Pollution de l’eau potable : dérogation pour le Chlortoluron à Rouen

chlortoluronLa qualité de l’eau du robinet est très encadrée en France. Pourtant, en permanence, des centaines de communes bénéficient de dérogations leur permettant, en toute légalité, de délivrer une eau non conforme, dépassant les seuils limites en nitrates, arsenic, atrazine, glyphosate ou autres polluants. Pour faire avancer la transparence sur cette pratique inquiétante, la fondation Danielle Mitterrand-France Libertés et 60 millions de consommateurs publient sur Internet la première carte des dérogations aux normes sanitaires de l’eau potable.

Cette carte révèle de nombreuses dérogations en Seine-Maritime. On y voit par exemple une dérogation pour le Chlortoluron dans certains quartiers de Rouen : bas de ville, La Jatte, Ernemont, Sapins, Saint-Hilaire. Le Chlortoluron est un herbicide, toxique pour l’homme à partir de certaines doses.

D’autres communes de l’agglomération bénéficient de dérogations : Malaunay, Le Houlme,  Barentin… La liste complète est là.

Le mécanisme de dérogation est assez simple à comprendre. Lorsqu’un dépassement des seuils physico-chimiques est constaté, le responsable de la distribution d’eau prévient les responsables de l’Agence régionale de santé (ARS) et les maires des communes concernées. Et il formule la demande de dérogation auprès du préfet. Trois conditions, fixées par un arrêté du 25 novembre 2003, précisent les conditions dans lesquelles une dérogation peut être accordée :

  • la santé des personnes ne doit pas être en danger,
  • il n’existe pas d’autres alternatives pour distribuer l’eau,
  • un plan d’action doit être mis en place pour rétablir la situation «à moyen terme».

La situation, connue, a déjà été dénoncée par les élus Europe-Ecologie-Les-Verts en janvier 2012.

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