Grand Rouen vous propose une série de billet de fond. Le premier est consacré à l’éducation. Quelles sont les prises de position des trois principaux candidats aux législatives sur le sujet ? Voilà ce qu’on peut en conclure en lisant leurs documents de campagne.
Valérie Fourneyron (PS) :
Quel peut être le destin de notre société si la jeunesse ne croit plus en ’avenir ? le chômage et la précarité minent le moral de milliers de jeunes.
Je veux que l’éducation et la formation soient au coeur d’un véritable pacte de confi ance avec la jeunesse.Redonner confiance à la jeunesse ! Pour Rouen et à l’assemblée nationale,
je m’engage à :
- tout faire pour que l’Éducation Nationale redevienne une priorité,
- soutenir toutes les réformes nécessaires pour lutter contre l’échec scolaire, faciliter l’orientation des jeunes, et pour qu’aucun jeune, quelles que soient ses origines sociales ou géographiques, ne quitte l’école sans une formation lui permettant de s’insérer dans la société.
Je me battrai pour que :
- les moyens nécessaires soient accordés aux enseignants pour exercer leurs missions dans de meilleures conditions,
- une allocation autonomie soit créée afi n de permettre aux étudiants, sous certaines conditions de ressources, de financer leurs études et d’obtenir un logement,
- les moyens de leur excellence soient donnés aux universités et aux laboratoires publics de recherche,
- davantage de possibilités soient données aux jeunes de s’épanouir dans la culture, le sport, l’engagement citoyen.
Bruno Devaux (UMP)
[...]dégager des financements pour la santé, la recherche, l’éducation.
Nos efforts seront parfois difficiles. L’avenir de nos enfants le mérite.
Laure Leforestier (Modem) :
Halte à la casse . Parce que l’école est au coeur du projet républicain,la carte scolaire doit être maintenue t rénovée et les classes d’excellence implantées sur tout le territoire ! Parce que l’économie moderne requiert un niveau élevé de onnaissances et d’innovations, notre pays doit construire un enseignement supérieur et une recherche d’excellence. Parce que l’éducation est la meilleure garantie de réussite de nos enfants ; la maîtrise de la lecture, de l’écriture et du calcul oit être une exigence à l’entrée en 6°.
Thèmes à venir :
l’économie
la culture
l’environnement
le logement
les solidarités
Et JM Beregovoy ? et le Front National ?
et la gauche revolutionnaire et la lcr et le mnr et le mpf et les candidats dont on a jamais entendu parler?
C est surement parceque ces trois la se retrouveront au deuxieme tour que les autres candidats ont ete “zappes”
Grand-Rouen se concentre ici sur les candidats qui, effectivement, ont une chance de figurer au second tour.
Il y a 14 candidats… Si un lecteur a un joli tableau Excel avec les propositions des 14 candidats, je me ferai un plaisir de le publier.
En attendant, je pense avoir déjà posé là quelque chose qui peut servir à une discussion sur le fond : qu’est-ce qui différencie ces trois candidats là ?
Personnellement, je serais d’accord, comme le propose le PS, pour mettre en place une allocation-autonomie concernant les étudiants sérieux (= faisant preuve d’assiduité, et ayant des résultats convenables, ou pour le moins en progression).
Mais cette allocation - cf récemment les propos échangés sur le blog de Dominique Gambier - devrait comporter une claire contrepartie, car sinon “allocation” et “autonomie” peuvent devenir quelque peu contradictoires, et “allocation” glisser vers la signification d’ “assistance”, de mon point de vue.
Sans que cette “contrepartie” soit susceptible, bien évidemment, d’handicaper les études des étudiants concernés.
Par ex aide à l’accompagnement des étudiants handicapés, à l’animation des campus, ou encore surtout (car l’Université reste avant tout un lieu d’acquisition et de perfectionnement du savoir !) participation au fonctionnement des bibliothèques, ou aide aux devoirs pour certains lycéens, et enfin tutorat pour les étudiants les + avancés qui bénéficieraient de cette allocation.
Le tutorat bien conçu est un moyen intellectuel et humain efficace pour lutter contre l’échec à l’université en 1er cycle, gâchis qui résulte certes parfois d’une mauvaise orientation, de lacunes en matière de connaissances ou de capacités à conceptualiser, ou d’un manque de méthodologie ; mais aussi provient bien souvent…d’isolement moral, de pernicieuse dévaluation de soi, de découragement, de pauvreté matérielle (d’où la recherche de petits boulots souvent bien étrangers aux études, avec la fatigue que peut génèrer une telle “double vie”)
Notre programme est en ligne sur notre Blog de Campagne mais pour avoir la pluralité des informations. Nous nous les faisons apparaître dans ces commentaires.
