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Indépendance, objectivité et sources d’informations

Qu’est-ce que l’indépendance ? Est indépendant quelqu’un qui ne dépend pas d’une personne ou d’une chose. Quelqu’un de libre, en somme. Dans l’idéal, la presse est indépendante. Et, la plus part du temps, elle l’est. Elle résiste à des pressions, financières généralement, qui sont le fait d’investisseurs, d’annonceurs… Mais elle résiste. J’ai été journaliste pendant douze ans, et rédacteur en chef de plusieurs magazines. J’ai connu de rares tentatives de pression. Jamais suivies d’effet.
Sur ce blog, s’il est une chose dont je suis sûre, c’est que je suis indépendant. J’écris bien ce que je veux, quand je le veux, en utilisant les mots que je choisis. Il n’y a aucune pression possible : économiquement, ce blog ne me rapporte rien.
L’indépendance ne garantit en aucun cas l’objectivité. L’objectivité, c’est la qualité de ce qui est exempt de partialité, de préjugés. On pourrait dire, pour faire court, que seule la science peut être totalement objective. Côté préjugés, nous en avons, malheureusement, tous. Nous luttons, avec plus ou moins de succès, contre. C’est un combat quotidien. Reste la partialité. Revenons, une fois encore, aux définitions : est partial qui prend parti pour quelqu’un ou quelque chose sans souci de justice ni de vérité, avec parti pris. La question doit se poser, pour qu’on y réponde : ce blog est-il partial ?
J’ai dit, dès mon premier billet ici, d’où je parle. Oui, je suis de gauche. Une fois posé ce qui est un point de vue, j’essaye, au fil de ce que je publie ici, d’être le moins partial possible. Les spécificités du blog m’y aideraient malgré moi si je n’avais pas fait ce choix là. Le blog est, par nature, plus impartial qu’un média traditionnel. Parce que, quoi que j’écrive, mes lecteurs sont là pour amender ce qui est, parfois, une prise de position. Et si même j’écrivais une bétise, elle ne résisterait pas à la sagacité de mes lecteurs, et je me verrais obligé de modifier, en le signalant, ce que j’aurais pu écrire. Je vais plus loin même qu’ouvrir les commentaires à ceux qui ne seraient pas d’accord avec moi : je donne la parole, dans mes billets eux-mêmes à des personnes dont les opinions ne sont pas forcément les miennes. C’est pour cette raison, notamment, que je fais des interviews.
L’objectivité est garantie, également, par une méthode de travail qui se rapproche de celle du journaliste. Aujourd’hui, les collectivités locales, certaines organisations, des entreprises, m’envoient, comme à n’importe quel journaliste, leurs communiqués de presse. Je suis invité, par certains, à des conférences de presse, où j’essaye de me rendre en fonction de mon emploi du temps. Là, je rends compte de ce que je vois et ce que j’entends. Comme je l’ai fait pendant des années pour des journaux et des magazines. Je lis également la presse, la "vraie" comme la presse institutionnelle. Je suis l’actualité sur Internet. J’écoute la radio. Je regarde la télévision. Je me promène dans la ville, et je rencontre ses habitants.
Vous retrouverez donc forcément ici des informations que vous aurez lu ailleurs. Vous lirez forcément ailleurs des informations que vous aurez vu ici. Ne serait-ce que parce que je reçois les mêmes informations que les journalistes de la presse locale.
Je me dois cependant, afin d’être le plus transparent possible, de vous signaler que je ne reçois pas, à cette heure, les communiqués de la ville de Rouen. Je les ai reçus, du 15 décembre 2005 au 20 janvier 2006. Depuis, plus rien. J’ai envoyé un message à l’attaché de presse de la ville, le 1er février 2006, pour obtenir quelques informations sur ce changement de traitement, et comprendre. Je n’ai pas reçu de réponse. J’ai donc envoyé un nouvel email, cette fois au directeur de cabinet du maire, hier, et j’espère qu’il me répondra rapidement.
Je souhaite pouvoir faire de ce blog un support qui vous permette, le mieux possible, de vous informer sur un certain nombre de sujets qui concernent Rouen. Je n’ai aucunement la prétention de remplacer, à moi tout seul, les rédactions des médias locaux, qui font un travail difficile, et dans des conditions qui, actuellement, sont loin d’être idéales pour certains. J’apporte ma pierre. J’ouvre des discussions.

Discussion

Les commentaires sont clos pour cet article.

