Temps fort du Festival Now Future, Charlotte Gainsbourg était hier pour « sa première fois à Rouen » sur la scène du 106.
En première partie, Lescop, jeune premier fringuant de la pop made in France, revisitait à sa façon les années 80. Dandy décalé à la Daho des débuts, l’ex-chanteur d’Asyl nous livrait ici l’armature d’un album annoncé et prometteur.
Charlotte, haut perchée sur les talons de ses bottines coupées, arrivait ensuite, de blanc vêtue. Classe, très classe. Comment aurait -il pu en être autrement ? Devant son décor plexi-néon du plus bel effet, assise sur un tabouret haut, elle prit possession des lieux et du public-acquis d’avance. On peut pardonner pas mal de choses à Charlotte. On l’aime a priori et pas seulement par filiation. On pourra néanmoins se poser de légitimes questions sur la pertinence du choix de son nouveau groupe d’appoint, « Connan Mockasin », dont les élans bruitistes relativement approximatifs brouillent sensiblement la donne. Un lourd sentiment d’ennui plombant affleure régulièrement et s’il n’y avait la Belle à qui on pardonne tout, on pourrait bâiller plusieurs fois devant ce set atone et morne heureusement traversé par les fulgurances de vieux titres composés par le père ou la reprise d »Ashes to Ashes » de Bowie…
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