comme si

IMG_4313en 2013 et depuis quelques années déjà n’a de valeur que ce qui rapporte

comme si
c’est ainsi que le logement social a disparu dévalorisé tant de fois par les médias ou ceux qui n’y vivent pas et rayé des programmes budgétaires des collectivités locales et des engagements de l’état qui préfèrent investir dans des musées au rayonnement international et dans un patrimoine de pierre et de bois
rouen
rouen a son armada et ses trois mâts comme douarnenez brest ou ailleurs (ne cliquez pas je ne mets aucun lien sur ces mots là)
rouen a son festival d’art impressionné  qui transforme monet & copains en produits de supermarchés
rouen a ses cent clochers comme chez vous sûrement ses maisons à pans de bois son gothique flamboyant sa jeanne brûlée et ses voix
quelle belle ville c’est vraiment
rouen a sa médiathèque avortée mais construite projet pharaonique embaumé
rouen a son palais des sports au nom de chocolat trop sucré et à la surprise plus que salée
rouen avait un palais des congrès bloc de béton au dessin élégant à quelques mètres de la cathédrale qu’on a remplacé par un autre bloc de béton presque identique bien que moins élégant et couvert de pierres voilà qui change tout finalement
rouen avait les acier et verre de marcel lods qu’on efface à coups de bulldozers décidément il ne fait pas bon être logement social sous notre ère
rouen avait son école des beaux-arts dans l’aître saint-maclou qui ne date pas d’hier et que la mairie aujourd’hui déplace sur les hauteurs quartier à re-dynamiser comme si 150 étudiants pouvaient sauver le manque de travail l’exclusion et la précarité comme si cela relevait d’un programme de rénovation urbaine complet et approfondi et non de l’action à la petite cuillère
et même si l’aître doit se séparer de ses étudiants pour une rénovation nécessaire une telle délocalisation non concertée équivaut à la guerre
l’aître saint-maclou en plus d’abriter l’école des beaux-arts de rouen et une galerie d’art contemporain était déjà un haut lieu du tourisme local avec ses flots de visiteurs n’entrant pourtant jamais dans la galerie qui photographiaient seulement aux façades les têtes de morts
l’école ira le maire l’a dit dans un ancien collège libéré de ces élèves comme si classes et atelier cour et atrium dalle et rue étaient semblables comme si collégiens et élèves des beaux-arts avaient pour apprendre les mêmes besoins
la démocratie est un concept récent
il faudra encore du temps pour en comprendre les fondements
et ne plus faire comme si on était seul quand est puissant
comme si on ne pouvait compter rien d’autre que l’argent

 

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4 réflexions au sujet de « comme si »

  1. On sait depuis longtemps maintenant que l’art naît de la contrainte. De nouvelles contraintes ne sont en aucun cas un obstacle pour un artiste, mais de nouvelles règle avec lesquelles jouer pour, justement, trouver le moyen de l’expression artistique.
    Alors quoi, l’école ailleurs, dans un autre lieu ? Quel qu’il soit, quels que soit les moyens de transports, quelques soient les difficultés, c’est une chance plutôt qu’un handicap. La chance de sortir de son ronronnement passif, la chance du renouvellement, la chance de la différence et de l’inspiration.
    Sauf à considérer que toute expression artistique soit impossible par nature sur les hauts de Rouen. Et il faudrait nous expliquer pourquoi, pour quelle autre raison que celle qui fait que cela dérange le confort petit bourgeois d’une frange des élèves de l’école des Beaux-Arts, déjà perdus pour l’Art.

