Le Rouennais expatrié

«N’importe quoi», c’est aussi ce qu’a accepté Vladimir Cordier en débarquant à Londres en septembre 1997. Quelques semaines auparavant, il suivait des cours de maîtrise d’économie à la faculté de Rouen quand un de ses profs a résumé les perspectives d’embauche: «Restez le plus longtemps possible à la fac», a-t-il lancé dans l’amphi.«Je voulais éviter la galère que connaissaient mes amis»: Vladimir débarque à Londres un dimanche. Le mardi, il trouve un boulot de pion au lycée français. Pas grand chose pour un bac +4, admet-il. Mais il ne se décourage pas. Il cumule les jobs sans grande ambition, et avoue avoir parfois été «sur le point de jeter l’éponge».

Onze ans plus tard, le pion est devenu le responsable pour l’Europe des programmes informatiques du voyagiste en ligne américain Expedia. A 32 ans. «En France, cela aurait été impossible: on ne jure que par les diplômes. En Angleterre, on est promu à la méritocratie».

Portrait de Rouennais expatrié, cité par l’Agence France Presse, auteur d’un petit bouquin, en 2005, titré “Enfin un boulot !”, dont une nouvelle édition est disponible en ligne et chez quelques librairies partenaires (L’Armitière et la librairie Colbert en ferait partie, manifestement).

L'article a été écrit le Mardi 25 mars 2008 à 15:33 dans la catégorie Economie, Livres par Sébastien Bailly. Il a bénéficié de 339 lectures. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback depuis votre propre blog.

5 commentaires pour “Le Rouennais expatrié”

  1. sophierenault dit:

    Vladimir, as-tu pensé au coefficient de CO2/Heure de ton métier ?!

  2. pap dit:

    Fais gaffe Sophie, c’est un salaud de capitaliste, et en plus il est heureux le bougre!

  3. sophierenault dit:

    Qu’est-ce qu’un capitaliste salarié ?

  4. biniguer dit:

    Je trouve que c’est un bon exemple, et je lui tire mon chapeau. Effectivement en france nous l’aurions certainement arreté au niveau du drh ou meme avant.

  5. Iroquois dit:

    Le constat une nouvelle fois d’une république de mandarins. Il faut rajouter aussi les cas des étudiants étrangers ayant fait leurs études en France. C’est l’un des chantiers du Président Sarkozy. Comme disait le Général, l’important n’est pas de sortir de polytechnique mais de sortir de l’ordinaire.

Laissez un commentaire