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Anthologie

La Rue Eau de Robec

Les vieux logis -tels des soûlardes recrues
Les pieds dans le ruisseau -cloaque du Robec-
Penchent le moyen-âge aux façades ventrues
Sur les ponceaux moussus, les caquets ont bon bec.

Les toits font aux pignons des coiffes incongrues,
Truands qui de travers ont mis leur caudebec.
Les siècles ont mangé les poutres de verrues;
Le vent joue aux greniers sonores du rebec.

Mais sur ces murs frettés d’une ardoise moisie
Le passé des aïeux verse sa poésie.
Rongés, ces mascarons, cet ove, ont les destins

D’Une qui fut Heaulmière et pleure ses tétins.
La maison décrépite, autrefois belle ! porte
Un joyaux suranné de sa jeunesse morte.

Charles-Théophile Féret, 1858-1928.

Discussion

Les commentaires sont clos pour cet article.

  1. Je te remercie pour de porter à notre connaissance, à ma connaissance en particulier ce merveilleux poème.
    Cordialement

    Posté par chouchou | février 9, 2006, 16:25
  2. Une des plus belles ville de Rouen qui a été très bien mise en valeur (état de délabration il y a 30 ans).

    Posté par Edouard LEFEVRE | février 9, 2006, 16:42

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