// vous lisez...

Législative

Bruno Devaux épinglé par Laure Leforestier

Ambiance sympathique ces temps-ci au sein de la majorité municipale : Laure Leforestier, Modem, adjointe de Pierre Albertini, épingle sur son blog Bruno Devaux, UMP, adjoint de Pierre Albertini. Il faut dire que ce dernier diffuse manifestement des invitations où il se déclare candidat “UMP-UDF majorité présidentielle”. Une appellation suspecte, puisque, faut-il le rappeler, l’UDF n’existe plus. On est soit UDF-Mouvement Démocrate, soit UMP, soit, si l’on est issu de l’UDF, mais pour la majorité présitentielle PSLE. Difficile à suivre, certes, mais on comprend que le fait que Bruno Devaux n’y arrive pas énerve un peu la candidate du Mouvement Démocrate, opposée à Nicolas Sarkozy, elle.

Dans la même invitation, Bruno Devaux se déclare ” candidat à cette élection sur le Grand Rouen”…

Pour voir l’invitation, cliquez ci dessous.

Ca, c’est de l’invitation…

Discussion

13 commentaires pour “Bruno Devaux épinglé par Laure Leforestier”

  1. Bonjour,
    Le fait est que, sur consigne de son parti, Bruno Devaux diffuse des invitations (élus, etc…) à ces réunions avec l’en-tête “Majorité présidentielle UMP-UDF”.
    Bruno Devaux fait ainsi montre de sa méconnaissance du paysage politique et d’un mépris certain -certes habituel pour un homme de droite- pour les électeurs en général et centristes en particulier. Il s’expose en outre à des poursuites judiciaires. Mais il est vrai que ni l’arrogance, ni l’argent ne manquent à l’UMP. Enfin, quitte à ratisser, il devrait ajouter une dent à son rateau en ajoutant la mention “FN” à son en-tête; ce qui serait dans le droit fil de la campagne de Nicolas Sarkozy.

    Posté par JFMabire | mai 24, 2007, 11:07
  2. JFMabire> oui puis une croix gammée aussi pendant que vous y êtes, c’est vrai qu’on attend toujours la dictature de Sarkozy… j’imagine que c’est comme le plan B de la constitution européenne, on n’a pas d’idées mais des prophètes de l’apocalypse, c’est très constructif. Vous préférez remercier Fabius d’avoir soutenu le FN en leur donnant une représentation nationale, que Sarkozy qui les a laminé, c’est votre choix!
    L’UDF est à l’origine un parti de centre droit, pro-européen. On comprend alors que Bayrou n’ayant pas dit un mot sur l’Europe, se déclarant plus à gauche que la candidate socialiste, il ait creer son moudem avec le succès que l’on sait, puisqu’il en vient à recycler des verts. Ah vide idéologique quand tu nous tiens, ils sont où les Veil & Borloo?

    Posté par Iroquois | mai 24, 2007, 13:06
  3. Trouver des exemples d expressions ou de mesures “frontistes” ce n est pas ca qui manque!D ailleurs NS ne s ait pas caché de voulour recuperer l electorat du FN[remarquealacon]c est vrai que recuperer des gens qui tantot crachent sur ns, tantot sur royale c est vraiment super! :)[/remarquealacon]

    Posté par Philippe D | mai 24, 2007, 13:12
  4. C’est scandaleux et en même temps si prévisible. Qu’espériez-vous le soir du 6 mai ? Un réel changement dans les méthodes politiques ? Tromperie. Bruno Devaux démontre depuis toujours que les vieilles méthodes sont les meilleures. L’article du Canard comme la lettre à en-tête UDF-UMP le prouvent…

    N’est-ce pas lui qui en 2004 allait peindre une cage d’escaliers sur les Hauts-de-Rouen en pleine campagne électorale pour qui pour quoi à part jouer la carte d’une propagande moyen-âgeuse ? Comme d’autres achèteraient des bullletins de vote.

    Bruno Devaux dénonce l’assistanat et pourtant c’est un nouveau système d’assistanat qu’il entend mettre en place… A son profit et au profit de son parti. Mais bon rien ne sert d’en rajouter, je lis déjà les commentaires de ceux qui vont crier à l’acharnement contre ce pauvre Bruno. Mener une campagne, c’est partager sa vision pour demain, c’est évoquer son projet, ses convictions, ce n’est certainement pas distribuer des prébendes (dixit le Canard), des stylos tamponnés UMP ou s’affubler d’une fausse étiquette UDF-UMP.

    Posté par Stéphane | mai 24, 2007, 13:24
  5. Bah alors Citoyen Bruno ! Z’avez déjà la nostalgie UDF de ce qui n’est plus depuis quelques semaines.
    La fin de l’hypocrisie politique ça a du bon quand même. Tout le monde savait que le centre français auparavant était à droite. Comme tout le monde savait aussi qu’un maire sans étiquette est toujours très à droite.
    Voilà voilà.

