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Journaliste sur Grand-Rouen.com ?

Suis-je journaliste sur Grand-Rouen.com ? Poser la question n’a rien d’anodin. Et, jusqu’à aujourd’hui, je n’ai jamais dit que je l’étais. Je ne me suis jamais proclamé journaliste citoyen, par exemple. A l’occasion des deux ans de ce blog, je ne pense pas inintéressant de me reposer la question, au regard de ces deux années de publications quasi quotidienne, et alors que vous êtes de plus en plus nombreux à lire grand-Rouen.com.

Pour commencer, évaluons la pratique ici constatée avec la Déclaration des droits et des devoirs des journalistes, adoptée les 23 et 24 novembre 1971 à Munich par les représentants de la majorité des syndicats de journalistes européens ainsi que par la FIJ (Fédération internationale des journalistes) et l’OIJ. Cette déclaration liste dix devoirs auxquels les journalistes doivent se soumettre.

1)- Respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître la vérité ;
Là, il y a des limites, hein… Je ne suis pas un héros. En même temps, Grand-Rouen n’est pas un lieu où publier des choses qui pourraient avoir des conséquences sur mon intégrité physique. Enfin, j’espère.
2)- défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique ;
Je crois que je fais ce qui doit être fait en la matière. Côté commentaire et critique, on n’aura pas grand chose à me reprocher : ceux qui laissent leur avis sur ce site le savent bien…
3)- publier seulement les informations dont l’origine est connue ou dans le cas contraire les accompagner des réserves nécessaires ; ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et documents ;
J’ai le sentiment qu’on ne peut pas me prendre en faute sur ce point.
4)- ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies et des documents ;
L’occasion m’a été donné d’obtenir déloyalement des informations, de profiter de conversations saisies à une table voisine au restaurant, et vous n’en avez jamais trouvé la trace ici.
5)- s’obliger à respecter la vie privée des personnes ;
Là encore, tout est mis en oeuvre pour que ce soit le cas. Je n’ai jamais rien dit sur…
6)- rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte ;
Je le fais, me semble-t-il. Plus facilement sur Internet que sur tout autre média. Et si je ne le faisais pas, vous le feriez.
7)- garder le secret professionnel et ne pas divulguer la source des informations obtenues confidentiellement ;
Toutes mes sources peuvent dormir tranquille.
8)- s’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation et les accusations sans fondement, ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information ;
Là, encore, je n’ai pas grand chose à me reprocher. Il m’arrive bien de réécrire des dépèches, oui… Mettons alors que je sois parfois un peu plagiaire. Comme n’importe quel journaliste ?
9)- ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste ; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs ;
Là, c’est toujours compliqué dans la vraie vie. Mais, n’ayant pas d’annonceur direct, uniquement des publicités Google, c’est relativement simple ici. Seul le Département de Seine-Maritime a pris une fois une publicité sur ce site. Cela n’a eu aucune conséquence sur la ligne rédactionnelle. C’est mien le moins qu’on puisse en attendre.
10)- refuser toute pression et n’accepter de directive rédactionnelle que des responsables de la rédaction.
Le responsable de la rédaction, c’est moi, et personne d’autre. D’aucuns auront peut-être eu l’impression, à l’occasion, de pouvoir faire pression. C’est parce que j’aurai traité un sujet qu’ils m’auront signalé. Mais je le fais toujours de mon propre chef, en accord avec la ligne éditoriale de Grand-Rouen.com.

