Ah! qu’il m’est doux, le soir (pour endormir ma peine),
D’aller par le vieux clos désert à Saint-Maclou…
Novembre est sur le port. C’est entre chien et loup,
Quand les enfant vont "clapoter" à la fontaine.
L’ombre descend, tel un manteau de sombre laine,
Dans les replis de Martainville où tout est flou…
Sur le pavé gluant, le soir est un voyou
Qui rôde au long des murs avec des mots de haine…
Voici la place et l’atelier du bon Flamand,
(Il rêve à ses amours de beau peintre en fumant)…
Voici le bouquiniste et voici l’antiquaire.
Flèche, portail, pinacle en dentelle de pierre,
Saint-Maclou, sur le seuil du vieux quartier normand,
Se dresse dans la nuit : tel un grand reliquaire.
Francis Yard (1876-1947)
Je donnerai ici régulièrement des textes sur Rouen. Dans l’hypothèse d’en publier une anthologie, j’avais commencé, il y a une bonne dizaine d’année, à mettre de côté ceux sur lesquels je tombais… Si vous en connaissez, n’hésitez pas à me les faire parvenir (sb[at]sebastien-bailly.com) : je les mettrai petit à petit en ligne sur Le Rouennais.
A propos de Francis Yard : http://www.grand-rouen.com/histoire/la-liberte-est-comme-un-goeland/917/