Les premiers livres électroniques rouennais

Le livre électronique, vous connaissez ? Des ouvrages disponibles sur les tablettes de lecture, les téléphones portables, les ordinateurs. Des livres, certes, mais sans papier, qu’on feuillette à l’écran, qu’on annote sans les abîmer, et qu’on stocke sans avoir besoin d’agrandir son appartement.

Réalisés au format ePub – compatible avec lʼI-Pad et la plupart des autres tablettes, liseuses et smartphones – les premières productions seront les versions numériques de titres du catalogue des Editions des Falaises déjà disponibles en version “papier” : polars de Michel Bussi, dʼEric de lʼEstoile ou nouvelles normandes de Maupassant. Une dizaine de livres qui auront été peaufinés pendant l’été, et qui sont donc vendus sur le site de l’éditeur 6,90€ pièce. On a eu deux des fichiers entre les mains, ils sont de bonne facture. Avec une mention spéciale pour le Code Lupin, de Michel Bussi, un livre illustré, ce qui constitue une difficulté supplémentaire de fabrication.

L’enjeu est important pour les éditeurs locaux, puisque le numérique ouvre théoriquement le marché bien au-delà de leur zone habituelle de chalandise. Finies, les contraintes de stockage et de livraison, les livres proposés ici sont immédiatement disponibles partout où le web étend ses ramifications. Côté distribution, si les livres sont pour l’instant en vente sur le seul site de l’éditeur (www.editionsdesfalaises.fr), des accords sont en train d’être discutés avec des plateformes numériques, régionales et nationales. “Ces accords de distribution incluent dʼailleurs nos partenaires libraires, via le référencement en cours de nos livres numériques sur le portail 1001 libraires” explique lʼéditeur.

Reste à convaincre les lecteurs de l’intérêt de passer au numérique. Côté confort, il suffit en général d’avoir essayé de lire une fois, sur une bonne tablette. L’ argument du prix n’est pas le moindre pour les gros lecteurs. Le choix de PTC-Editions des Falaises de passer le prix de ses livres numériques à moins de 7 € est déjà un grand pas par rapport à ce qui est pratiqué par d’autres éditeurs traditionnels, qui n’accordent pas au lecteur un prix vraiment intéressant, et protègent en plus leurs fichiers ce qui empêche le partage. Deux erreurs commises en leur temps par les éditeurs de musique.

Une autre voie est possible. Celle explorée par François Bon avec sa plateforme d’édition Publie.net. Là, les oeuvres originales de littérature contemporaine sont vendues 2,99 €, et les classiques à 0,99€. Y compris des Maupassant. Des ouvrages moins longs que ceux des Editions des Falaises. Mais l’on pourra s’interroger tout de même sur la justesse d’une différence de prix de près de 6€. Car le web, c’est aussi cela : la capacité de comparer en quelques clics.

Le site web de PTC-Editions des Falaises

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4 réflexions au sujet de « Les premiers livres électroniques rouennais »

  1. Il serait également intéressant que ces éditeurs se penchent sur la plateforme Feedbooks, qui permet de toucher la quasi totalité des terminaux Android via l’application Aldiko. Et, tout comme le font les éditions Bragelonne, proposer les livres sans DRM, ce qui permet une compatibilité maximum avec la totalité des appareils pouvant faire office de liseuse. Et bien sur, privilégier le format libre ePub, plus confortable d’utilisation que le PDF.

  2. La question du multimédia est une vraie question : est-ce qu’on est toujours face à un livre ? Qu’est ce qui distingue le livre du logiciel ? La question est moins anodine qu’il y parait : par rapport au circuit de distribution, au taux de TVA…

    Et, éditorialement, il conviendrait encore que l’usage du multimédia se justifie.

    Les fonctions de notes, de surlignages, les signets multiples, la recherche en texte intégral sont déjà des atouts fonctionnels non négligeables.

    Je ne suis pas sûr que le multimédia soit une fin en soi.

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