Le 30 juin 1944, Rouen était libérée de l’occupation nazie. Aujourd’hui, les officiels, et les Rouennais qui le souhaitaient, se sont recueilli, au stand des fusillés à 10 heures, avenue de Caen, et au mémorial des déportés à 11 heures, rue du Donjon.
D’autres, ou les mêmes, sont passés par l’ancienne Ecole normale, rue Saint-Julien, et ont déposé une gerbe, discrète, sur la grille. Le lieu, donc, a une histoire particulière liée à cette date. La gerbe n’était pas signée. Juste un geste anonyme.

Je passe très régulièrement rue St Julien.Je trouve déplorable l’état dans lequel est laissé le monument en mémoire des instits morts sur les champs de batailles ou pour fait de résitance…
je reviens sur la commémoration de la Libération de Rouen.J’ai le sentiment que cela n’intéresse plus grand monde!!!
Il suffisait de lire notre ex grand quotidien régional de ce jour pour s’appercevoir que l’évènement était traité par une petite photo et quelques lignes de commentaire en 6è ou 7è page….
Xavier : Peut-être abuse-t-on, depuis qqes années, des commémorations et anniversaires en tous genres, ce qui banalise ceux qui concernent des événements essentiels pour notre histoire ?
Autre explication : la France actuelle est ultra-pacifiste, n’a plus de service militaire obligatoire, pratique l’optimisme volontariste concernant ses partenaires diplomatiques, sur le thème : tout le monde nous aime, nous veut du bien, plus aucun risque de conflit pour nous, etc. Alors rappeler qu’en moins de 10 ans (1933-1939) le ciel diplomatique s’est terriblement assombri pour notre pays, malgré (ou à cause ?) du pacifisme ambiant de l’époque, s’apparentant à la méthode Coué, cela pourrait peut-être fissurer un peu notre béatitude actuelle, alors on évite d’insister trop ?
Ce que l’on peut remarquer aussi, Xavier, c’est que peu de reconnaissance officielle s’exprime à l’égard des Canadiens et des Américains grâce auxquels la région de Rouen a été libérée (en payant d’ailleurs un prix fort : bombardemts) : les résistants n’ont constitué de ce point de vue qu’une petite force d’appoint, même si leur témoignage était essentiel sur le plan politique comme éthique. Les cimetières anglo-saxons et canadiens de la région sont hélas nombreux, même s’ils le sont moins qu’en Basse-Normandie