Christophe Chomant était candidat de la droite aux législatives de 2012, sur la circonscription de Saint-Etienne du Rouvray. L’UMP Bruno Devaux le trouvait « atypique et enthousiasmant« . C’était du temps où ils faisaient tous le deux parti du groupe « Rouen ensemble« , qui se targuait de ratisser large. Seulement, depuis, la Gauche moderne dont Christophe Chomant a rejoint l’UDI. La politique est ainsi faite que Christophe Chmoant explique sur son blog : « Suite à ma décision de ne pas intégrer l’UDI, parti de centre droit, je me trouve exclu de La Gauche Moderne, parce que les statuts prévoient la double appartenance automatique. »
Et Christophe Chomant explique pour l’occasion : « pour me positionner de façon claire vis-à-vis des électeurs rouennais, à l’heure où le groupe de réflexion « Rouen-Ensemble » va possiblement se transformer en un « comité de pilotage » pour les prochaines élections municipales, je prends la décision de quitter ce groupe. Ennemi du sectarisme, je suis favorable à un dialogue de part et d’autre de l’échiquier politique. Mais, pour autant, je n’envisage pas de figurer sur une liste de droite aux prochaines élections municipales. » Difficile à suivre pour un ancien candidat de l’UMP aux législatives.
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« Difficile à suivre » ? Petite explication de texte. Je fus, aux élections législatives, candidat de La Gauche Moderne, parti de centre gauche (enfin, avant qu’elle n’entre à l’UDI). Pour qui a lu mes affiches et professions de foi, j’ai été investi par l’union des centristes (Gauche Moderne, Nouveau Centre, Radicaux). Par ailleurs, le bloc de la gauche traditionnelle (70%) et le FN (18%) ne concédant pour le centre et la droite démocratique qu’une fenêtre de 12% de votants, l’UMP a préféré soutenir le candidat du centre plutôt que d’envoyer au casse-pipe un candidat UMP. Il fallait en effet 12,5% des inscrits (soit environ 20% des votants) pour franchir le 2nd tour, objectif mathématiquement impossible sur cette 3ème circonscription. Pour l’UMP : plutôt donc soutenir le candidat du centre, voire du centre gauche, que d’envoyer un candidat maison.
L’UMP a soutenu ma candidature, certes, mais tout comme l’a soutenue également par exemple le Mouvement des Libéraux de Gauche. Dit-on que je suis le « candidat du Mouvement des Libéraux de Gauche » ? Je ne crois pas.
Est-ce à dire que j’étais un « candidat de l’UMP » ? Nenni, Monsieur Bailly
Quoiqu’il en soit, ce soutien conjoncturel de l’UMP – singulier, j’en conviens – n’empêche pas que je défende depuis toujours des idées sociales-démocrates, alliant valeurs de gauche et approche responsable de l’économie, concernant notamment l’entreprise, l’emploi et les finances publiques. Cf Tony Blair, Michel Rocard, François Bayrou, Manuel Valls…
La dernière campagne électorale m’a également appris que la notion de « centre dépassant les clivages » n’existe que dans l’esprit de ses militants, mais pas pour l’électeur, qui au 2nd tour vote « soit à gauche soit à droite », de façon binaire. Si le militant politique est condamné à choisir, ce sera donc pour moi « à gauche ».
Récapitulation : de centre gauche, investi par l’ensemble des centristes, soutenu par l’UMP car circonscription ingagnable. Est-ce toujours aussi « difficile à suivre »…?
Mélanchon soutint F. Hollande au second tour des présidentielles. Est-ce à dire que F. Hollande fut un « candidat communiste » ?
Bien à tous.
Christophe Chomant,
Social-Démocratie
http://christophe.chomant.lgm.over-blog.com