Les Alliés, au printemps 1944, dans la perspective du Débarquement et d’une vaste bataille en Normandie, veulent empêcher les Allemands de recevoir des renforts. Ce plan implique notamment la destruction des ponts, qui, pour le malheur de Rouen, sont situés presque au cœur de la ville. Le 19 avril 1944 un terrible bombardement anglo-saxon de 50 minutes s’abat sur Rouen et Sotteville. Il faudra 50 ans pour en réparer les dégâts matériels.
La cathédrale, touchée par l’imprécision des tirs, manque de s’écrouler : seuls deux arcs-boutants subsistent sur le bas-côté sud pour s’opposer à la poussée des voûtes. Il faut étayer d’urgence, exploit réalisé par l’entreprise Lanfry. Fin mai, suite à un nouveau bombardement, la tour Saint-Romain se met de son côté à brûler ! Pour croyants et incroyants, c’est le cœur de la cité, là où se sont déroulés tant d’événements émouvants publics et privés, qui manque de disparaître.
La cathédrale reste fermée ensuite 12 ans, Saint-Ouen la remplaçant pour les grandes cérémonies. Mais le 23-24 juin 1956, vient le temps de la résurrection. Le 23 juin un défilé historique de 1 600 personnes en costume médiévaux serpente dans la ville, avec chevaux, musique et grands chars fleuris. Un spectacle nocturne en l’honneur de Jeanne d’Arc (dont on fête en même temps les 500 ans de la réhabilitation) est organisé à la pointe de l’île Lacroix, avec gigantesque feu d’artifice. Le lendemain une messe solennelle se déroule dans la cathédrale en présence du président de la République René Coty, de prélats en immenses capes rouges, avec Marcel Dupré aux grandes orgues. Même la toute jeune télévision s’est déplacée pour l’événement !
Les travaux continueront ensuite, un gros camion pénétrant par exemple dans l’édifice en 1959 pour y déposer une nouvelle cloche. Ils ne cesseront jamais, car un autre ennemi, plus insidieux, ronge désormais les vieilles pierres : la pollution.
A l’intérieur de l’église, dans ce fameux côté sud qui a tant souffert, on peut découvrir des photos du chancelier Adenauer, en visite sur les lieux en 1962. Un symbole de réconciliation certes tardif, mais riche de sens, non ?
y avait un concert hier soir à la cathédrale. On était partis pour y aller … on a du rennoncer quand on a vu qu’il fallait payer 5 euro par personne. 10 euro, quand on est étudiant et au chômage, c’est beaucoup
j’ai été déçue. Pas de tarif réduit. On va se demander après pourquoi y a pas beaucoup de jeunes dans ces trucs là. Pas mal de personnes ont renoncé aussi, et des touristes ont été reboutés. J’ai trouvé ça assez élitiste, en plus les invités avaient le droit de rentrer par le portail central qui n’est habituelement jamais ouvert ! grrrrrrrr