A l’Assemblée nationale les propositions des Collectifs antilibéraux. 125 propositions qui n’oublient pas l’éducation qui comme la formation doivent devenir des priorités nationales. Pour faire réussir partout, tous les jeunes, nous voulons nous donner les moyens d’un grand service public national, laïque de l’éducation, fondé sur la gratuité de la maternelle à l’Université.
Pour cela :
-La loi Fillon sera abrogée. Une loi de démocratisation du système éducatif sera mise en chantier fondée sur le droit et la capacité de chacun d’accéder à l’éducation, la lutte contre les inégalités scolaires et territoriales, la gratuité, la laïcité et une réelle mixité sociale. La réussite de chaque élève sera au centre de notre projet d’école. L’obligation de scolarité commencera à 3 ans et sera portée à 18 ans. C’est lEtat qui sera garant de l’égalité d’accès sur le territoire à l’éducation.
-Tous les acteurs de l’école seront associés aux décisions. La création d’observatoires locaux et d’un Fonds National permettra de lutter contre les inégalités scolaires et territoriales par la révsion et le suivi de l’application de la carte scolaire pour assurer une réelle mixité sociale. Dans un premier temps, pour combattre relégation et Ghettoïsation des mesures spécifiques (ZEP…) seront intensifiées.
-Tous les jeunes de ce pays pourront acquérir un haut niveau de culture commune permettant la maîtrise des informations, l’accès à tous les savoirs disponibles et la compréhension des cultures humaines
-Le financement des mesures nécessaires sera garanti par une loi de programmation pluriannuelle qui portera le budget du MEN à 7% du PIB. En 5 ans, 150 000 enseignants seront recrutés. 45 000 personnels de santé, social…également.
-La formation initiale et continue des enseignants, comme de l’ensemble des personnels de l’éducation sera développée.
-La Loi Raffarin de décentralisation de l’Education Nationale sera remise en cause. Au contraire d’une logique d’éclatement du service public, notre projet s’appuie sur la cohérence de véritables équipes éducatives.
Pour ce qui est de l’enseignement supérieur et de la recherche, notre ambition est la démocratisation de cet enseignement supérieur, l’ouverture de la recherche et son indépendance par rapport au marché.C’est à dire :
-Accès gratuit aux études supérieures
-Allocation d’autonomie à tous les jeunes en formation
-Le dispositif LMD fera l’objet d’un bilan
…lire la suite sur notre blog…
Il y a encore beaucoup d’utopie, que tout le monde ait un diplôme est un nivellement par le bas, il y a des gens scolaires et d’autres qui ne le sont pas! Le problème n’est pas là, c’est de pouvoir aussi reconnaître les qualités et les mérites de ces personnes, et non juger comme on le fait ici en France, seulement vis-à-vis des diplômes, du background social ou de son réseau. Avec ça bientôt un boulanger devra être bac +5, et rien ne garantira que son pain soit meilleur! Entendre le président de l’UNEF dire que l’université est là pour donner une culture générale est pathétique…
Ensuite plus de prof, toujours plus de prof… il y a un taux d’absentéisme élevé, des prof remplaçants qui n’enseignent jamais, et à côté de tout ça, des contractuels par milliers qui pourraient être prof ou fonctionnaires mais qui ne le sont pas car il leur manque un bout de papier, alors ce sont les larbins des privilégiés qui ont réussi à rentrer et qui profitent d’un système hermétique. Nous avons donc des enseignants bac+x, une tête bien pleine de théorie sur l’éducation, mais sont-ils pédagogues? aiment-ils les enfants? ont-ils réellement la vocation ou ils ont suivi la Fac, puis au bout d’un moment, le seul débouché, c’est l’enseignement?
Bravo à Klein-Peuziat !
Ce commentaire est un beau pied de nez au site internet de la pensée unique socialiste Fabiusienne.
faut dire que le procédé était tellement grossier.
François l’homme de droite se félicité que le PC fasse un copié-collé d’un document programme du “Collectif d’initiative national pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes”… Bravo ! Mais l’article comparait des programmes de candidats. Sébastien s’est bien expliqué pour les raisons de son choix. Francois, qui ne trouve rien à défendre dans le programme de Bruno Devaux cherche à semer le trouble autrement.
Certains ont bien du mal à parler du fond… Et n’en ont sans doute même pas conscience quand il le touche…
François> Ce que vous dites là aura au moins le mérite de faire rire tous ceux qui me connaissent un peu…
Pour ce qui est du procédé, vous n’avez pas réussi à lire mon explication ci-dessus, manifestement.
Vous pouvez aussi vous rendre là :
http://www.grand-rouen.com/legislative/legislatives-2007-helene-klein-et-yves-peuziat/1209/
Oh, si vous voulez savoir pourquoi tel ou tel n’est pas interviewé… Jean-Michel Bérégovoy n’a jamais répondu à mes mails. Les autres encore ? Je ne les ai pas contacté.
Bien sûr, c’est beaucoup plus passionnant que les propositions des candidats…