Comme à chaque fois qu’il y a des droits, il y a des devoirs. Ils sont moins nombreux, ils ne sont que cinq.
1) - Les journalistes revendiquent le libre accès à toutes les sources d’information et le droit d’enquêter librement sur tous les faits qui conditionnent la vie publique. Le secret des affaires publiques ou privées ne peut en ce cas être opposé au journaliste que par exception et en vertu de motifs clairement exprimés.
2) - Le journaliste a le droit de refuser toute subordination qui serait contraire à la ligne générale de l’organe d’information auquel il collabore, telle qu’elle est déterminée par écrit dans son contrat d’engagement, de même que toute subordination qui ne serait pas clairement impliquée par cette ligne générale.
3) - Le journaliste ne peut être contraint à accomplir un acte professionnel ou à exprimer une opinion qui serait contraire à sa conviction ou à sa conscience.
4) - L’équipe rédactionnelle doit être obligatoirement informée de toute décision importante de nature à affecter la vie de l’entreprise. Elle doit être au moins consultée, avant décision définitive, sur toute mesure intéressant la composition de la rédaction : embauche, licenciement, mutation et promotion de journalistes ;
5)- En considération de sa fonction et de ses responsabilités, le journaliste a droit non seulement au bénéfice des conventions collectives, mais aussi à un contrat personnel assurant la sécurité matérielle et morale de son travail ainsi qu’à une rémunération correspondant au rôle social qui est le sien et suffisante pour garantir son indépendance économique.

De ces droits, je veux insister sur le premier. Parce qu’alors, là, oui, je suis empéché de faire un travail de journaliste digne de ce nom depuis deux ans. Parce que Pierre Albertini, le maire de Rouen, a donné des consignes pour qu’on ne communique pas avec Grand-Rouen. Rouen est ainsi la seule collectivité à ne pas envoyer ses communiqués de presse à Grand-Rouen, et à n’inviter ce site à aucune conférence de presse. Refusant de fait l’exercice du journalisme à ce blog.
S’en suit par conséquent, et j’en suis le premier conscient, un déséquilibre de traitement : Grand-Rouen diffuse moins souvent qu’il ne devrait le point de vue de la majorité municipale actuelle. Point de vue qui refuse au demeurant de s’exprimer ici.

Tout cela dit, dans les faits, je ne suis pas journaliste professionnel. Au sens où je n’ai pas la carte de presse. Selon l’article L. 761-2 du Code du travail : « Le journaliste professionnel est celui qui a pour occupation principale, régulière et rétribuée l’exercice de sa profession dans une ou plusieurs publications quotidiennes ou périodiques ou dans une ou plusieurs agences de presse et qui en tire le principal de ses ressources ». Je ne tire pas mes ressources du journalisme aujourd’hui. Je l’ai fait pendant douze ans. Aujourd’hui, je suis formateur (en école de journalisme, histoire d’ajouter du piquant à l’affaire). Mais journaliste, point. Même si je rédige un ou deux papier, deci delà.

Je pourrais sans doute l’être. Il suffirait que Grand-Rouen soit la propriété d’une entreprise qui me salarie pour faire exactement la même chose que ce que j’y fais aujourd’hui. Le travail ne serait pas différent, mais, au regard de la loi, la situation ne serait pas la même (voir l’article de Frédéric Rolin, professeur de droit public à l’Université de Paris X Nanterre à ce sujet).

Je suis sur Grand-Rouen un amateur. Parce que je ne gagne pas ma vie, et qu’il ne s’agit donc pas d’une profession. Journaliste amateur, donc. Et si, pourquoi pas, demain, je gagnais de l’argent ici, je deviendrais journaliste professionnel. Avec, juste, quelques pressions de plus à gérer. Celles des annonceurs. Mais en gagnant, du coup, les droits de journalistes professionnels. Et celui de recevoir des nouvelles de Pierre Albertini ?

D’autres questions ne manquent pas de se poser, et animer journalistiquement un site comme Grand-Rouen.com, ce n’est pas exactement la même chose qu’écrire des articles dans un journal papier ou tenir une caméra pour la télévision. Une grande part du succès du site est dû à ceux qui laissent ici des commentaires, à la façon dont les discussions se nouent, dont les arguments s’échangent. Le journalisme en ligne est en cours d’invention : on essaye, on teste, on tatonne. Mais les choses avancent. Et le journalisme lui-même n’a d’autre choix que suivre le mouvement et doit se laisser mettre à la merci des lecteurs.