  2. Si j’apprécie le style « ironique » de ce commentaire et partage le fond de la pensée de l’auteur dans l’esprit du moment je réitère mon propos envoyé sur un autre site:
    « Je sens qu’une fois de plus l’on va retomber dans la critique facile pour favoriser des enjeux de pouvoir ce qui est conforme à notre société actuelle (décadente) dont on pourrait penser qu’un grand nombre d’acteurs politiques, notamment favorisent les conflits avec une certaine délectation pendant que d’autres à des postes de pouvoir plus élevés, après avoir sur les tréteaux, promis que demain on rasera gratis, servent avec zèle les véritables puissants qui les ont fait « roi » avec la complicité aveuglée des citoyens qui pensent être toujours en démocratie ! …
    Pardon pour ce préambule mais serait-il possible d’espérer unir les intelligences et les forces utiles pour gérer au mieux la Cité ? Il avait semblé que pour le sujet difficile des déplacements urbains rendu d’une actualité « brûlante » après le dramatique accident du Pont-Matilde, qu’un certain consensus oeuvrait positivement…
    Si la conservation de l’Ecole des Beaux-Arts serait judicieusement maintenue dans l’espace unique et historique de l’Aître Saint-Maclou, n’est-il pas censé et même urgent de non seulement rendre ces lieux prestigieux plus aux normes de sécurité et assumer, enfin, leur restauration plus que nécessaire !
    Que faire, pendant ce temps des élèves et de leurs professeurs ? Camper rue Martainville où sous les Halles du Clos Saint-Marc ?
    La proposition du collège Giraudoux n’est pas sotte avec en sus une animation dans ce quartier de la Grand Mare qui revit…. Je sais, que personne n’aime changer ses habitudes et ne point bousculer son petit confort en commençant par moi-même mais la vie c’est aussi le mouvement et qu’il faut parfois, faire contre mauvaise fortune, bon cœur ! …
    Quant au transport TEOR, il est toujours possible de négocier un moyen de permettre aux étudiants de se déplacer avec leurs œuvres… Avec de la bonne volonté, surtout si tout le monde si met au lieu de s’invectiver !…
    Bonne chance… »

  3. Pauvres étudiants qui vont devoir se payer un abonnement à la TCAR… Où étiez-vous quand l’INSA a quitté Mont-Saint-Aignan pour Saint-Etienne du Rouvray ? Où êtes-vous depuis bientôt dix ans que la gauche non-socialiste rouennaise demande la gratuité des transports en commun ?
    J’entend parler de « réseau artistique » comme explication du refus de quitter le centre-ville. Oulàlà, faire 15mn de bus par jour risque d’exploser ce réseau… hmm, c’est pas comme si certains pour faire vivre le « réseau culturel » prenait le train tous les matins pour Paris ! De qui se moque-t-on…

    « Oui mais certains d’entre nous ont un travaille en centre-ville »
    Merde alors ! Combien d’étudiants sur les 25000 que compte l’Université de Rouen ont un job en centre-ville ? Et comment font-ils ?
    Je crois que les étudiants des Beaux Arts ne saisissent pas la chance qu’ils ont. Je suis d’accord pour dire que c’est compliqué d’être étudiant et d’avoir un job « loin » de chez soi, c’est déjà assez compliqué d’avoir un job tout en étudiant. Du coup, c’est chiant de prendre les transports en commun et c’est injuste de les payer aussi cher. Tout ça on est d’accord, pourtant, tout ça, c’est ce que vis la grande majorité des étudiants rouennais ! Alors je dis pas que c’est cool que les étudiants des beaux arts aient les mêmes contraintes que les autres étudiants, non bien sûr ! Je préférerais que les 25000 étudiants rouennais étudient en centre ville, que les transports en commun soient gratuits ou dispensables. Mais ce n’est pas le cas, et désolé que certains ne vous prient pas quand vous n’avez jamais sourcillé entre les différentes réformes de l’Université, l’augmentation des tarifs de la TCAR, etc etc etc. Il est temps de vous bouger maintenant que vous allez vivre nos contraintes, mais c’est un peu facile et agaçant.
    D’autant plus que la critique du lieu de relocalisation est à peine voilé ! La Grand’ Mare, quoi la Grand’ Mare ? Un lieu où vous n’avez pour certains sans doute jamais mis les pieds!!! Moi je trouve une bonne idée que l’Ecole des Beaux Arts de Rouen professionnalise dans d’autres domaines que l’ébénisterie de luxe et se rapproche d’un public précaire, populaire et déclassé à cause de mentalités comme les votres, et qui a pourtant beaucoup de choses à exprimer et que l’on entend ni ne voit pas beaucoup dans les galeries de l’école des Beaux Arts !!!

    Alors contre les prix du transports en commun, vous apprendrez comme tous le monde les diverses façon de frauder, vous apprendrez peut-être à vous organiser pour faire du co-voiturage. Pour le boulot en centre-ville, vous ferez comme tous les étudiants salariés qui ne sont pas en centre-ville. Et pour le pause Walsheim du midi, avec l’ouverture d’esprit qui est la leur, vos profs changeront leurs habitudes.

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