Le What’s Up Festival a enflammé le Zénith

Aucun doute, jeudi 26 avril 2012, le What’s Up Festival a fait son effet. Six heures de concert, quatre groupes, quatre styles différents et un Zénith de Rouen pris d’assaut par des milliers de personnes complétement survoltées.

La soirée débute à 18h sur les chapeaux de roues avec The Pinder Bros qui remplace le groupe Fishbone ayant annulé pour des raisons de santé. Un groupe local qui oscille entre électro et street’n circus dont l’objectif est de mettre le « cirque » sur la scène. On peut dire que le pari est réussi puisque l’on peut voir défiler sur scène le célèbre Mario des jeux vidéo accompagné de chorégraphies assez excentriques, de quoi attiser la curiosité des spectateurs.

A 19h30, la salle est déjà bien chauffée mais la température est montée d’un cran (ce qui  n’est pas simplement une métaphore puisque dans la fosse, l’air est de plus en plus rare) avec le groupe Lillois Skip The Use aux influences rock, post-punk et électronique. Bras en l’air, cris, sautillements, la nature reprend petit à petit le dessus, les spectateurs ayant des comportements de plus en plus sauvages. Le groupe entraîne le public dans ce sens en les poussant à l’action. Et ils mettent la tête en bas, les personnes des extrémités de la salle se rejoignent au milieu, s’asseoient par terre… Cette proximité plait beaucoup : « c’est un concert ludique où on se sent exister à travers le groupe », explique Sophie, l’une des festivalières.

Le temps pour le public de s’accorder une petit pause pour prendre un bol d’air frais et se rafraîchir, il est déjà 21h et c’est au tour du groupe de  reggae californien Groundation de faire son entrée. Une ambiance plus calme mais plutôt colorée, avec de magnifiques visuels en arrière plan.

 

 

Une musique « posée », plutôt bienvenue avant l’arrivée de la tempête Shaka Ponk. Et c’est parti pour 1h30 de pure folie aux côtés de ce groupe aux styles punk, métal, fusion, funk  et électro-rock (choisissez ce que vous préférez). Sur le grand écran derrière le groupe  un singe très étrange, coloré et complètement survolté accompagne les chanteurs et musiciens. Une ambiance psychédélique qui entraîne le public dans une « folie douce ». Le chanteur quant à lui n’a absolument pas peur et se jette avec beaucoup de confiance à plusieurs reprises dans le public, jusqu’à un saut final complètement dingue. Sophie salue une nouvelle fois le respect avec lequel le groupe s’adresse au public. Quant à son petit frère, Benoît, il n’a qu’une seule phrase à dire pour décrire la soirée : « Ca a envoyé du pâté ».

C’est fatigué mais avec pleins de belles images dans les yeux et de bons sons dans les oreilles que Sophie et les autres festivaliers sont rentrés chez eux, pour une bonne nuit de sommeil.

Crédit photo : Sophie Prentout

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