Dans un article publié par lemonde.fr, on apprend que le Comité européen pour la prévention de la torture, des peines ou des traitements inhumains ou dégradants met en avant les conditions d’accueil des prisons et centres de rétention français. Sont notamment pointés du doigt le commissariat de Rouen et le Centre de Rétention d’Oissel. Extraits.
Une délégation de huit membres, tous étrangers, s’est rendue en France entre le 28 novembre et le 10 décembre 2010 pour visiter six commissariats français, une brigade de gendarmerie, deux centres de rétention, deux établissements pénitentiaires et trois hôpitaux psychiatriques. Ce sont ci-dessous des extraits de leur rapport.
« Certaines insuffisances [...] ont également été observées dans les cellules de l’hôtel de police de Rouen, notamment le froid ambiant et l’impossibilité d’obtenir une couverture, voire un matelas, pour un certain nombre de gardés à vue. En outre, les cellules étaient mal aérées et sales. Les gardés à vue devaient en règle générale attendre une vingtaine de minutes avant d’avoir accès aux cabinets de toilettes, lesquels offraient également le seul point d’eau potable. Aucun produit d’hygiène personnelle, pas même du papier de toilette, n’avait été mis à la disposition des gardés à vue. Par ailleurs, les cellules n’étaient pas équipées de système d’appel. »
« la délégation a observé qu’il pouvait être fait usage de menottes/chaînes fixées à un poids, un banc ou un anneau scellé au sol. »
« à Rouen-Oissel, des retenus se sont plaints qu’un petit nombre de surveillants avaient parfois des attitudes ou des propos méprisants à leur égard.
Le CPT recommande que la direction du centre de rétention administrative de Rouen-Oissel fasse clairement savoir, et rappelle régulièrement, au personnel de surveillance que les comportements méprisants à l’égard des personnes placées en rétention administrative sont inacceptables et seront sanctionnés. »
« La délégation du CPT a observé que le personnel de surveillance de Rouen-Oissel (au contraire de celui de Paris-Vincennes) portait de manière visible des matraques télescopiques dans les zones de rétention. De l’avis du Comité, une telle pratique n’est guère propice à l’établissement de bonnes relations entre les surveillants et les personnes retenues. »
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