Le Collectif 76 et le Dal se sont invités dans un foyer d’hébergement

Colette Yver (4)Pendant le plan grand froid, l’ancienne école désaffectée Colette Yser, rue Albert Dupuis, dans les Hauts-de-Rouen, accueille à partir de 17h30 chaque jour, 19 familles sans-abris. Le hic pour les militants du Collectif 76 et du Droit au Logement ? Chaque matin, entre 8h et 8h30, ces 43 personnes sont remises à la rue, « alors que la loi prévoit la continuité de l’hébergement ».

A 7h ce matin du 16 janvier 2013, les militants se sont donc invités dans les locaux de l’ancienne école pour faire connaître aux familles leurs droits à y rester pendant la journée. Hélène, du Dal, se dit contente : »On est mercredi, il n’y a pas école. Aujourd’hui, les enfants peuvent jouer au chaud et ne pas traîner dans la rue ».

Colette Yver (3)Ginette, 47 ans, est handicapée. Elle dort dans le foyer d’hébergement d’urgence des Hauts-de-Rouen depuis vendredi 11 janvier, avec son mari roumain, Stéfan, 40 ans. « On a quitté Cherbourg car j’ai perdu un enfant mais impossible de se loger ici à Rouen. On a dormi une nuit dehors mais on a eu trop froid. Pour nous loger, il faudrait que je sois séparée de mon mari, mais je suis handicapée, son aide est indispensable », explique-t-elle. Elle raconte la vie dans le foyer : « Chaque matin, ils frappent à la porte à 7h moins le quart pour nous réveiller et nous demander de partir. On repart dans la rue avec nos valises, qu’on trimballe toute la journée. Chaque soir, on nous réattribue une chambre différente. Ce n’est pas tenable comme situation. »

Chaque matin, le chauffage est éteint dans le foyer. Les trois salariés du Centre d’aide et de promotion du social (Caps) qui gère la structure revienne tous les soirs. Chaque nuit, un veilleur de nuit est affecté au foyer. Monsieur Cany, directeur du Caps est venu au foyer pour se rendre compte de la situation. Alors que les militants considèrent qu’ils se sont invités, lui parle d’une « occupation ». « Pour l’instant, on fait acte de présence en attendant le départ du Collectif 76 et la décision du Conseil Général », explique-t-il.

Les militants et les familles sont au chaud et attendent les nouvelles de la direction départementale de la cohésion sociale (DDCS) qui décidera de l’ouverture ou non du foyer temporaire la journée.

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