    Posté par malpaso | mai 24, 2007, 13:48
  6. Pas de quoi en faire un fromage, puisqu’il n’y a plus d’UDF en tant que telle, mais un MoDem à bas débit.

    Posté par Laure | mai 24, 2007, 14:59
  7. malpaso>94% des Français seront toujours trop à droite pour vous

    stephane>les cages d’escalier ne devraient être répeintes qu’après une étude préalable, puis un rapport sur l’étude puis un examen d’une commission sur l’intérêt d’un tel projet, n’est-ce pas? Et puis les politiques devraient dire aux Français, vos problèmens, on n’y peut rien, débrouillez vous. C’est sûr comme ça, faudra pas s’étonner que les extrémistes, communistes et FN, refassent des scores importants.
    “Mener une campagne, c’est partager sa vision pour demain, c’est évoquer son projet, ses convictions”: qu’est-ce qui vous dit qu’il ne le fait pas?

    Posté par Iroquois | mai 24, 2007, 17:58
  8. A propos d’UMP-UDF je note qu’il y a encore le lien du blog de Pascal Houbron sur ce site, qui ne doit d’ailleurs plus fonctionner, mais qui fait partie désormais des candidatures du PSLE, pour la majorité présidentielle…
    C’est certainement involontaire de la part de sébastien.
    en tout cas ça fait désordre…lol!!!

    Posté par Olivier | mai 24, 2007, 22:31
  9. Moi j’appelle a voter en son ame et conscience apres cette lecture…

    Cet article du 07 mai 2007 est inedit en France.
    “Au lendemain de l’élection présidentielle française, Le Monde diplomatique a adressé cet éditorial, inédit, à ses éditions internationales.

    lundi 7 mai 2007
    Reconstruire
    Dans l’histoire de la Ve République, la victoire de M. Nicolas Sarkozy le 6 mai 2007, au second tour de l’élection présidentielle, avec 53 % des voix, marque un tournant. Car il ne s’agit pas de la simple reconduction de la droite française au pouvoir – qu’elle a occupé au plus haut niveau de 1958 à 1981 et à nouveau depuis 1995. Le programme du candidat de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) et les forces qu’il a voulu rassembler autour de lui marquent un infléchissement majeur : ils en font le premier président à la fois néolibéral, autoritaire, pro-américain et pro-israélien.

    Le brouillage systématique d’une campagne jalonnée de références éclectiques, de Jeanne d’Arc à Léon Blum, ne saurait en effet masquer le profil politique très marqué de M. Sarkozy. S’il se réclame d’un volontarisme grâce auquel l’Etat pourrait « protéger » la France et les Français, son programme économique et social puise néanmoins largement dans les vieilles recettes thatchériennes et privilégie… les privilégiés. De même, ses envolées républicaines n’ont pas réussi à gommer sa vision essentiellement sécuritaire de la société, opposant la seule répression aux revendications des catégories populaires et de la jeunesse. Ceci expliquant peut-être cela, son « dérapage » sur les origines génétiques de la pédophilie et du suicide en dit long sur l’eugénisme rampant qui l’inspire. Enfin, malgré ses efforts pour atténuer l’effet de l’onction demandée au président George W. Bush, il n’a pas renié sa volonté de rapprochement avec la politique américaine, y compris au Proche-Orient — sans parler de l’enterrement annoncé par une procédure parlementaire du référendum du 29 mai 2005 sur le traité constitutionnel de l’Union européenne…

    Le programme de M. Sarkozy est important, la « clientèle » à laquelle il s’est attaché à le vendre ne l’est pas moins. De ce point de vue, les grandes manœuvres de l’entre-deux-tours destinées à récupérer l’électorat de M. François Bayrou n’effacent pas des mois de débauchage de celui de M. Jean-Marie Le Pen. Sous couvert de « reconvertir » à la démocratie les troupes de ce dernier, le candidat de la droite a littéralement intériorisé les thèses de l’extrême droite : de la proposition de créer un ministère de l’immigration et de l’identité nationale à la reprise du mot d’ordre « La France, on l’aime ou on la quitte », de la chasse aux sans-papiers jusque devant les écoles à l’abolition de l’ordonnance de 1945 protégeant les mineurs, de la pseudo défense de ceux qui « se lèvent tôt » contre les « profiteurs » et les « assistés »… Aucun de ses prédécesseurs n’avait été aussi loin pour se faire élire : il convient d’en prendre la mesure avant de saluer le recul du Front national.