Mais peu m’importe, en fait, d’être ou de n’être pas journaliste. Je pourrais l’être comme ne pas l’être, on l’a vu. Je ne changerais pas grand chose à ma façon de faire. Si je gagnais ma vie avec, je passerai plus de temps sur plus d’articles, j’irais plus loin. Mais, fondamentalement, peu importe. Je respecte dans ce que je produis ici les grands principes journalistiques, autant au moins que ceux qui ont la fameuse carte presse, mais mon projet n’est pas de faire du journalisme exactement comme on en faisait il y a cinq ou dix ans, moi le premier. Il s’agit de diffuser de l’information, certes, et le mieux possible avec les moyens dont je dispose, mais surtout de proposer un espace de dialogue et d’échange. Traiter journalistiquement l’information, c’est presque naturel : comment serait-il possible de faire autrement ? Mais peu importe que je sois, ou non, journaliste : si des lecteurs se retrouvent ici, s’informent, échangent, dialoguent, c’est l’essentiel.

L’enjeu est d’utiliser au mieux un espace pour que l’information y trouve sa place et que les lecteurs, aussi, y trouvent leur place. On pourrait faire très différement Grand-Rouen.com, sûrement. Mais vous êtes là, vous lisez ces lignes, vous participez. Et l’information circule autant que les opinions s’expriment ou s’échangent. Et c’est déjà énorme.

Grand-Rouen a deux ans. Nous avons fait un bon bout de chemin, et il reste plein de choses à imaginer. Pourvu que ça dure.

Ah, et puis, juste une dernière chose : information et opinion, ce n’est pas incompatible. Ce sont même les deux choses qu’à le droit d’exprimer un journaliste. Et enfin, une dernière dernière chose, si le directeur de campagne de Pierre Albertini lit ce blog, je serais heureux d’équilibrer les temps de parole pendant la campagne des municipales.

Discussion

29 commentaires pour “Journaliste sur Grand-Rouen.com ?”

  1. Bonjour,
    Moi qui suis journaliste professionnel(le) parce que rémunérée pour faire ce travail j’ai toujours trouvé le travail de Grand Rouen et de son auteur d’une qualité qui n’a rien à envier aux autres médias (et c’est un euphémisme, surtout si l’on se penche un peu sur la presse locale). Je ne savais pas que la mairie refusait ses communiqués, ce qui ne m’étonne qu’à moitié compte tenu de la personnalité du maire, mais s’il en manquait un Sébastien, j’aurais plaisir à vous l’envoyer puisque j’ai le grand bonheur de faire partie des destinataires…
    Longue vie à Grand Rouen et bravo pour ce travail énorme et toujorus bénévole, preuve que c’est un métier de passion. Ceci dit, la passion n’empêchant pas d’avoir besoin d’un toit sur la tête et d’un frigo correctement rempli, je souhaite à Grand Rouen de trouver un peu d’argent pour lui permettre de poursuivre et même pourquoi pas développer son contenu déjà bien fourni.

    Posté par Petit Rouen | novembre 8, 2007, 7:54
  2. “et à n’inviter ce site à aucune conférence de presse”
    ET
    ”je serais heureux d’équilibrer les temps de parole pendant la campagne des municipales.”

    :-(

    Posté par malpaso | novembre 8, 2007, 9:23
  3. De Grand Rouen à tout p’tit oissel :)…
    On se rend vite compte que le fait de livrer une source d’information, autre que la version “officielle” d’une mairie, dérange.

    ”Mais pourquoi vous faites çà ? Vous cherchez quoi ?
    Vous croyez que celà va interresser quelqu’un ?”

    Pour moi c’est un peu différent, d’une certaine manière, je ne dis pas, je montre… Même s’il est vrai qu’à force de voir certaines choses, çà donne envie de l’ouvrir ;)
    Mais pour cà, il faut justement savoir de quoi on parle. Une quête d’infos, à recouper avant d’être distillées, qui peut être considérée “comme du journalisme”.

    Grand Rouen est journaliste :)
    Qu’il continue de me/nous parler…

    Posté par Jero | novembre 8, 2007, 9:30
  4. Entre nous je ne vois pas pourquoi tu te justifies. Le premier message de ton blog est excessivement clair, chacun en prend son partie. Plutôt que d’interroger ton travail sur grand Rouen d’un point de vue journalistique -il donne des infos et alimente les discussions- il serait plus efficace de s’interroger sur ce qu’est devenu le journalisme traditionnel, qui a force d’avoir placer la neutralité comme religion a affadi son propos, neutralisé sa fonction et modelé une information insipide, dominante et timorée.

