Difficile de s’y retrouver. Une chose est sûre, au moins : la société Osilub, filiale deVeolia Environnement et Total, doit s’installer à Grand-Quevilly. Si on lit Agglomag de février 2007, page 5, c’est une bonne nouvelle :
“D’une capacité de 120.000 tonnes d’huiles traitées annuellement, l’usine unique en son genre produira prochainement près de 90.000 tonnes de produits recyclés. Ce rendement étonnant contribuera ainsi à préserver les ressources naturelles non renouvelables de la planète. Cet investissement d’un montant de 50 millions d’euros sera mis en service
en 2008. Il permettra à Osilub de transformer des huiles usagées en produits pétroliers réutilisables, dont des huiles de base d’une qualité identique à celle des huiles issues du raffinage.
[...]
L’arrivée de l’usine Osilub, en plus de préserver l’environnement, servira également l’emploi, l’activité du site devant permettre la création de 40 postes dans un premier temps et d’une centaine à terme.”
Sur son blog, pourtant, Régine Marre, candidate du Modem aux dernières législatives sur la circonscription de Quand-Quevilly, tire la sonnette d’alarme alors qu’une enquête publique est ouverte du 2/10/07 au 2/11/07 à la Mairie du Grand Quevilly (du lundi au vendredi de 8h30 à 12h15 et de 13h15 à 16h30). Enquête publique tout ce qu’il y a de plus normale dans le cas d’une implantation de ce type :
“Parlons risques industriels et environnementaux: le procédé américain utilisé (Probex) est beaucoup plus polluant et les risques d’explosion (cela s’est produit aux USA et lors d’essais au Sud de la France) sont importants. Les produits rejetés sont : Oxyde d’azote (hautement toxique), composés organiques volatiles (effets sur le système nerveux central), composés isoocatane (effets sur les reins, le foie, le système nerveux central), benzène ( perte de mémoire, insomnie, atteinte de la moëlle épinière), toluèneC7H8 (effets neurologiques), naphtalène (malaises, céphalées, vomissements), méthanol C2H5OH (troubles visuels, céphalées), méthyl terbutyl (atteinte du système nerveux central, effets sur le foie et les reins), hexane (effets toxiques sur la reproduction chez l’homme). Tout ceci étant étiqueté XN (nocif), N (dangereux pour l’environnement), F (facilement inflammable).
Et pourtant le POS de ce site prévoit l’interdiction d’installer de telles usines.”
Euh… ca fait un peu plus peur, là, non ? Enfin, pas si on lit une délibération prise par le conseil municipal de Rouen en 2004 sur le sujet qui précise : “Une étude réalisée par la société ESPACE selon le guide établi par l’Institut National de Veille Sanitaire (I.N.V.S.) montre que les taux de concentration des polluants rejetés dans l’air dans le cas le plus défavorable sont nettement inférieurs aux valeurs réglementaires”
La délibération de prise à Rouen est favorable, mais sous certaines réserves, dont l’une au moins semble avoir été prise en compte : l’acheminement du produit transformé par barges vers la raffinerie Total de Gonfreville l’Orcher.
Mais les faux-derches professionnels je le crois pas !
Pas une conversation politique locale entre militants, habitants… n’a lieu sans parler du grand manitou fafa… et quand il s’agit d’écrire un truc là qui se passe dans LA commune : pffuuutt ! Y’a plus personne.
vous écrivez que la Mairie de Rouen a donné son accordau projet. Ceci n’est pas exact car l’avis que vous citezdate de 2004 et ne concerne donc pas l’enquête en cours de 2007. De plus en 2004, le procédé industriel n’avait pas été dévoilé au public, ce qui avait permis de tromper les élus. Aujourd’hui, le procédé industriel envisgé est connu et suscite une légitime inquiétude