Du 12 au 19 novembre, Rouen organise la Semaine de l’Etudiant Rouennais. Répondant au nom de Zazimuts, cette manifestation lancée en 2008 connaitra sa quatrième édition. Elle a pour ambition de faire de Rouen une ville étudiante, plus attirante encore, en proposant durant sept jours cinéma, musique, théâtre, sport, et visites culturelles aux 37 000 étudiants de l’agglomération. Rencontre avec des participants.
Du coté de l’Université, Benjamin Legrand, vice-président étudiant de l’Université et ancien président de la FEDER se réjouit de cet événement et remercie « entre autres Bruno Bertheuil, adjoint au Maire en charge de la vie étudiante, grâce à qui de gros efforts ont été faits pour [la] dynamiser», estimant que le pari est réussi puisque les événements se jouent à «guichets fermés», notamment le tournoi de balai-ballon. Mais du coté des étudiants de l’UNEF, on n’est pas d’accord : cet événement «n’attire pas la population étudiante», nous dit Simon Lahure, président du syndicat étudiant. «La Mairie veut du bon enfant, mais ça ne répond pas aux difficultés des étudiants», car «les manifestations proposées ne répondent pas à leurs attentes». Résumant l’événement à une «garderie», il propose à la place une «table ronde de l’enseignement supérieur, avec un budget, pour pouvoir agir pour les étudiants», et ayant notamment pour thèmes la question du transport, et la Maison de l’Etudiant qui doit être selon lui «un lieu de vie, de rencontre».
Au même moment, la Mairie rappelait l’arrivée récente de l’application pour smartphones «Rouen étudiants», qui traite notamment des Zazimuts, et qui permet d’avoir accès aux adresses utiles aux étudiants. Benjamin Legrand attend que l’application évolue, ce qu’il assure être en bonne voie, tout en précisant qu’elle doit répondre aux attentes des étudiants pour qu’ils l’investissent, tandis que Simon Lahure attend toujours d’en trouver «l’utilité» !
Tous deux se rejoignent sur un constat : même si de nombreux étudiants habitent à Rouen, beaucoup résident à Mont-Saint-Aignan, et les Zazimuts (mais pas que) gagneraient peut-être à davantage développer des liens entre les deux villes. Et Simon Lahure de conclure qu’il s’agit là «davantage d’une opération de communication de la Ville» plutôt que d’une manifestation «à vocation étudiante» ! Une diatribe que contrediront peut-être les chiffres de fréquentation.
Voir le programme des Zazimuts.
Télécharger l’application pour iPhone, pour Android.

Rouen gagnerait en effet à être plus étudiante. Mais peut-être est-ce du au fait que la plupart des infrastructures universitaires ne se situent pas à Rouen mais dans les communes alentours. A défaut d’avoir une politique commune, les mairies des différentes communes de l’agglomération développent des projets sans véritable concertation entre elles. Le mal rouennais réside vraiment dans cette pluralité d’acteurs aux intérêts parfois divergents.
Etudiant rouennais, la desserte nocturne de Rouen depuis MSA ou vice-versa est bien chaotique. Les étudiants rendent les villes dynamiques, ne l’oublions pas…
Vive le Grand-Rouen, ville de 300 000 habitants dans une agglo de 700 000 habitants!
Plus d’infos sur rouenforce.blogspot.com