Bruno Devaux n’est plus adjoint à la démocratie locale. Il a remis sa délégation au maire de Rouen hier. Et s’en explique dans un communiqué de presse :
Trois principaux éléments concourent à cette décision : tout d’abord la volonté de m’engager totalement dans le combat présidentiel aux côtés du candidat de I’UMP et dans ma candidature législative [dans la première circonscription de Seine-Maritime, à Rouen]. Ensuite, mon engagement électoral doit respecter l’indépendance des conseils de quartier. Enfin, par ce choix, j’évite que les tensions inhérentes aux combats électoraux présidentiels et législatifs ne viennent perturber le fonctionnement de la municipalité rouennaise.
Voilà qui semble d’autant plus honorable que la charte de fonctionnement des Conseils de quartier prévoit dans son article 2 que “tout conseiller de quartier qui se déclare candidat à un mandat électoral doit se retirer du conseil de quartier”.
Reste une question en filigrane : comment Bruno Devaux explique-t-il que son candidat à la présidentielle, Nicolas Sarkozy, ne rentre pas dans la même démarche, et ne démissionne-t-il pas du ministère de l’Intérieur pour se consacrer à la présidentielle ? La réponse est claire : “J’appelle de mes voeux que Nicolas Sarkozy s’applique la même logique une fois investi par l’UMP le 14 janvier 2007.”
Rendez-vous est pris.
Reconnaissons à cet élu rouennais sa proximité avec les habitants : à vélo ou sur les marchés (Emmurés, Clos, Vieux Marché) à distrtibuer sa Gazette, il est toujours à l’écoute.
Sa démission de ses fonctions d’Adjoitn au Maire de Rouen vont lui permettre de faire une campgane législative proche de nous.
Que d’autres qui se font invités à tous les cocktails en prennent de la graine !
C’est quoi un élu de proximité ?
Vouloir domestiquer les Conseils de quartier en novembre (cf votre article “il y a combien de quartiers à Rouen”, rubrique “quartiers”) pour tourner les talons en décembre, est-ce bien raisonnable?
La démission de Bruno Devaux est présentée sur votre blog comme un acte vertueux. L’est-il vraiment? N’est-ce pas une retraite bien pensée suite au rejet de son projet?
Car, pour ce qui est de la campagne législative, elle ne tombe pas du ciel brusquement… A vélo ou sur les marchés, elle est commencée depuis longtemps!
M’interroge…