    Je trouve plus sain de savoir à qui on a à faire et en tirer partie plutôt que de voir les passe-plats de la presse traditionnelle nous vendre du conformisme en se signant de la très sainte objectivité

    Posté par Franpi | novembre 8, 2007, 10:03
  5. Journaliste. Il y a des métiers en France qui, comme les avocats, les médecins, fleurent bon la notabilité. Le journalisme est de ceux-là. Pourquoi ? Parce que les reporters, les rédacteurs…, sous couvert d’une carte de presse, semblent avoir accès à tout, être au courant de tout, être partout et, surtout, posséder un pouvoir sans limite : celui d’écrire, de retransmettre l’actualité. Qu’elle soit bonne ou mauvaise, conforme ou non à la véracité des faits. Du coup, on les habille de mille vertus, de mille vices aussi.

    Qu’est-ce qui les différencie de Sébastien ? À part la carte de presse, un diplôme d’école de journalisme (que peu de journalistes locaux ont) et parfois la suffisance. Pas grand chose. Comme lui, ils commettent d’impardonnables fautes d’orthographe : la lecture de Paris-Normandie le démontre chaque jour. Comme lui, ils s’informent auprès des services Communication des collectivités, des partis politiques… Comme lui, ils peuvent avoir une approche partisane des événements. Reste que lui admet toutes ces vérités et reconnaît ses erreurs… Contrairement aux notables de l’information qui, tout en furetant chaque matin sur grand-rouen.com pour glaner une ou deux news, se parent d’une indépendance en or massif ; ou mettent en UNE de fausses photos de Tsunami.

    Avec les blogs, l’explosion du NET, le journalisme a changé. Il est devenu citoyen. Et comme le regard des uns ne vaut pas mieux que celui des autres, laissons à Sébastien le droit de nous informer. Pour ma part, j’y trouve plus souvent mon compte que dans les 52 pages de Paris-Normandie… Grâce aux articles publiés, mais aussi aux commentaires riches de diversités, d’avis et de passions pour Rouen.

    Posté par Maxwell | novembre 8, 2007, 10:04
  6. N’étant ni du camp du traitre de la mairie, ni socialiste, je vous souhaite bonne continuation.

    Posté par arnaud | novembre 8, 2007, 10:06
  7. [...] vous invite à lire l’excellent bille de Sébastien Bailly “Suis-je journaliste sur Grand-Rouen.com ?“. Il me semble qu’à lui seul ce billet résume assez bien la situation des blogueurs [...]

    Posté par Web Local » Blogueur journaliste ? | novembre 8, 2007, 11:27
  8. ne changez rien. on trouve plus de choses ici quand dans certains médias officiels et payants.

    Posté par bloguyman | novembre 8, 2007, 11:30
  9. ne changez rien. on trouve plus de choses ici que dans certains médias officiels et payants.

    Posté par bloguyman | novembre 8, 2007, 11:30
  10. Justification.
    C’est vachement intéressant ce post publié ici sur le journalisme car comme il est salvateur à bien des titres !
    La population, l’opinion et les journalistes souffrent ensemble d’une dégradation proprette mais prégnante, profonde, de la non-communication des idées, des réflexions et débats dans ce pays.
    Ce texte remet plus que les pendules à l’heure en ce sens qu’il pose des jalons fondamentaux tout en dégageant une énergie positive. Cela devient alors comme évident de décider de se positionner mieux et de prendre ses responsabilités. Toutes. En conscience.