    Mais les efforts de M. Sarkozy et les soutiens médiatiques massifs dont il bénéficie n’expliquent pas, seuls, son succès, pas plus que les effets pervers, vérifiés encore une fois, de l’élection présidentielle au suffrage universel : personnalisation, démagogie, vote utile… A surtout pesé l’absence, face à la droite et à l’extrême droite, d’une authentique alternative politique. Jamais le total des voix de gauche au premier tour — 36,44 % — n’a été aussi faible depuis 1969. Et pour cause ! Le Parti socialiste s’est laissé imposer par les sondages une candidate, Mme Ségolène Royal, qui a certes su effacer le traumatisme de 2002, mais sans offrir aux forces populaires une perspective mobilisatrice. D’autant qu’à ses côtés, le Parti communiste, l’extrême gauche et les écologistes ne se sont pas rassemblés afin de prolonger à la fois les grandes mobilisations sociales pour la défense de la sécurité sociale comme des retraites, l’élan du « non » au référendum du 29 mai 2005 et la colère des banlieues. Au-delà des querelles d’appareil et de personnes, ce qui est en cause, c’est d’abord l’incapacité à penser une politique anticapitaliste à l’échelle de la France et de l’Europe.

    C’est sur ce terrain qu’il faut commencer à rebâtir, et sans attendre. Car la droite et l’extrême droite au pouvoir, si elles l’emportent aux élections législatives, tenteront de faire passer en force leur politique de destruction sociale : contrat de travail unique précaire imité du « contrat nouvelle embauche » (CNE) ; augmentation du temps de travail ; obligation d’activité en échange des minima sociaux ; limitation du droit de grève ; casse du Code du travail ; suppression des droits de succession et, via « le bouclier fiscal », de l’impôt sur les grandes fortunes ; poursuite du démantèlement des services publics, de la protection sociale et des retraites ; franchise évolutive sur les frais de santé ; non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ; liquidation de la carte scolaire ; nouvelles remises en cause des retraites ; chasse aux immigrés doublée d’un appel à la main d’œuvre « choisie » du Sud ; relance de l’Europe libérale et soutien à la politique américaine… La gauche aura besoin de toutes ses forces pour résister à cette offensive sans précédent, mais aussi pour rouvrir une perspective de changement.

    Le Monde diplomatique n’est l’organe ni d’un parti ni d’une association. Ce n’est pas un journal militant. Mais il s’engage sur des valeurs qu’il défend depuis des décennies. Et c’est ainsi, à sa manière, qu’il entend contribuer à une architecture intellectuelle alternative : en s’efforçant de faire mieux connaître les réalités géopolitiques du monde contemporain, en informant sur les expériences sociales et politiques qui s’y développent, en prenant toute sa part des débats d’idées en cours. Pour reconstruire.

    Ignacio Ramonet
    http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2007-05-07-Reconstruire

    Posté par Kremayere | mai 25, 2007, 0:21
  10. Laure,si tu avais été au Zenith hier tu ne dirais pas Modem a bas debit

    Posté par coto | mai 25, 2007, 12:42
  11. Laure doit certainement vouloir parler de bas debit sortant (23 députés ) et oublie le très haut débit entrant (+ 75 000 préadhérents en deux semaines!)…
    Mais tout cela est peut etre un peu trop compliqué…
    En tout cas qu’on se le dise le logiciel du MoDem sera un logiciel libre !

    Posté par Matthieu Amelot | mai 25, 2007, 14:10
  12. Posté par Iroquois | mai 25, 2007, 15:44
  13. Message à Iroquois :
    Tu dis “Mener une campagne, c’est partager sa vision pour demain, c’est évoquer son projet, ses convictions”. Jusque-là très bien. Mais très incomplet aussi. Il faut enfin - et ce sera un scoop politique mondial - que les politiques mène campagne de manière clairvoyant et pas dévoyée, partage leur vision pour demain en posant les bonnes lunettes sur le bout de leur nez, évoque un projet mais ne l’évoque pas seulement, affirme des convictions à condition qu’elle soit profonde, chevillée au corps…
    La cerise sur la gâteau : serait que tout ça pour ça juste au service du Peuple rouennais. Et seulement.
    Pas gagné.

    Posté par malpaso | mai 31, 2007, 11:37

Poster un commentaire

Votre boutique sur Grand Rouen L'agenda du Grand Rouen Dialoguez sur le forum

Articles Récents

Encore un chantier
6 septembre 2008
Par Sébastien Bailly
La Fête du Safran
6 septembre 2008
Par Sébastien Bailly
Pour Rudy Ricciotti, Valérie Fourneyron est mal conseillée
5 septembre 2008
Par Sébastien Bailly
Connaissez-vous Renaud Duménil ?
5 septembre 2008
Par Sébastien Bailly
Claude Lévêque à Rouen pour les 10 ans du Frac
4 septembre 2008
Par Sébastien Bailly

Archives

A venir