Charles Frechon n’est pas le plus célèbre des impressionnistes. Peut-être parce qu’il n’a peint que 850 tableaux, ou parce qu’il n’avait pas la fibre commerciale, ou qu’il ne s’est jamais beaucoup déplacé. Un impressionniste qui n’est pas allé jusqu’à la mer, ça ne fait pas très sérieux. Jusqu’au 21 septembre 2008, le Musée des Beaux-Arts de Rouen présente une grande rétrospective de l’une des figures majeures de l’Ecole de Rouen.
Et l’on découvre un peintre qui vaut le détour. Et sans doute même un peu plus qu’un détour. Avec 80 tableaux et un ensembles de fusains, l’exposition replace Charles Frechon dans son époque. Né en 1856 à Blangy-sur-Bresle, mort en 1929 à Rouen, l’artiste étudie d’abord à l’école municipale de peinture de Rouen, puis à l’Académie Colarossi, à Paris, avant de revenir s’installer dans sa région natale.
Il donne dans le pointillisme, dans l’esprit de Seurat. Malgré l’opposition de la critique, Charles Frechon est soutenu par quelques galeristes locaux. Il rencontre le succès dans les années 1890, et dépasse alors le cercle des amateurs rouennais, séduisant de grands marchands parisiens, exposant au Salon de la Société des Artistes Indépendants, et rejoignant la Société Nationale des Beaux-Arts.
Expostion Charles Fréchon, jusqu’au 21 septembre 2008
MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE ROUEN
Esplanade Marcel Duchamp
76000 ROUEN
Tél : 02 35 71 28 40
De 10h à 18h.
entrée: Plein tarif : 5 €.
Effectivement, très belle exposition. Détail du pointillisme sur certaines œuvres. Remercions au passage le CIC qui a redéployé sa stratégie de mécenat afin de rendre possible une nouvelle expo au musée des beaux arts de Rouen
très belle exposition, je me suis régalé, J’espérais depuis longtemps de voir plusieurs tableaux réunis de Charles Frechon.
merci pour cette exposition
Denis BERMONT
[...] ainsi que les deux expositions présentées actuellement : Bernard Ollier, Ombres heureuses et Charles Frechon. Le restaurant, le MBA sera exceptionnellement ouvert pendant cette soirée,sur réservation [...]
cet artiste me tient particulièrement à coeur, non seulement parce que c’est mon arrière grand-père (je suis le fils d’odile Frechon, fille d’etienne, fils de charles et de fanny carton) mais aussi parce qu’ il a su en tant que peintre mettre en valeur de simples paysages! La peinture n’a pas besoin de grands espaces indéchiffrés pour exprimer sereinement des sentiments simples, des vues de tous les jours.
Au passage, Ch. Frechon était ami de Monnet et ils se recevaient régulièrement à quièvreville. Je me souviens bien avoir lu il y a quelques années des lettres entre Monet à mon aieuil ou ils “s’envoyaient” des chers Frechon et des chers Monet tout en se vouvoyant. Domage que tant de proches de ma famille, n’aient pas joué le jeu en ne pretant pas pour cette exposition phare, leurs toiles, leurs courriers… ceci laisse la place pour une autre exposition, je l’espère!
Merci encore à la ville de Rouen, au musée des beaux arts et à François Lespinasse pour ce travail remarquable! j’attend encore une chose; que la ville de Rouen donne à un espace public, le nom de Charles Frechon, je lui en saurais gré.
Hervé Queinnec
Le pont Charles Frechon, ça aurait eu un autre ton, une autre touche, une autre couleur
Même si la peinture de Frechon est tout à fait charmante, bien entendu, force nous est de rappeler qu’un peintre rouennais a tout de même bien plus marqué l’histoire des Beaux Arts, mais qu’il est si peu honoré à Rouen que cela estomaque, et même, laisse abasourdis les touristes qui viennent ici honorer sa mémoire: Marcel Duchamp. Duchamp n’ayant droit qu’à une allée, ce brave monsieur Frechon, proportionnellement, on lui donnerait quoi?
Il y a une rue Fréchon, et même un arrêt de bus, à Mont-Saint-Aignan.
On peut supputer que Marcel Duchamp aurait préféré un arrêt de bus.
Une allée, ou plutôt une esplanade, c’est déjà pas mal pour un artiste… disons… ambigu.
[...] Reflet dans une affiche de l’exposition [...]