    Posté par malpaso | novembre 8, 2007, 11:49
  11. Longue vie à grand-rouen.com ! Ce blog participe activement à la vie locale, avec son style, sa rigueur (ce qui manque à beaucoup de médias amateurs), le suivi et la cohérence des infos. On peut certes reprocher parfois un manque de piquant et une obsession constante de “l’objectivité”. Dommage aussi que certains commentaires deviennent des joutes oratoires dans lesquelles le fond a disparu. Ou bien que les commentateurs soient toujours les mêmes. En ce qui concerne la “non-communication” des infos officielles rouennaises par la majorité, c’est là toute la différence entre les médias installés et tous ceux qui tentent de faire leur place au soleil : aux petits d’aller chercher l’info. C’est quand même plus amusant que d’attendre sagement dans son bureau les communiqués de presse puis de les retranscrire mot pour mot avec un léger commentaire…
    Ceci écrit, la vie est dure pour les petits, notre moniteur vient de flasher,la vache, la mairie de Rouen parvient même à détruire via le net le matériel du Pourrie-Normandie… Sont drôlement forts !

    Posté par pourrie-normandie | novembre 8, 2007, 12:37
  12. Les détracteurs habituels en sont sans voix. Et c’est bien ! Longue vie à Grand-Rouen. Longue vie à un journalisme imaginatif qui n’a pas peur de ses lecteurs.

    Posté par Gilles | novembre 8, 2007, 14:38
  13. Oui Gilles tu as raison, longue vie à Grand Rouen ! Et merci à Sébastien d’avoir éveillé la blogosphère rouennaise et su pousser d’autres à créer leur propre blog.

    Posté par Marco | novembre 8, 2007, 14:50
  14. Pouet pouet, encore une bonne année de passée et de passants, bonne troisième année riche d’évènements. Né roi, roi né

    Posté par zooloo | novembre 8, 2007, 14:51
  15. Grand Rouen, tu es entrain de te faire pousser là où certains veulent te faire aller… En publiant ceci tu résistes et réaffimes tes choix. C’est fait et plus à faire. Tu peux continer à tracer ta route et éditer ce qui parfois irrite nos pôves zélus. Ils sont comptables de leurs actions et décisions devant tous les rouennais, que cela leur plaise ou pas.

    Posté par AA | novembre 8, 2007, 18:22
  16. Cher Sébastien, la grisaille ambiante t’as filé un coup de blues ou quoi ?!!! Journaliste tu l’as été, journaliste tu l’es. Ce n’est pas parce que tu n’as pas ta carte, que tu ne fais pas partie de la confrérie. J’ai connu un très bon journaliste sur la place de Rouen qui a exercé pendant près de 20 ans et qui n’a jamais eu sa carte, bien que diplômé. Ce sont ses qualités professionnelles et humaines qui ont fait de lui un rédacteur respecté, qui avait droit d’accès à toutes les sources, et non Maxwell, il n’était pas plein de suffisance. Aujourd’hui disparu, il a tout de même eu le temps de voir apparaître les blogs, et celui de Grand Rouen; il aurait été plus jeune, je crois que cela lui aurait plu de pouvoir exercer sa passion - écrire et informer - de façon aussi autonome que peu permettre un blog, car à son époque, celà ne lui était pas aussi facile.
    Alors des pressions, professionnel ou amateur, tu en aura toujours. Il est vrai aussi, et je parle par expérience, que la presse, du moins les médias sont un pouvoir extra ordinaire pour faire aussi pression, du moins avancer les choses parfois.
    Alors rigueur, qualité et loyauté feront du Grand Rouen un succès hors pair.
    Bon courage, continu, nous sommes là pour cela.

    Posté par Bidouille | novembre 8, 2007, 18:30
  17. Bravo pour l’ensemble des commentaires qui sont tous de qualité et échappent aux joutes habituelles.
    Longue vie à Grand Rouen et bonne continuation !

    Posté par Antoine | novembre 8, 2007, 20:29
  18. Je pense comme AA que tu ne dois pas aller là où certains te poussent.
    Ton blog est indispensable aux habitants de l’agglo Rouen!

    Posté par Frédéric CROCHET (FredHook) | novembre 8, 2007, 20:51
  19. Sébastien,
    je joins ma voix à celle de fredhook, c’est dire si l’heure est grave, et des autres accros à Rgrand-rouen: vous n’avez pas à justifier vos actes. Les attaques dont vous faites l’objet ne devraient même pas vous émouvoir. Votre travail est impeccable.

