Ainsi donc, Grand-Rouen aura passé une semaine à Malaunay. Une semaine à la rencontre des habitants, des commerçants, des enseignants, des travailleurs. On était parti en faisant la liste des a priori couramment répandus. On est arrivé un lundi, sous la pluie. Commerces fermés, ciel gris, rues désertes. On a rendu compte.
Dès le premier jour, dans le bureau où la mairie nous accueillait, une employée municipale entrait, son téléphone à la main : « je ne reconnais pas la ville. Vos photos ne sont pas belles. » Et de nous montrer son Malaunay à elle. On a marché le long du Cailly, arpenté le parc municipal, visité l’école de musique, croisé les jeunes Malaunaysiens…
Petit à petit, la ville s’est ouverte à nous. On a vu le chemin qui reste à parcourir, les risques économiques, les entrepreneurs actifs.
Alors oui, l’architecture de briques héritée du passé pèse comme un poids parfois sous la pluie, mais la vie n’est pas pire qu’ailleurs. Oui, on est loin du centre de l’agglo, parfois, en bus ou en voiture. Mais seulement à 10 minutes en train. Rien d’insurmontable.
On a découvert Malaunay et celles et ceux qui ne voudraient vivre nulle part ailleurs. On a deviné une ville en construction. On reviendra.
Si on n’avait pas été là, Grand-Rouen vous aurait raconté, plus longuement qu’on l’a fait, dans la semaine MonRouen.biz, le déboires de Petroplus, la visite d’un ministre des anciens combattants, la Foire Saint-Romain qui s’installe, l’anniversaire de L’Armitière, le contournement Est. On vous a raconté Mado, le Ch’ti Normand, Emma, Guillaume Coutey, Legrand, La Pocharde, le Garde-Manger… Et vous avez été largement plus de 2000, parfois près de 3000 à nous suivre chaque jour sur les routes de Malaunay. Voilà qui valait le détour.
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