Pourquoi ne pas parler de la campagne?
“Ce blog n’est pas un blog de campagne” : la note ainsi intitulée, sur le blog du maire de Rouen, expose la raison principale pour laquelle Pierre Albertini ne souhaite pas évoquer la campagne des municipales sur son blog. La citation est claire :
“les règles du financement des campagnes électorales m’obligent à apporter aujourd’hui quelques explications nécessaires :
- ce blog conservera un caractère personnel, il n’évoquera ni les candidatures ni les thèmes de la campagne municipale.”
Regardées de près, les règles du financement des campagnes électorales, pourtant, n’impliquent rien de tel. Elles sont très précises sur ce qui doit être pris en compte. L’utilisation d’un moteur de recherche permet de rapidement retrouver les textes sur Internet. La notice d’information pratique pour remplir le compte de campagne prévoit ainsi que sont principalement concernés :
- les frais de conception du site internet ou du blog du candidat, s’il a été créé spécifiquement pour l’élection ;
- les frais de maintenance du site internet ou du blog du candidat, si sa mise à jour est confiée à un prestataire de services ;
- les frais éventuels d’hébergement ou frais d’acquisition d’un nom de domaine.
En ce qui concerne le blog du maire-candidat, aucun frais de ce type ne semble entrer en jeu, à moins, mais l’on en doute, qu’un “prestataire de service” ne s’occupe de la mise à jour de ce blog personnel. Qui plus est, le site n’a pas été créé spécifiquement pour la campagne, et son nom de domaine au plus cher de sa valeur ne coûterait pas plus de 15 Euros par an. Ce qui n’est même pas le cas, puisque le blog du maire de Rouen est hébergé par le site Internet d’une association de réflexion sur l’agglomération de Rouen, présidée par Pierre Albertini lui-même (et qui n’a rien publié sur son site depuis un an).
Reste qu’on peut se demander alors pourquoi Pierre Albertini dit subir une obligation liée aux règles du financement des campagnes électorales qui n’existent pas lorsqu’il écrit : “je laisserai sans réponse les commentaires qui ne respecteraient pas ces principes élémentaires. Chacun comprendra qu’il s’agit, non pas d’indifférence mais d’une stricte application de la jurisprudence de la commission des comptes de campagne.”


bonjour,
les verts de rouen en parlent et assument d’en parler !
ci dessous, le tract (en lien) qui annonce notre lancement de campagne, trés bien reçu sur le marché st marc dimanche et distribué toute la semaine sur Rouen.
> > cordialement,
> > pour les verts de rouen
info verts> http://verts-rouen.ouvaton.org/pdf/tract_campagne_01.pdf
> > > http://verts-rouen.ouvaton.org/
12 novembre 2007 à 11:50
bonjour,
les verts en parlent et assument d’en parler !
cordialement,
les verts.
http://verts-rouen.ouvaton.org/
12 novembre 2007 à 12:10
Comme disait un brave vieux cauchois de la campagne de Montville :
“Ma fille ! La prudence est mère de la sûreté”
12 novembre 2007 à 18:47
Un brave vieux Cauchois qui s’est perdu entre pays de Seine et pays de Bray… Il devait être malheureux. Même pas chez lui.
12 novembre 2007 à 21:14
Peut-être parce que tout le reste est tellement border line que au moins le site web sera réglo…
12 novembre 2007 à 22:28
réglo? Nul ne peut dire si le terme est pertinent en ces circonstances.
13 novembre 2007 à 7:22
Vous direz à Mme Fourneyron, que mettre, sur son blog personnel, un lien vers son site de campagne officielle, géré par des salariés, c’est pas très correct…
14 novembre 2007 à 8:59
c’est un chouette bazar, un blog. Pas de polémique, disent certains, trop d’agressivité, pour d’autres, beaucoup de naïveté pour tous. Non mais vous croyez quoi? Qu’ils font de la politique pour vous? Pour le bien public? Allez, il serait temps de rentrer dans le chou. Valérie mère de Rouen, elle fera comme son prédecesseur Yvon: pas des masses, puisque pas de budget. Ou alors des âneries du genre de celles affichées à la veille de l’élection de 2001: “Merci Yvon pour le Zénith!”, la daube de ses programmations, et pour Vivendi. Quant à l’actuel,le candidat de Jeanne d’Arc, ça sera quoi: l’auberge de jeunesse pour accueillir les malades d’Alzheimer en 2055 (ça s’appelle vision politique), ou la promenade sur les quais pour mater les tâches d’hydrocarbures? Sans oublier Véolia, chacun sa multinationale!
Posons-nous plutôt la question des marges de manoeuvre de nos zélus zélés. Celle de l’abandon des collectivités par un Etat capitaliste (on dit libéral maintenant) “décomplexé”, des dotations et de la gestion toujours plus privées (de tout) de nos quotidiens. Et après les questions, tâchons d’agir plutôt que de pleurnicher en sortant des raisonnements kleenex, de métropole moderne qui avance (voir réactions à la venue de Ayrault; Nantes est au moins en Charente, maintenant), et autres balivernes. Autrement, les sectaires et encartés de tous poils ont du boulot: c’est pas du dialogue, le blog, c’est du ping pong!
14 novembre 2007 à 16:32
Michel Désordres :
“beaucoup de naïveté” en espérant que la vaseline est sans OGM.
16 novembre 2007 à 8:41