    Posté par Jean le Pitre | novembre 8, 2007, 20:55
  20. Grand-Rouen a deux ans.
    joyeux anniversaire alors…
    et au 3 ans !
    en espérant se rencontrer un de ces 4 !

    Posté par weetabix | novembre 8, 2007, 21:50
  21. “dans les faits, je ne suis pas journaliste professionnel. Au sens où je n’ai pas la carte de presse.”

    En France, de nombreux journalistes professionnels bossent sans cette fameuses carte qui, contrairement au mythe, n’est pas obligatoire du point de vue légal. Elle permet d’obtenir certains avantages fiscaux, culturels et narcissiques. Mais bosser sans est tout à fait possible dans les faits. D’ailleurs, c’est ce que tu fais sans problème avec le projet grand.rouen si l’on écarte tes rapports conflictuels avec la mairie.

    Maintenant les problèmes que tu poses sont essentiels : qu’est-ce qu’un journaliste et quels droits accorder aux bloggers en la matière ? Je n’ai pas de réponse, Je suis tout jeune, ces bouleversements aussi.

    Mon avis c’est que le web est truffé de sites d’actualité bidons où l’info n’est pas vérifiée et parfois repompée sur d’autres sites. Alors du coup, faire bénéficier leurs auteurs de la carte de presse me parait pour le moins douteux voire dangereux.

    Posté par Mehdi | novembre 8, 2007, 22:26
  22. Joyeux anniversaire, et bravo pour le boulot fait jusque là !

    Si Grand-Rouen n’existait pas, il faudrait l’inventer …

    Posté par Môsieur J. | novembre 8, 2007, 22:39
  23. Bonjour,

    Bon Anniversaire à Grand-Rouen !

    Un délice chaque jour à lire !

    Amicalement

    Posté par willy et Sandrine | novembre 9, 2007, 6:59
  24. Les pigistes n’ont pas de carte de presse non plus et pourtant ils rendent compte des évènements!

    Posté par Frédéric CROCHET (FredHook) | novembre 9, 2007, 8:58
  25. Merci à tous.

    Si Fredhook, les pigistes ont normalement la carte de presse. Un pigiste est un journaliste.

    Posté par Sébastien Bailly | novembre 9, 2007, 9:30
  26. [...] elle a voulu savoir si, oui ou non, j’étais journaliste ici sur grand-rouen. J’avais balisé un peu le terrrain. Comme souvent dans ce genre d’exercice, ce sont les échanges avec la salle qui ont été [...]

    Posté par Message de service — Débat : blogs et presse, amis ou ennemis ? — Grand Rouen | novembre 9, 2007, 9:49
  27. @seb: un pigiste n’a pas forcément la carte de presse il l’a s’il remplit les conditions au niveau de la part de sa rémunération issue de ses articles. C’est le cas pr ceux dont c’est l’activité principale, qui travaillent en free lance auprrès de plusieurs médias.
    Pour bp, comme les correspondants de presse, ce que je fais accessoirement depuis qques temps, on est payé à l’article, aux signes plus exactement, mais ce n’est qu’une activité annexe. Si côté, et c’est mon cas, on a un un métier d’où on tire le principal de nos revenus, on ne peut prétendre à la carte de presse

    Posté par edouard lefevre | novembre 9, 2007, 14:47
  28. Edouard> Un journaliste n’a pas forcément la carte de presse. On peut très bien vivre sans. Et, sans que cela ait quoi que ce soit à voir, le pigiste est un journaliste. Il peut l’être occasionnellement ou en faire son unique métier en ayant plusieurs employeurs. Il peut l’être avec ou sans carte de presse.
    Le correspondant local de presse a un statut particulier.

    Posté par Sébastien Bailly | novembre 9, 2007, 14:57
  29. “ne pas divulguer la source”
    http://www.latelelibre.fr/index.php/2007/11/touche-pas-a-mes-rushes/

    Posté par malpaso | novembre 12, 2007, 18:38

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