  1. Je déplore ce qui vous arrive. Moi-même je rencontre des difficultés avec avec le maire de ma ville. Cet homme m’interdit l’entrée de locaux municipaux, telle la salle de commande des caméras de surveillance. Ainsi, pense-t-il, je ne pourrais parler de ce sujet. Il se trompe,évidemment. Quoi qu’il en soit, contournez l’obstacle. Faites-vous expédier les documents dont vous avez besoin par d’autres personnes. Prouvez aux gens qui veulent vous museler qu’ils perdent leur temps et qu’au bout du compte leur propre électorat se posera des questions.

    Posté par José Alcala | février 7, 2006, 10:13
  2. Pardon. J’ai oublié un élément important sur mon commentaire prédédent. Je serais très étonné que ce soit le maire de Rouen qui soit à l’origine de cette rétention d’informations. Cela ne lui ressemble pas. Il en a, lui-même, souffert autrefois. Il y a peut-être dans l’enceinte de la mairie un zélé, plus royaliste que le roi.

    Posté par José Alcala | février 7, 2006, 12:06
  3. Bienvenue dans le club des poils à gratter qui dérangent.

    Posté par Hubert Guillaud | février 7, 2006, 16:25
  4. Il vaut mieux déranger que passer inaperçu!
    le Rouennais est aujourd’hui un outil de dialogue trés utile, la mairie aurait tort de l’ignorer!

    Posté par nicolas octau | février 7, 2006, 18:37
  5. poil à gratter, dérangeant… outil de dialogue oui, le reste, il ne faut pas exagérer. je n’ai pas encore trouvé de scoop dans ces pages, ni d’informations capitales sur les coulisses du pouvoir… et pourtant, je suis certain que beaucoup de choses se trament actuellement dans ces fameuses coulisses. alors calmons-nous. le Rouennais est intéressant parce qu’il met au jour le jour un coup de projecteur sur une personnalité, une opération liée à l’agglomération rouennaise… et cela devient un rendez-vous quotidien aussi agréable que son journal en prenant un café matinal en ville. mais dire qu’il s’agit d’un poil à gratter… bof bof !!! savons-nous tout de l’auteur de ce blog ? pourquoi la ville de Rouen refuse de lui envoyer des communiqués ? est-il lié par X ou Y raison aux représentants de l’opposition ? et ben toutes ces questions, je ne les pose pas parce que je n’en ai pas le droit. les blogs ne doivent pas devenir des exutoires à tout, des moyens de régler des comptes à la va-vite…

    Posté par iton457 | février 7, 2006, 20:48
  6. iton457>bien sûr que si, vous avez le droit de poser ces questions. A moi de choisir, ou non, d’y répondre.
    Vous apprendrez beaucoup de choses sur l’auteur de ce blog sur le web. En commençant, par exemple par cette adresse : http://www.sebastien-bailly.com.
    Tout ce que je souhaite être public est accessible à partir de là.
    Si vous n’avez pas trouvé de scoop dans ces pages, c’est dommage. Il y en a eu. J’ai été le premier à annoncer le projet de gare rive gauche, par exemple. Mais la chasse aux scoops n’est pas une priorité : je préfère, c’est vrai, faire de ce blog un outil de dialogue.
    En vous remerciant, en tout cas, de trouver le Rouennais intéressant.

    Posté par Sébastien Bailly | février 7, 2006, 21:13
  7. intéressant et agréable ;-)

    Posté par iton457 | février 7, 2006, 21:22
  8. Concernant le fait que je ne reçois plus les communiqués de presse de la mairie :
    j’ai croisé, par hasard, Pierre Albertini à Paris aujourd’hui : il prenait manifestement le même train que moi pour rentrer de ses activités parisiennes.
    Je l’ai abordé, me suis présenté, et j’ai expliqué la situation. Il m’a assuré qu’il règlera rapidement cela pour que je reçoive les informations.

    Posté par Sébastien Bailly | février 7, 2006, 21:31
  9. Juste pour info : il n’y a pas de service secrétariat de rédaction à Liberté Dimanche. Ce sont les journalistes qui assurent la relecture des textes, la mise en page et la relecture des pages montées eux-mêmes… Une erreur de ce type ne peut donc absolument pas se produire. Le ou la journaliste en question a forcément relu son papier, monté sa page puis relu et validé celle-ci avant qu’elle parte à l’imprimerie ! Bref, tu t’es encore fait enfler !

    Posté par el payasito | février 8, 2006, 14:31

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