Arrivé en train en milieu de matinée ce 5 octobre 2011, reparti en voiture aux environs de midi, François Hollande aura fait une visite rapide à Rouen. Le temps d’une conférence de presse, pas celui d’un meeting. Faute sans doute de pouvoir réunir autant de militants ici que sa principale adversaire au primaires socialistes, Martine Aubry, qui bénéficia, elle, du tapis rouge fabiusien le 26 septembre 2011.

Une simple conférence de presse au siège seinomarin du Parti socialiste, accueilli par ses quelques militants régionaux et le responsable local du parti, Christophe Bouillon. Au fil de son discours, le candidat Hollande aura dit son attachement à cette ville, où il a passé son enfance et fait son service militaire, rappelé ses axes de campagne, et les enjeux de la primaire.

S’il est attaché à la ville, c’est qu’il y a passé son enfance, jusqu’à 13 ans, puis qu’il a fait son service militaire à Oissel, “avant que Laurent Fabius soit élu ici”, prit-il un certain plaisir à rappeler, remerciant même pour la bruine matinale qui lui rappelait manifestement ses souvenirs.

Les enjeux sont importants pour lui, donné favori dans les sondages. “Les primaires doivent un succès d’organisation et de participation”, précisa-t-il. Un million de votant lui semblant un minimum pour parler d’une réussite.” Il a profité de l’occasion pour rappeler ce qui devait, pour lui, constituer les critères de choix lors du vote de dimanche 9 octobre, pour désigner le candidat socialiste à la présidentielle  : “Il faut choisir qui peut être le prochain président de la République. Un homme ou une femme qui doit lever une espérance, marquer un engagement et montrer qu’il ou elle a une crédibilité.” L’occasion de rappeler que “Les primaires sont une liberté et une responsabilité données aux électeurs. Il faut choisir laquelle ou lequel des dix candidats peut nous faire gagner en 2012 et être un bon président ensuite pour la France.”

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