Les maladies d’automne s’emparent de l’été 2012

Rhinopharyngites, angines, trachéites, rhumes et otites pour les plus jeunes, elles sont de retour, mais pas à la bonne période. Normalement présents à l’automne, les virus ont
décidé de faire leur apparition beaucoup plus tôt dans l’année. La faute au temps catastrophique de ce début d’été 2012 ?

« Par rapport à un mois de juillet normal, le mois de juillet 2012 est vraiment catastrophique. De nombreux patients souffrent de pathologies que l’on retrouve normalement à l’automne tels que les rhinopharyngites ou les bronchites. Je dirai qu’il y a environ 50% de pathologies supplémentaires par rapport aux mois de juillet des autres années », explique le Docteur Carré de Canteleu.

Un phénomène étonnant, car normalement dès que sonnent les vacances scolaires, les maladies ont tendance à diminuer : « Les maladies disparaissent en période de vacances car les habitants se dispersent et cela limite les transmissions. Ce qui est étonnant, c’est que ces maladies persistent alors que l’on a passé le cap du 30 juin », poursuit le médecin.

Mais alors pourquoi les virus s’accrochent-ils autant ? « Le temps humide et le peu de chaleur peuvent être des facteurs favorables à la prolifération des virus », affirme le Docteur Carré.

En revanche, même avec le mauvais temps, la dépression qui est également une maladie automnale n’est pas particulièrement plus présente cet été.

La responsable de la pharmacie de la Gare et du Donjon, rue Jeanne d’Arc à Rouen confirme cette présence importante de maladies automnales cet été 2012 : « C’est vrai que c’est une année assez particulière. Nous avons autant de clients qu’en hiver. Mais pour moi, les maladies ne sont pas juste en avance sur le calendrier, je dirai que cette année, elles sont surtout chroniques. »

Un été 2012 qui donne donc du fil à retordre aux médecins normands. Mais les maladies automnales ne sont pas les seules à sévir dans la région.

La varicelle, qui peut être dangereuse lorsqu’on l’attrape en étant adulte notamment au niveau pulmonaire, a fortement touché la Haute-Normandie la première semaine de juillet 2012. La Haute-Normandie fait partie des 9 foyers recensés par le réseau Sentinelles comme ayant une activité forte de varicelle. 71 cas ont été dénombré pour 100 000 habitants. Un chiffre supérieur à la moyenne nationale qui compte 46 cas.

« Un seul conseil, partez en vacances », sourit le Docteur Carré.

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