La Ferme des Bouillons sera classée en zone naturelle protégée

Colasse

Patrick Colasse

Classée zone à urbaniser, propriété d’Immochan et occupée par une association, la Ferme des Bouillons de Mont-Saint-Aignan, est en passe d’être protégée. 

Ce mardi 24 septembre 2013, Patrick Colasse, maire de Mont-Saint-Aignan a annoncé qu’il avait l’intention de modifier le plan local d’urbanisation (PLU) de la Ville pour classer les quatre parcelles de la Ferme des Bouillons en zone naturelle protégée (NP). L’ancienne municipalité l’avait classée, à l’instar de l’ensemble du Bel Event qui l’entoure, en zone à urbaniser. Cette modification du PLU sera conforme au SCOT (Schéma de cohérence territoriale) en cours d’élaboration par la Crea. Cette dernière tend aussi à protéger les 4,12 hectares de la Ferme. Cette modification du PLU devrait commencer au début de l’année 2014 et ne prendrait que quelques mois. « Une décision raisonnée, si ce n’est raisonnable », a commenté Patrick Colasse.

Immochan, filiale immobilière d’Auchan et propriétaire du lieu depuis le printemps 2012, détient désormais un terrain sur lequel elle ne peut construire. En revanche, en tant que propriétaire, rien ne l’empêche de détruire les dix bâtiments que comporte la parcelle. Dix bâtiments non classés qui constituent, selon l’architecte des Bâtiments de France un « ensemble hétérogène » qui « présente les caractéristiques d’un corps de ferme traditionnel et qui a de plus conservé son patrimoine arboré ». Les constructions dateraient du XVIIIème siècle. Concernant leur possible démolition, la mairie de Mont-Saint-Aignan aurait repris contact avec Immochan qui se rangerait pour le moment derrière son droit de propriété.

Ce mardi 24 septembre 2013, Patrick Colasse a réaffirmé à la presse sa volonté de maintenir le caractère naturel du Bel Event. « Nous ne donnerons pas l’autorisation de construire ». Il avoue que le dossier de la ferme des Bouillons ainsi que l’association qui vise à la protéger « l’ont un peu empêché de dormir ».  Le maire de Mont-Saint-Aignan explique avoir étudié toutes les solutions juridiques pour trouver une solution de manière à « éviter les recours ». Il a tenu à souligner le « caractère pacifique de l’Association de protection de la Ferme des Bouillons« . Une ferme, selon lui, « devenue un lieu alternatif de culture, dans tous les sens du terme ».

Concernant l’avenir des parcelles, « le tout n’est pas d’en faire un sanctuaire intouchable », des projets seront examinées dans les mois prochains. Quant à la procédure d’expulsion des occupants illégaux de la ferme, l’appel sera examiné le 2 octobre prochain.

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