Attentat à l’arme chimique à Rouen

operation-secours17Que se passerait-il si des terroristes tentaient un attentat à l’arme chimique à Rouen ? Pas sûr que la ville ait besoin de ça, mais c’est le scénario imaginé pour un exercice grandeur nature le 24 avril 2013 sur le port de Rouen. Un exercice qui avait un double objectif : tester l’efficacité et la rapidité des services de secours, certes, mais aussi faire passer à une cinquantaine de médecins leur « capacité de médecine catastrophe ». Un diplôme pur médecins urgentistes afin de les préparer à intervenir sur les lieux de sinistres ou de catastrophes naturelles, technologiques ou de société, conflits armés ou accidents, entraînant des victimes et dégâts en nombre, pour participer à l’organisation des secours et aux soins médico-chirurgicaux « de masse ».

Du coup, les moyens mis en oeuvres étaient considérables. Le scénario prévoyait que les terroristes tentaient de s’enfuir sur un bateau où des coups de feux étaient échangés avec les forces de l’ordres. Là, des blessés par balles devaient être pris en charge. Un des terroristes avait tout de même le temps d’actionner une des bombes, des victimes étaient donc contaminées par les prodits chimiques, et il convenait de les prendre en charge comme telles, avec une unité de décontamination, en utilisant les combinaisons adéquates.

La deuxième partie de l’exercice consistait en la gestion des blessés dans un poste médical avancé installé dans le hangar 23. Une centaine de blessés qui arrivent d’un coup, ou presque, cela demande un peu d’organisation et de sang-froid.

Pour le Professeur Carli, de l’université Descartes à Paris, qui chapeautait l’exercice, il s’agissait d’apprendre à avoir les bons réflexes. Le Préfet, venu sur les lieux, insistait sur le travail transversal, de Paris à Rouen, le long de l’axe Seine et la nécessaire préparation à la meilleure coordination possible entre les services de secours.

A la fin de l’exercice, on dénombrait une quinzaine de morts… pour de faux, et une quarantaine d’urgences « absolues », ces blessés qu’il convient de traiter en priorité.

Les photos sont de Guillaume Painchault

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