Au salon du livre, Krakoen

Les salons se suivent et ne se ressemblent pas. Après l’agriculture, à Paris, c’est traditionnellement Salon du livre. Cette année, du 16 au 19 mars. L’occasion d’ouvrir la plus grande librairie de France, et, pour une poignée d’éditeurs régionaux de monter à Paris voir un peu ce qui s’y passe. C’est le cas de Max Obione qui quitte Bihorel une semaine pour une table et une chaise sur le stand où il présente les livres des éditions Krakoen. On l’a rencontré, et il nous a raconté pourquoi il y allait, et ce que ça lui apportait. Il en a aussi profité pour nous montrer les livres qu’il présentera et rappeler que Krakoen n’est pas une maison comme les autres.

Kraoken est une association de vingt auteurs qui s’éditent. Pas de l’édition à compte d’auteur, pas non plus de l’édition au sens le plus traditionnel du terme. Mais une coopérative, « comme les coopératives viticoles », explique Max Obione, à l’origine du concept. Une coopérative dans laquelle il convient d’être coopté, et où les places sont chères : les statuts empêche de dépasser 20 membres. Certains décèdent, d’autres partent se faire éditer ailleurs. Et, parfois, une ou deux place se libèrent, où de nouveaux sont acceptés.

Une coopérative c’est l’assurance de ne pas se retrouver seul. Chaque auteur bénéficie de la relecture d’autres auteurs. Une relecture attentive, comme dans toute bonne maison d’édition, d’où suivent des discussions sur l’histoire, les personnages, la narration, le style au besoin. Krakoen est une coopérative où chacun avance les fonds nécessaires à l’impression de son livre. Mais aussi une coopérative, où l’on met les savoir-faire en commun, et où l’on mutualise la commercialisation et le marketing. et un réseau de libraires partenaires. Et Internet, où Kraoken est très présents, dans ces réseaux d’amateurs de polars, les pages Facebook, les forums spécialisés.

Alors oui, les tirages de Kraoken sont modestes, et ne dépassent pas les 4 ou 500 exemplaires pour un nouveau roman, mais les retirages sont nombreux quand le public est au rendez-vous, et facilités par l’impression numérique. Et, maintenant, le livre électronique permet d’assurer la disponibilité partout, tout le temps.

Mais au final, la production de Krakoen ce sont des livres comme les autres, et souvent même mieux que certains autres, disent ceux qui défendent la maison.

Petit éditeur, Krakoen, au Salon du Livre de Paris bénéficie de l’hébergement du stand monté par la Région Haute-Normandie. Là, il est à égalité, ou presque, avec l’ensemble des autres éditeurs français. Il s’y rend maintenant depuis près de 10 ans.

« Le Salon est un moment privilégié pour nous : le samedi soir, nous faisons l’assemblée générale de Krakoen. Il y a en général une douzaine d’auteurs, explique Max Obione. Pour le reste, on rencontre un peu de libraires, de bibliothécaires. On voit ce qui se fait ailleurs, le frottement des productions. Toute la famille du livre est réunie : les imprimeurs, les diffuseurs, les diffuseurs numériques. Et puis, on engrange de l’image : ce qu’on fait est forcément bien, puis qu’on est quand même au salon du livre de Paris ! »

Et comme c’est un événement important, Max Obione s’est fendu d’une vidéo de présentation de ce qu’il apportera dans ses valises pour montrer ce que savent faire les auteurs Krakoen aux Parisiens.

Lire ailleurs : une interview de Jeanne Desaubry, pilier de Kakoen

Le site web des éditions KrakoenSur Facebook

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