Jérôme Benet raconte l’Archéo Jazz

Pour la 35ème année, du 27 au 30 juin, les vestiges du château médiéval de Blainville-Crevon vont à nouveau accueillir les artistes du festival Archéo Jazz. Rencontre avec Jérôme Benet, directeur artistique de l’événement.

Depuis les premiers pas du festival Archéo Jazz, Jérôme Benet est là. Directeur artistique de cette manifestation devenue une institution, il est entouré de 150 bénévoles qui œuvrent toute l’année pour mettre en place cet événement.

 » Tous les ans, l’effectif de bénévoles est renouvelé d’environ 10%. Cela permet d’allier un peu de sang neuf à l’expérience de ceux qui nous suivent depuis plusieurs années. »

Pour ces bénévoles de tous âges, un seul objectif commun : répondre aux attentes du public. Car mettre sur pieds un pareil événement n’est pas une mince affaire.

 » En septembre, nous dressons le bilan de la dernière manifestation et nous posons les bases de ce que sera la suivante. Nous poursuivons avec des réunions tous les mois pour préciser le projet du prochain festival. En général, en janvier, nous savons avec certitude quelle sera la programmation. »

Parlons programmation justement. Cette année, Malia, Ayo, Sanseverino et Chic font figure de têtes d’affiches. Mais il ne faut pas oublier pour autant Lokua Kanza ou le collectif Jamaican Legends qui regroupe quatre grands noms de la musique jamaïcaine ( Ernest Ranglin, Sly Dunbar, Robbie Shakespeare et Monty Alexander ).

 » Lorsqu’on choisit la programmation, on a l’objectif de faire venir le public. Les bénévoles font alors un sondage informel auprès de leur entourage pour savoir ce qu’attend le public. Ensuite, en fonction de ces attentes, des disponibilités des artistes et de la ligne directrice d’Archéo Jazz, nous arrivons à avoir notre programmation.  »

Ces grands concerts sous chapiteau ne sont cependant pas les seuls à animer les soirées. On peut également retrouver des groupes locaux qui jouent dès 18h30 tous les soirs.  » Beaucoup de gens viennent vers 18h pour se restaurer. Ils profitent alors de ces concerts off pour manger dans une ambiance jazz et festive.  »

Si les artistes prestigieux qui se pressent au festival ont fort à voir avec le succès d’Archéo Jazz, nul doute que son cadre original y est aussi pour beaucoup.

 » Depuis 45 ans, des bénévoles travaillent à la restauration des ruines du château de Blainville. Le but du festival est de perpétuer ce travail, de lui donner un sens. Archéo Jazz est ancré à ce cadre. Si nous misons beaucoup sur le bénévolat, c’est pour avancer progressivement ensemble et ainsi s’inscrire dans la durée.  »

Archéo Jazz, c’est donc le fruit du travail de nombreux bénévoles et partenaires, de la bonne musique ( jazz, blues, world ou funk ), mais c’est aussi des souvenirs marquants. Jérôme Benet se remémore avec émotion l’amitié née entre Michel Petrucciani et une fillette de 10 ans, tous deux atteints de la même maladie.

Gageons que cette édition 2012 sera aussi riche en émotion pour les organisateurs que pour le public.

http://www.archeojazz.com/

Recevez toute l'actualité par email

Recevez quotidiennement ou presque le meilleur des articles de
Grand-Rouen directement dans votre boite mail.

Commentez sur Grand-Rouen

Laisser un commentaire