo d’un électeur socialiste.
10 mai 2008 à 0:24
Etre “bourgeois” ca n a rien a voir avec l argent en fait.
10 mai 2008 à 11:08
“Etre “bourgeois” ca n a rien a voir avec l argent en fait.”
Quoique cartains aient muté en bling gling panier percé. N’est mal barré !
10 mai 2008 à 15:38
Bonjour,
Est-ce qu’il est possible de déplorer le manque de dynamisme d’une cité au delà d’une classe sociale? En tous les cas, ce serait lui donner trop d’importance que de le faire.
N’y aurait -il pas plutôt une raison plus profonde à Rouen qui tiendrait à deux parametres majeurs expliquant l’immobilisme:
- L’individualisme très prononcé et p^résent dans toutes les couches de sociétés
- Le cloisonnement incroyable constaté. pas de mélange des genre. On se rassure en fréquentant les personnes qui pensent comme nous.
j’ajoute une troisième parametre: La proximité avec Paris qui fait peur aux investisseurs.
La situation de la bourgeoisie n’explique pas tout. Ce qui nous manque à Rouen (et dans d’autres villes, ce sont des lieu ouvert à toutes et tous permettant le dialogue et l’échange dans le respect de l’individu. Pour cela, il faut une volonté politique affirmée et une envie des habitants.
Apprendre à s’écouter et à échanger ….et ce dans la diversité des idées….Un doux rêve utopique? En tous les cas, au regard des échanges sur les 24 heures motonautiques, c’est dans le long terme que nous pouvons espérer une avancée. Nous avons tous besoin d’apprendre sur ce sujet……
10 mai 2008 à 15:42
La bourgeoisie rouennaise doit voter socialiste comme l’est Madame notre Maire.Il ya a ausi des joueurs de bridge dans sa famille au club de MSA ou est le mal.
10 mai 2008 à 17:31
Suis en gros d’accord avec Poil à gratter
A Rouen (peut-être c’est pareil ailleurs aussi, mais dans cette ville çà me paraît prononcé), on aime bien - parfois inconsciemment je pense - se fréquenter entre soi (même genre de métier, même genre d’idées politiques, même genre de repères culturels…).
Un ex parmi d’autres : les enseignants à l’Université ; et de façon générale les enseignants d’ailleurs. Bien sûr, des tas d’exception, mais quand même……et je ne parle même pas de l’endogamie, flagrante chez les enseignants. Je connais une famille où les 2 parents sont enseignants, ainsi que 2 des 3 enfants du couple (en plus, 3 de ces personnes sur 4 le sont dans la même matière !!).
Résultat : les universitaires rouennais ne connaissent pas assez à mon avis les entrepreneurs, le milieu associatif non intellectuel, les élus et responsables des collectivités territoriales, etc - Et cette coupure n’est pas favorable au dynamisme global de la ville.
Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. Je pense d’autre part que les jeunes, disons en dessous de 30-35 ans, ont moins cette mentalité ou cette pratique de cloisonnement. Tant mieux.
10 mai 2008 à 23:02
En effet, la bourgeoisie n’est plus ce qu’elle était.
Autrefois, pour être qualifié de bourgeois, il fallait de la patience, c’est à dire, attendre trois quatre voire cinq générations d’honorabilité; de nos jours, n’importe quel plombier en costume est qualifié de bourgeois.
11 mai 2008 à 18:40
En effet, la bourgeoisie n’est plus ce qu’elle était.
Autrefois, pour être qualifié de bourgeois, il fallait de la patience, c’est à dire, attendre trois quatre voire cinq générations d’honorabilité ; aucune famille “bourgeoise” rouennaise de nos jours n’atteint ce seuil pourtant bien bas.Alors, qu’est-ce qu’un bourgeois de nos jours? Un individu avec un bon salaire et un beau costume? c’est un peu maigre PIM.
11 mai 2008 à 18:54
Qu’est-ce que la bourgeoisie ? Elle peut être liée à l’argent mais aussi au lien qui unit une famille à un territoire. La bourgeoisie a souvent oeuvré pour la grandeur d’une ville dans des activités commerciales et/ou industrielles… Sans cette bourgeoisie, des villes comme Rouen, Bordeaux et bien d’autres n’auraient pas eu le développement qu’elles ont connu.
Aujourd’hui, qu’est-ce qu’une bourgeoisie ? Elle s’est comme tout le monde adaptée à son temps : rien à voir avec l’Ancien Régime. Il ne faut pas croire qu’elle représente uniquement une certaine forme d’archaïsme ou de sclérose voire un cloisonnement (ce cloisonnement, c’est nous qui le créons à son égard). La bourgeoisie n’est pas forcément snob comme les snobs ne sont pas forcément bourgeois.
Dire que Rouen souffre de sa bourgeoisie, c’est aller un peu vite en besogne sauf à dire que Rouen souffre d’un manque de bourgeoisie… et là, oui c’est sûr : la bourgeoisie rouennaise n’est plus aussi puissante qu’auparavant. Rouen manque de représentants extérieurs, elle manque de gens qui brillent. Au lieu de mettre à la UNE une photo type élyséenne, l’Express aurait mieux fait de montrer des “actifs”, ceux qui font le succès de certaines entreprises rouennaises, du sport de haut niveau… Un entraîneur d’une équipe au TOP peut être considéré comme un bourgeois : il fait la vie d’une cité.
11 mai 2008 à 21:56
A poil à gratter :
“L’individualisme très prononcé et présent dans toutes les couches de sociétés”
Nous verrons clairement ce qu’est l’individualisme au coulage du Titanic Terre !
13 mai 2008 à 10:03
C’est ça la “gauche caviar” !
13 mai 2008 à 10:41