La galerie commerciale revit … mais sans commerce

Cela fait presque vingt ans que le lieu est clos. Les deux entrées de ce qui fut une galerie commerciale, rue des Augustins et rue du Québec, sont fermées par une grille. Bientôt, l’endroit va reprendre vie. Une entreprise tertiaire vient de racheter les murs pour y installer un bureau d’étude. Un Rouennais, Nabil Moutaoikil, en est l’ancien propriétaire. Il avait pour ce lieu des envies.

Il a acheté l’espace commercial qui occupe le rez-de-chaussée de l’ilôt 23, fin 2009 « J’ai eu un coup de coeur ». L’endroit est bercé de lumière par la grande verrière qui le domine.
Trois choix s’offraient à lieu : remettre la galerie commerciale en route, louer ou vendre. Nabil Moutaoikil avait un projet cet ensemble de 450 m². Il souhaitait lui rendre sa fonction, avec des commerces, de la restauration. « J’aurais bien vu des petites puces rouennaises ici. C’était l’occasion de dynamiser le quartier, et en plus à proximité des quais, de la nouvelle gare, je pensais qu’il y avait du potentiel ».
Il travaille avec un architecte du cabinet Architrave. La norme de sécurité la plus élevée est validée. Le lieu pourrait donc accueillir du public.

Mais le temps passant, le projet devient pesant financièrement. Les charges annuelles sont de 10 000 euros. « Ce qui est beaucoup quand on ne loue pas ou qu’on n’y habite pas ». Nabil Moutaoikil décide donc de vendre. Et trouve preneur en la société tertiaire. « Je suis quand même satisfait d’avoir pu aider à dynamiser le local et que les murs ne soient pas abandonnés ».

Cette galerie commerciale fut, il y a quelques années, investit par l’artiste Patrice Quéréel (qui a aussi créé le cimetière pour art à Nolleval, en Seine-Maritime). Au début des années 2000, il y avait élu domicile. Derrière l’une des grilles d’entrée de la galerie, il avait installé « un distributeur d’argent gratuit » : une table sur laquelle il disposait des billets et pièces. A leurs côtés, était posée un dessin de Dali. Libre aux passants, de tendre le bras et récupérer un peu d’argent. Mais une nuit, en 2005,  »l’autel » et le dessin sont détruit dans un incendie volontaire.

Après le commerce, après l’artistique, ce lieu, entre la rue des Augustins et la rue du Québec, va donc connaître une nouvelle vie.

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