Et si Paris-Normandie disparaissait ?

Alors que la dernière offre de reprise a été suspendue le 13 juin 2012, le risque pour que le quotidien normand Paris-Normandie aille jusqu’à la liquidation, est grand. Et si Paris-Normandie disparaissait, quel impact cela aurait-il, a-t-on demandé aux Rouennais.

Il y a ceux qui demandent l’air étonné « Mais, c’est quoi Paris-Normandie ? » et ceux qui n’ont pas d’avis sur la question. Ceux qui n’ont pas le temps de répondre alors qu’ils ont le quotidien sous le bras et ceux qui ne sont pas au courant que le journal est en mauvaise posture. Claire, 14 ans ne lit pas ce genre de journaux : « Je préfère les magazines people », sourit-elle.

Et puis finalement, des réponses. Des réponses emplies de compassion, comme celle de Fadilla, 33 ans : « Si Paris-Normandie disparaissait, ça serait un peu comme si l’image de Rouen et l’agglomération s’envolait avec lui. Pour moi, c’était une très bonne manière de s’informer. Je suis incapable de citer un autre nom de journal dans la région. » Ou celle de Jean-Paul, 63 ans : « Ce serait une catastrophe et un grand vide pour la région. En plus, beaucoup de personnes vont être licenciées. » Pour David, 38 ans Paris-Normandie, est même « l’emblème de la Normandie ».

Des témoignages d’affection pour ce quotidien qui fait partie intégrante de la vie des Rouennais, à l’image d’Antoine, 19 ans : « Je lis très souvent Paris-Normandie. On va dire qu’il accompagne mes journées depuis que je suis en âge de le lire, surtout pour les faits-divers. »

D’autres Rouennais sont affectés par cette possible disparition du journal : « Je trouve que la disparition de Paris-Normandie serait ennuyeuse, surtout pour les personnes qui habitent dans les campagnes car c’est un bon moyen pour eux de se tenir informer sur ce qui se passe dans la région », confie Bénédicte, 38 ans.

Les responsables des bureaux de tabac sont inquiets, à l’image de la patronne de la Cascade, rue de la République à Rouen : « Les clients font déjà la tête et rouspètent lorsque le journal est absent des kiosques alors, je vous laisse imaginer le résultat s’il disparaissait définitivement. » Marie-Hélène, 58 ans, responsable d’un kiosque à journaux, rue Jacques Lelieur précise : « Cette disparition serait terrible pour mon chiffre d’affaires, car les clients sont tout de même très demandeurs. Je le lis d’ailleurs tous les jours, parce qu’ils veulent savoir si telle ou telle information est à l’intérieur. »

Pour clore cette collection de témoignages, il y a ceux qui achètent le journal mais qui ne l’aime pas, parce que les journalistes « ne disent pas toute la vérité », affirme Ahmed, 65 ans.

Finalement, qu’on l’aime ou pas, qu’on le lise ou pas, pour nous-même ou pour les autres, la disparition du quotidien Paris-Normandie délie les langues.

Lire aussi : Paris-Normandie, la chronologie

Recevez toute l'actualité par email

Recevez quotidiennement ou presque le meilleur des articles de
Grand-Rouen directement dans votre boite mail.

Commentez sur Grand-Rouen

Laisser un commentaire